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No Kidding [trailer] par Kim Hye Ri ♥

Nous manquons de Too Bad et de femmes ~
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 Quand le hasard prend des allures de destin

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Baek In Soon
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Dim 10 Juil - 0:47

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

891 mots

maison du propriétaire


Il fait une chaleur à ne pas pouvoir poser un pied au sol sans cramer. 40 degré à l’ombre, je n’ai pas vérifié, mais j’en suis certaine. Je viens à peine de sortir de ma salle de bain que je veux y retourner. Je soupire, me pose sur le canapé quelques minutes. Je suis vêtue d’un maillot et d’une robe légère avec un voile blanc qui adoucie le rouge orangé du vêtement. Il s’arrête d’ailleurs au milieu de la cuisse. Je n’ai pas encore enfilé mes talons compensés, laissant mes pieds nus prendre un peu l’air avant d’être emprisonné entre les lanières. Je les regarde d’ailleurs, laissant perler sur le tissu fin quelques gouttes en provenance de ma tignasse brune que j’ai attaché façon négligée d’une simple pince assortie à ma tenue. Si j’avais voulu leur en mettre plein la vue, j’aurais agrémenté le tout par un chapeau large de la couleur de la robe, mais je sais que je ne supporterais pas avec cette chaleur et que de toute façon je risque de le perdre ou de le voir s’envoler, chose que dont je n’ai pas vraiment envie.

Toujours est-il que je n’ai plus de temps à perdre en vue de l’heure qu’affiche mon téléphone. Je finis par maquiller à peine mes lèvres d’un léger rouge rosé, un simple trait sur le rebord des yeux et me contente d’hydrater ma peau et je suis parée. Je n’ai pas oubliée de mettre un peu de parfum, sur mes vêtements comme sur moi. On m’a prévenu qu’il y avait une piscine, pour autant je ne suis pas certaine que l’on aura l’occasion de s’y baigner. Il s’agit d’une réunion d’anciens élèves de danse, un petit comité d’après ce que j’ai compris, qui tient cette association de laquelle je fais partie plus ou moins puisque je donne quelques cours grâce à leurs locaux. Néanmoins, je ne suis pas un membre à permanente. Je vois déjà les anciens de l’école afficher leur  supériorité parce qu’ils auront réussis là où d’autres, comme moi, ont échoués. Peu importe.

Je prends mes clés, un petit sac léger qui s’accroche d’ailleurs à mes bracelets colorés et le pose sur le siège passager. J’ai préféré la sureté avant tout ce soir. Je ne vais pas risquer de rentrer tard il est déjà cinq heure, le couvre-feu a beau avoir été repoussé, je suis certaine que le meurtrier d’Anyang ne se privera pas d’une victime supplémentaire si elle lui est offerte sur un plateau d’argent. Je frissonne à cette idée, tapote le volant. La circulation est dégagée, exceptée au niveau des passages pour se rendre au festival, pas étonnant. Il suffit d’attendre que le feu soit vert pour passer. Une fois le numéro trouvé, je gare la voiture, tire le frein à main, récupère mon sac et me présente devant le portail. C’est un petit jardin d’entrée qui m’attend derrière. La soirée a déjà l’air barbante, j’aurais dû y trainer Dae Ho. J’ai loupé l’occasion. Merde ! Bon, tant pis. J’entre et ne suis pas déçue par le décor plus que grandiose. Je ne crois pas que ce soit loué. Je suis accueillie par le propriétaire, évidemment, qui me présente et représente les invités de ce soir pour ceux qui sont présents dans la pièce principal. D’autres sont dans la cuisine, d’autres encore sur la terrasse sans doute, je vois la fumée s’échapper de leurs lèvres et les ombres se projeter pour s’effacer ans la lumière tamisée de l’intérieur. Je parle quelques secondes, me saisit d’un verre d’alcool que l’on m’offre et fais la potiche quelques minutes avant d’en avoir assez d’écouter des danseurs se vanter de la qualité de leur travail… la modestie se perd si rapidement dans le domaine que le talent en est gâché. Quels caractères, finalement, je suis bien heureuse de ne pas être comme eux.

La chaleur et l’embarras de ne pas être dans mon élément me poussent à aller profiter du bord de la piscine ou quelqu’un squatte déjà. Plus je m’approche, prudemment, parfois m’arrêtant, plus je me dis reconnaître cette silhouette. Je m’empare de quelques petits fours placé sur des cures dents et n’hésite pas à en piquer davantage pour ne pas avoir à revenir. Quand mes talons, cette fois plus discrets qu’au cinéma, finissent par fouler le bord carrelé de la piscine, je commence à sourire. Je ne serais pas seule ce soir, en quel cas j’aurais sans doute filée à l’anglaise puisque personne ne dépend de moi. « Bonsoir ? » Il ne s’est toujours pas retourné, et mon sang ne fait qu’un tour. Mon cœur bats la chamade quelques secondes, le temps de calmer cette frayeur de ne pas savoir si oui ou non je suis allée m’adresser à un inconnu qui en vaut la peine, ou si sa solitude est justifiée. Il ne faut pas croire. Parfois, si les gens sont seuls, c’est que quelque part ils n’ont pas trouvé d’âme pour les supporter… car bien trop en marge d’une majorité de personnes. Je suis placée juste entre les deux… du moins, c’est ce que j’estime. Ne pas faire partie de la majorité, mais ne pas être en accord avec tous les marginaux non plus. Enfin, toujours est-il que je me baisse finalement pour tendre un petit bâtonnet à l’invité dont l’aura me fait désormais frissonner… Park William ?
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Dim 10 Juil - 1:52

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Baek In Soon

1284mots

maison du propriétaire


Je ne sais pas trop ce qui m'a pris. D'accepter. J'etais passé chez ma tante pour la saluer, mes parents se trouvant sur place au même moment  je suis donc resté un peu plus longtemps. Je n'ai pas de frère ni de soeur alors ma cousine a toujours rempli cette fonction. Nous passions pas mal de temps ensemble plus jeune. Elle est plus agée mais elle ne me laissait jamais de coté. Mes été en corée je les passais avec elle. Maintenant elle est maman et je suis très fier d'etre grand cousin pour lui même si il est encore trop petit pour comprendre ça. MinHun, c'est son nom, m'appelle Tonton Willy et cela me va. C'est en contact avec cette partie de ma vie que je comprends que le temps a passé, que tous ou presque on cherché a avancer et que quoi qu'il en soit leur envie ont evoluée. Moi qu'ai-je fait de ces bientôt cinq ans d'emencipation ? Rien. Je vis en collocation grace en partie a la bourse de mon camarade. Je suis barman dans u  café. J'ai fait mes etudes en parallele de la danse que j'envisageais deja avec un regard professionnel, chose idiote et bornèe quand on y reflechit. Mon accident m'a flingué toutes mes chances. Pourtant  je n'ai pas baissé les bras et me.voila aujourd'hui. Si je pouvais rire bruyament je le ferai sans honte devant celui qui me clamerait avec assurance " quand on veut, on peut." Nous ne sommes pas maitre a cent pour cent de notre destiné, l'ambition a ses limites, sociales, psychiques,, physiques et tout ces autres mots en -iques. Si ce n'etait pas le cas je peux parier qu'ils y auraient bien plus de chef d'état a pourvoir a la tête de pays que de pays même !
le monde n'est pas que fait de flemmards mediocres qui se contentent du minimum. Loin de la. Mais je n'ai jamais ressenti l'envie d'expliquer tout cela car, je n'ai jamais eu l'espoir de croire que les gens sont prêt a ecouter. J'aime bien la maison de ma tante, en peripherie d'Anyang, a chaque sejour je me sens different regonfler a bloc par tous ces souvenirs agreables et par le calme qui regne dans ce coin de la ville. Je me levé plutot tardivement quand ma mère me demanda de la rejoindre dans le sejour. Elle avait une lettre avec elle reçu a leur adresse du centre ville. Une invitation envoyé trois jours plus tot pour une reception donnée ce soir même dans le quartier le plus cossue de notre bourgade. Le nom du prof m'en dit plus. Je l'avais eu pendant mes premieres années, a vrai dire il me servait juste d'educateur de colo presque quand je revenais au pays pour les vacances et quand je devais regulariser mon visa. La danse n'etait pas au meme niveau ici et dans les institution occidentale mais je sais qu'il a formé des grands noms du monde de la danse moderne-jazz et contemporaine. De mes huit a treize ans j'ai arpenté les couloir de l'institue Kim Bum tous les étés. Je suis très etonné qu'il ait pensé a moi et je me tate  vraiment a m'y rendre.
je vide mon verre de jus frai le coupon entre les doigts le regard qui oscille entre ma mere et lui. Je finis par acquiescer lui rendant son si joli sourire. Ca me fait plaisir de la voir, elle reste bien plus souvent en Corée maintenant que j'ai arreté la danse. Elle doit savoir que j'ai besoin d'elle dans se nouveau depart. Un demarage tardif apres plusieurs erreurs deparcours et mauvais choix successifs.
je suis un 3eme.echelon, ce qui ne signifie rien sur un cv. J'ai seulement.ma validation du secondaire. Je n'irai pas bien loin. Commencer la fac peut-etre ? Les etudes ne m'ont jamais vraiment tenté. J'embrasse le front de ma mère et regagne l'etage où je loge pour le weekend, farfouillant dans les tiroirs histoire de degoter quelque chose dr blanc pour coller au dresscode.
la soirée debute a dix-neuf heure, j'ai le temps de m'appreter. Je n'ai pas.de voiture mais ma mère, si ravie de me voir sortir pour faire autre chose que bosser ou aller voir Suhan, s'est proposé pour faire le taxi. Je n'ai pas refusé.

La douche, rasé, peigné je passe une creme grasse sur mon corps entier pour proteger ma peau du soleil, heritage venu de ma mère a la peau couleur café. Face au miroir j'etire le bas de ma paupière, laisse sortir ma langue qui ne me serre qu'a manger et boire, gouter en somme et plus a parler. J'enchaine quelques grimaces qui me detentent et me font me trouver con puis une fois fait je termine de m'habiller, aussi legerement que possible bien que venir torse nu est prohibé. Dommage mais heureusement pour nos yeux a tous.
je ne suis pas de ces hommes qui aiment s'exhiber et qui apprecient, voir ne revent que d'apercevoir un bout de sein ou un "joli sourire" d'une demoiselle avançant dos a eux. Je prefere la manière plus a l'ancienne,  imaginer, en voir le moins possible pour garder la surprise, ne pas se dire que l'autre n'est qu'un corps fait pour être tripotè puis possédé. Aucune fille ne me croiraient. Meme moi je doute parfois que ce genre d'idée viennent de moi. La danse sans doute m'a appris la valeur d'un corps et ô combien il est important de le respecter. Ressentir l'etre avant la chaire.

L'heure arrive, je boucle ma ceinture et laisse ma mère demarrer. Elle a les doigts qui pianotent sur le volant, elle le fait toujours quand quelque chose la tracasse et ce soir j'en connais la cause. Moi. Elle me force a m'ouvrir mais quand la chose se concretise elle aimerait faire machine arriere. Je la soupçonne meme d'avoir feint la legere panne d'avant notre depart. Je l'aime ma mere, elle est si attachante. Garée elle se tourne vers moi et en anglais - comme toujours- me fait promettre de ne pas trop deconner avec l'alcool et de lui envoyer un message quand j'en aurais trop marre. Je signe puis finis par acquisser. Un bisou et un signe de la main plus tard me voila seul face au portail de la demeure.

Peu de monde, trop de sourire distribué faute de mieux je.me suis naturellement eloigné de la foule, ne prettant pas attention a ceux qui me lancent de drole de.regards. sans doute pensent-ils que je suis mal elevé. Tant pis.
Je me dechausse et viens m'asseoir au bord de la piscine eclairé, les mollets denudés grace au bermuda blanc que je porte je peux profiter de la  fraicheur de l'eau. Bras tendus vers l'arriere, le nez levé vers.le ciel, les doigts emmelés dans l'herbe coupe court de la pelousse je prends une grande respiration que je relache dans un soupir bruyant rt liberateur pour mes poumons. Mon dos commence deja a denouer les noeuds qui le meurtrissaient. Je me sens mieux seul.
des pas mon sourcil droit se hausse, un parfum et voila que les poils de ma nuque se herissent. Je tourne la tête après lentente decette voix si peu assurée vers la fin. Je souris, rien qu'un peu en signant pour la saluer. Une main au doigts joints que je colle a mes levres pour la porter ensuite a mon oreille droite. Cest comme ca que je signe son prenom. Loreille pour la musique et pour sa demarche que je reconnaitrai entre mille.
elle hesite je me remue alors legerement pour la laisser prendre place. Je note quelle aussi a respecter le code de la soirée je lui souris encore, les mains jointes entre mesgenoux. .
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Dim 10 Juil - 2:44

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

1009 mots

maison du propriétaire


Il y a beau avoir peu de monde, je me sens étouffer. Les verres d’alcool, les discussions, les regards. Je n’y prête d’ordinaire pas attention, mais voilà, je suis invitée. Parce que j’étais danseuse. C’est généreux de la part du directeur de n’avoir pas tenue compte de qui a obtenu son diplôme ou non, mais ça l’aurait été encore plus qu’il me le donne étant donné qu’il était dans le jury pour donner ma note final. Il avait su les grandes lignes de l’histoire et avait voulu me donner cette leçon de vie : ne pas laisser ma vie personnelle empiéter sur mon travail. J’avais dix-huit ans. Ce souvenir est aussi amer que ma présence en ces lieux. Pourtant, est-ce que je lui en veux ? Non, puisqu’il n’est pas là pour étaler son professionnalisme et ses réussites. Il est même l’un des rares à offrir ce luxe d’avoir des connaissances dans le milieu à ceux qui normalement n’auraient pas dû en avoir la chance. Moi comprise.

Bien sûr, cette générosité ne m’est malheureusement d’aucune utilité et je me méfie de ce que je peux bien devoir aux autres. Je préfère m’éloigner de tout ce beau monde, allé tremper mes pieds dans la piscine discrète aux abords de la maison. Si personne ne fait le premier pas, elle ne sera pas utilisée et bien que, je m’en serais passée, même avec une chaleur pareil, je ne vais pas me gêner pour les autres, moi, parce que je n’en ai strictement rien à faire. Nous sommes tous lié par ce vieux bonhomme et il a précisé dans son invitation qu’il y avait une piscine, ce n’est pas pour rien.

Arrivée à hauteur de l’inconnu que j’ai cru reconnaitre, je laisse entendre un bonsoir. Sa tête tournée au bout d’un certain temps, je constate qu’il s’agit bien de William et immédiatement je me radoucis. Je suis soulagée de voir un visage familier, le sien en particulier. J’avais vu juste. Je m’assois comme il m’y invite et lui offre de quoi grignoter. « Je suis contente de te voir » C’est la première chose que je dis et pour moi c’est bien plus frappant qu’un « comment vas-tu ? » Je retire mes chaussures de ma main à présent libre, les dépose un peu plus loin, trempant mes pieds dans un soupir. « Ce que ça fait du bien ! Tu as été invité ? » L’air de rien, je me demande à présent si son job de serveur n’est pas pour financer des études, en quel cas… j’ai peur d’apprendre son âge. Je vais finir par me dire que toutes les personnes qui m’entourent sont destinée à donner raison à Jung Wan… lui, je lui filerais bien un coup où je pense pour m’avoir mis cette stupide idée dans la tête. Je grignote une petite tomate sur le cure dent, observe au passage la tenue qu’il a choisi. Du blanc, essentiellement, sur sa peau plus que bronzée, un peu trop sans doute, mais ça n’est pas pour me déplaire. J’aime cette différence marquée entre lui et moi. J’aime aussi qu’il s’en serve de contraste entre son teint et son choix de tenue. Je me souviens alors du dresscode. Il y a quelques personnes qui ne l’ont pas respecté, ce qui donne un parfait mélanges de rebelles et d’aventuriers. On peut dire ça comme ça, lui et moi faisons partis des gens qui aiment relever les défis. Et peut-être est-il danseur ou destiné à le devenir. « Je ne savais pas que tu faisais de la danse » Je souris malgré tout, contente d’avoir un point commun avec lui. Je crois que notre dernière rencontre remonte à quelques semaines en arrière. Je viens souvent au café où il travaille, certes, mais il travaille justement, ce n’est pas un moment détente. Je me contente généralement de le saluer, lui, les employés, le patron et de m’y mettre moi aussi. Quant au reste, nous avons juste gardé contact par téléphone. Je ne me suis jamais autant servi de mon téléphone pour écrire qu’avec William, ce qui est normal, et je ne m’en plains pas. Généralement, passer du temps au téléphone c’est pour moi du temps sur candy crush, ou à discuter affaire. Le clavier, je ne sais pas l’utiliser, et mes ongles me gênent à chaque fois. Depuis que je l’ai dans mon répertoire… et bien, mes ongles sont plus courts sans l’être trop, pour commencer, et j’ai cette fâcheuse tendance à guetter dans l’attente d’un message.

Je remarque autre chose, c’est que William a également eu cette même idée d’aller inaugurer la piscine et qu’il a été le seul à le faire. Triste, mais satisfaisant pour moi. Il ne se mêle pas avec n’importe qui et j’en suis plus que flattée. Mes mains en arrière après avoir déposé le cure dent sur le côté, le mâche et avale rapidement le bout de melon qui était le dernier à y passer. Je passe ma langue discrètement sur mes lèvres dans l’unique but de récupérer le jus qui s’en est extirpé et avale le tout avant de regarder autour de nous. La nuit commence à peine à tomber et je me sens déjà bien mieux qu’à l’arrivée. Moi qui comptais ne faire qu’un passage éclair histoire de faire acte de présence, j’ai trouvé une raison largement suffisante pour ne pas rentrer vider un pot de glace devant esprit criminel. Je suis assez curieuse, mais je ne veux pas le harceler de questions, nous avons tout notre temps si j’ai bien compris, et je compte bien en profiter. Je trempe mes doigts dans l’eau, l’observe de temps en temps en mouvant mes pieds d’avant en arrière, laissant le clapotis de l’eau qui frappe contre la paroi avoir ce pouvoir apaisant au même titre que la méditation. Malheureusement, je n’atteindrais pas l’éveil aujourd’hui, bien trop excité d’avoir croisée le beau serveur. Pour une surprise, s’en est une belle ! J’ai terriblement envie de me jeter à l’eau dans les deux sens du terme, la tout de suite.
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Lun 18 Juil - 22:48

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Baek In Soon

855mots

maison du propriétaire


Je tends la main vers la petite assiette qu'elle me présente une fois assise prés de moi. Ses mollets dans l'eau tout comme les miens elle dépose nos victuailles entre nous, après que je me sois décalé légèrement. Je repousse du dos de la main ma casquette, j'ai hésité à l'emmené mais finalement un Willy sans ça c'est un peu un Willy auquel il manquerait une grosse partie. Je passe mes doigts sur la visière de l'accessoire, le nez baissé vers ce dernier, l'un de mes pieds en mouvement dans l'eau éclairée par le font. Elle n'est pas chauffée mais en même temps ce serait inutile avec les températures caniculaires de ces derniers jours. Les femmes ont d'ailleurs un avantage indéniable sur nous durant ces chaudes périodes. Elles ont plus de choix pour se vêtir, passer de la robe à la jupe puis troquer l'ensemble pour un short plutôt court. Moi j'ai opté pour un bermuda qui aère certes mes jambes mais qui n'est rien de plus au final qu'un pantalon raccourci.
Le vêtement qu'elle porte attire mon attention, son corps ainsi joliment mis en valeur, ces motifs sur sa robe, la légèreté du tissu qui flotte au moindre brin de vent un peu joueur, le tout rend sa silhouette si harmonieuse, délicate, féminine en tout point. Mon sourire en coin s'agrandit alors que je reprends conscience, tâtonnant machinalement mes cuisses à la recherche de mon téléphone.

Je note que toi tu n'es pas très friande des dîners mondains.


Le stylet frapper un peu durement contre l'écran je laisse voir le contenu du message à ma charmante partenaire de trempette qui lâche un discret rire face à mon petit pic. Je jette un oeil derrière nous, vers la grand baie vitrée qui nous éclair le dos. Le menton appuyé sur mon épaule, j'observe les gens, en majeur partie vêtus de blancs qui vont et viennent, passent de groupes en groupes la coupe ou la flûte de champagne en main. Les femmes sont bien apprêtées, peut être trop à mon goût pour le type de lieu que c'est. Ayant été danseur professionnel pendant une courte période, je peux quand même affirmé que cette réception n'a rien d'un gala, encore moins d'un dîner mondain comme j'ai pu le dire pour charrier InSoon. Certains ici aiment se donner des airs sans doute car s'avouer peu important reste insoutenable pour la plupart. Est-ce mon cas ? Je hausse les épaules à cette observation pseudo philosophique et secoue seulement ma main quand elle me demande si j'ai fait de la danse. Pour ma part je considère que tout ça est derrière moi, si elle n'est pas curieuse je ne m'attarderai pas sur les détails.

InSoon la danseuse. Wink


Je lui donne un petit coup d'épaule alors qu'elle dévie légèrement la tête de l'autre coté en remuant ses petits pieds. Des pieds de danseuse, je le vois maintenant. J'aime bien embarrassé le monde que ce soit par mon handicap assumé ou de cette façon, pour obtenir seulement ces sourires si caractéristique de la gêne. Ils sont spontanés, à croquer.
Sa position est plus détendue, les bras en arrières je finis par adopter la sienne, à venir même m'étendre les bras croisés derrière la tête. Je fixe le ciel encore nappé d'un orange qui filera bientôt après que le soleil se soit définitivement couché. Je souris, ressortant une jambe de l'eau je la garde repliée, goûter sur le latte de bois qui entour le bassin, les paupières alourdies. Le vent qui caresse mes joues me chatouille également les narines, il me fait frissonner et voleter les quelques mèches rebelles que je n'ai pas eu le cœur de rabattre sur l'arrière de mon crâne. Le col fin et ouvert de mon haut en lin laisse également s'infiltrer cette brise un peu trop joueuse à mon goût qui m'empêche de m'assoupir réellement.
Il n'y a pas que cet espiègle souffle de mère nature, il y a également cette respiration délicate sur ma gauche qui vient donner la mesure à mon cœur de danseur.
Le stylet coincé entre les dents, je le fais rouler sur ses dernières à l'aide de ma langue, appréciant seulement l'instant sans me poser de question.
Mon esprit divague et revient inlassablement à notre première rencontre, à cet instant où j'ai choisi de me mêler de ce qui ne me regarder pas pour venir apporter un peu de soutien à une jeune fille que je jugeais importuné. Est-ce que j'ai forcé le destin où ai-je seulement suivit la route qu'il nous avait écrit à tout les deux ? J'aime cette relation très singulière qui commence doucement à nous unir, des rencontres fortuites, des découvertes de liens plus anciens que prévu. Ce prof je l'ai eu pendant cinq ans, j'ai très certainement croisé la jeune InSoon sans jamais le réaliser.
A quoi pouvait-elle bien ressembler ? Pourquoi n'a-t-elle pas continuer? Avait-elle un niveau académique ou faisait-elle seulement ça pour le plaisir ? Je me surprends à être curieux, attentif et quémandeur d'informations, je la découvre seulement et je dois bien dire que cette perspective m'enchante et m’électrise quelque peu, après tout qui ne serait pas ravi de passer son été à faire la connaissance d'une si charmante et intrigante personne.


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Baek In Soon
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Mar 19 Juil - 1:19

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

1050 mots

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Nous ne connaissons rien l’un de l’autre au final, mais je ne suis pas mécontente d’être ici en sa compagnie et de l’avoir lui à mon côté. Non en plus je peux profiter sans me faire taper sur les doigts d’un peu de tranquillité, mais c’est qui plus est avec quelqu’un que j’apprécie assez pour me sentir à l’aise et ne pas devoir sourire et grincer des dents toute la soirée. J’avais pour projet de m’en aller si jamais ça tournait au cauchemar, c’est-à-dire un ennui mortel, mais tout va pour le mieux au final et je n’ai plus la moindre envie de me carapater ailleurs. Il fait chaud, il y a un petit air qui passe et William souligne que je n’aime pas ce genre de soirée. Je m’empresse de répondre par un léger sourire, avant de trouver les mots pour exprimer ce que je pense sans faire offense à quiconque, sait-on jamais qu’une oreille traîne et interprète un peu trop mal ce que j’aime ou ne n’aime pas. Bien que je sois assez grande pour me défendre et m’expliquer moi-même si ce genre de problème survient. « Disons simplement que je préfère être enfermée dans une bulle totalement différente. Il n’y a que des professionnels ou en devenir, ce qui ne m’enchante pas. Qu'en est-il de toi ? » la politesse du directeur m’aura valu quelques embarras ce soir, mais je ne lui en veux pas. Contrairement à ses collègues voir ses élèves, lui a toujours su garder les pieds sur terre.

Je mords ma lèvre en lui retournant presque la question, est-il oui ou non un danseur ? Pour toute réponse il répond que je suis danseuse avec apparemment un smiley approbateur. Je ris, me mords la lèvre et replace une mèche derrière mon oreille histoire qu’elle ne me gêne pas pour parler. Je pite également de quoi grignoter avant de me mettre à mon tour à l’aise. Les clapotis de l’eau pourraient me faire penser à une soirée de plage, chose qui aurait été fort appréciable, mais beaucoup moins si j’avais été seule. Je n’aurais pas osé inviter William en tête à tête, ce qui est pourtant en train de se produire, par la force des choses. Une fois parce que c’est auprès de lui que j’ai trouvé de l’aide, une seconde parce que le hasard m’a guidé et la troisième, ce soir, parce que je voulais m’enfuir. C’est comme si nous étions destinés à marcher sur des chemins parallèles qui se rapprochent peu à peu… selon moi, sans jamais se toucher. Je ne veux simplement pas penser à cette hypothèse que lui et moi pourrions être ensemble. Et cela n’a rien à voir avec Jung Wan et ses pensées idiote sur mes fréquentations visiblement trop jeunes, qu’est-ce qu’il en sait ? Mais plutôt parce que j’aime prendre ce temps de liberté total, me sentir désirée sans être importunée pour autant.

William me pousse légèrement, je ris, avant de m’allonger à mon tour, je regarde dans sa direction. À bien y réfléchir il est musclé, je me demande si c’est dû à la danse ou non. Je me surprends à le lorgner un peu trop. Il a des formes gracieuses sans pour autant être féminines, bien au contraire, tout se devine sans être beaucoup trop présent. De la courbe de ses jambes longues à la forme de ses muscles que je ne peux deviner uniquement par les parties non couvertes ou celles dont le vêtement est proche du corps. Ses épaules notamment, puis cette pomme d’Adam et cette mâchoire… inutile de préciser que si j’avais été artiste, j’aurais payé pour avoir un tel modèle à dessiner. Il aurait été une muse. Quand à ce que j’en pense en tant que danseuse, c’est qu’avoir un partenaire tel que lui aurait été magique, si tenté qu’il soit également doué dans ce domaine. Car outre ses charmes physiques évidents dont je ne ferais à présent plus l’éloge pour l’avoir bien trop fait en une seule soirée, il faut encore qu’il soit satisfaisant sur les autres domaines. Et j’entends par là qu’il ne soit pas maladroit, qu’il ait une certaine rigueur et patience. Malheureusement pour moi, je sais très bien qu’il en est capable… je secoue la tête, me redresse doucement. « Tu es un étudiant prometteur ou un professionnel en recherche d’emploi ? » Le domaine étant assez privé, dans les deux cas je pouvais comprendre qu’il soit un simple employé de café. Les prix des écoles sont onéreux, j’en sais quelque chose. Je n’ai pas pu m’empêcher d’être aussi curieuse à son sujet, en espérant ne pas le froisser.

En posant cette question, c’est comme si j’autorisais William à connaitre ce passé trouble qui m’entrainait jusqu’à il y a peu, toujours un peu plus dans ses ténèbres. Je ne peux pas dire en être sortie d’affaire, certaines personnes étant liées à ce passer me le rappelle constamment, mais j’arrive à les en délier peu à peu et à me détacher moi-même de cette histoire. D’une certaine façon, je fais assez confiance à cet homme pour lui confier mon échec sans attendre aucune réaction. Bien entendu, j’espère qu’elle ne sera pas trop sévère à mon égard et que cela ne changera pas notre relation à peine entamée. Mais je ne peux pas en demander tant aux autres, particulièrement à la gente masculine qui me fait défaut depuis aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. Merci Dae Ho, ce petit frère insolant qui a su changer la donne malgré son caractère peu réconfortant. Il reste l’unique vestige de mon passé qui règne en maître sur l’idée que je me fais des hommes. Parfois aussi farouches, parfois plus sages, en tous les cas il y a du bon comme du mauvais en chacun et c’est à moi et seulement moi que revient ce privilège de me choisir un roi. Ce dernier devra en conséquence faire de moi une reine comblée qui ne sera pas la godiche de service, mais bel et bien son égale. Quelle étrange pensée… Un roi, une reine, une mise en scène… une musique… j’en rêve et tout ça m’est venu comment déjà ? Par le simple fait qu’accorder ma confiance au barman est une preuve qu’il y a un début de quelque chose… Dieu que c’est troublant, finalement…
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Mer 3 Aoû - 17:28

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Baek In Soon

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maison du propriétaire


Je rouvre les yeux, détaille ce ciel aux milles étoiles de cette soirée, un début d'été bien en place qui laissera bientôt chanter les traditionnels orages de nuit. La Corée me plaît pour son climat, ce n'est pas celui de la France que j'ai embrassé plusieurs années, il ne se rapproche pas non plus du temps qu'il fait dans l'Est américain en cette saison, non ici les choses se vivent différemment, de façon plus intense. Les pluies deviennent des moussons, le soleil frappe tellement que les gouttes de sueur se forment à vue d’œil le long de toutes les tempes moites que nous croisons. En sandale et bermuda, une fois sur la plage j'ai l'impression de partir à la découverte d'îles méconnues, où de lourdes forêts tropicales nous attendent. Vierges de toutes explorations.
Ce n'est pas ma saison préféré, mais quitte à la vivre je préfère le faire ici. J'ai la peau adéquat pour supporter de telles températures et endurer un aussi haut taux d'humidité.
Je tends doucement une main loin devant moi et écarte mes doigts mats aux interstices un peu plus clairs car moins exposé aux rayons du soleil. Le ciel étoilé s'étend alors sous ma paume, je ferme quelques fois mon poing comme pour en capturer une partie. Mon téléphone sur le ventre j'en viens à me poser la question après qu'elle l'ait fait. Qu'est-ce que je suis entrain de faire, ici en Corée ? J'ai quitté le monde de la danse et de façon définitive, je me suis mis en colocation avec mon ami d'enfance, le seul vrai ami que j'ai d'ailleurs et puis quoi ? Nous partageons notre voiture, le loyer et parfois même la même brosse à dents quand ce benné égare la sienne dans l'appartement. J'ai vingt-et-un ans et j'ai l'impression de stagner, de ne rien faire, de m'être enfermer dans cette étape pourtant dite de transition...Je m'éternise là où beaucoup ne font qu'une brève escale. Je suis pathétique et si je pouvais rouvrir un peu les yeux sur ma condition peut-être que le stresse s'emparerait de moi.

Je me rassure en me disant qu'avoir un p'tit job qui me fait gagner le smic à mon âge, ce n'est pas non plus minable, loin de là. En une demi-seconde me voilà rassuré. Je suis doué pour ça, j'applique la méthode "à la cool" de SuHan, et pour le moment elle fonctionne pas mal mais je préfère ne pas en abuser pour ne pas risquer de lui faire perdre cette pseudo et mystique efficacité.
Je ne sais pas si j'ai envie de lui parler de mes exploits passer, de lui dépeindre ce qu'avait pu être mon existence avant que mon accident survenu dix ans plutôt ne vienne tout refoutre en l'air. Non clairement non, car elle fera comme tout le monde et je ne pourrai lui en tenir rigueur, elle compara le passé et le présent et trouvera que ce dernier n'a rien de très glorieux.
Au final après avoir retourner dix fois la question je ne sais toujours pas comment y répondre. Je me contente de lever mes grands yeux vers les siens, de chercher à happer son regard et une fois volé, le maintenir captif de mon attention. Elle me sourit et je fais de même jusqu'à esquisser une petite grimace pas trop mauvaise et de hausser les épaules voilà ma réponse, elle devra s'en contenter. En abaissant mes paupières après ce bref moment je réentends encore et encore sa voix, cette intonation, sa façon d'appuyer sur chaque moi et le tressautement presque imperceptible en fin de phrase. Je crois que pour elle aussi l'arrêt de la danse n'a pas été un choix.
Ma peau sèche doucement, le léger vent qui nous vient de la gauche nous permet de ne pas se sentir étouffer dans ce ci petit espace, entre la bâtisse d'architecte et le haut muret qui nous garde à l'abris des voyeurs envieux. La musique nous parvient encore, elle est de tout temps étouffé derrière les lourdes portes vitrées mais il arrive, à de rares moments que des brides plus importantes et pas toujours des plus agréables arrivent jusqu'à nos oreilles. Des paroles, des pas, des rires, des gloussements même. J'en viens à hausser les sourcils, paupières toujours closes, j'imiterai bien ce rire niais si j'étais capable d'émettre le moindre son, à la place je me contente de grimacer comme j'imagine que cette dinde à fait pour pousser pareil couinement, toutes dents dehors et rictus apparents. Je souris, puis m'esclaffe en silence sans pour autant rouvrir mes yeux, je me fais rire seul c'est vraiment pas cool et un peu triste même.

Une présence sur ma gauche, je suis tellement plus sensible à ça que je tique dés l'instant que ces pieds nus d'étrangers foulent l'herbe fraîche qui borde la piscine. Je ne me suis pas trompé, ce n'est pas seulement un petit curieux, non c'est un téméraire comme nous et peut-être même plus profiteur en vue des mouvements que je perçois dans l'air et du son que fait un tas de vêtements regroupés au sol. Je finis par relever l'un de mes rideaux de cils et tendre le cou vers l'étendue d'eau éclairée qui vient d'accueillir dans un plongeon bruyant et humide, ne manquant pas bien sûr de nous en faire profiter. Je soupire en me redressant assis, tournant immédiatement la tête vers ma seule camarade résistante à cette soirée qui pue la prétention. Une fille est là, au milieu de l'eau, ses longs cheveux noirs retombent contre sa poitrine si bien moulée dans ce bikini moult fois trop petit pour elle. Son visage, je pourrai en faire une diserte, en plus avec les lumières venues du font du bassin, je vous raconte même pas la tête de noisette que ça lui fait. J'incline la tête tout en continuant de la dévisager sans me rendre compte que ce n'est pas bien poli, je me demande juste comment peut-on avoir des yeux aussi énorme... Sérieusement le culte de la chirurgie me dépasse ici. Elle se pavane un moment, je l'ai bien vu adresser un petit coup d’œil plutôt discret je dois bien avouer à InSoon, si je me fais aussi petit qu'une fourmi peut-être assisterai-je à un vrai duel de filles. Parait qu'elles sont tout le temps en rivalité.

De nouveau assis, jambes en tailleur prés de ma nouvelle amie, je détourne mon attention de la piscine pour lui offrir à elle, j'espère qu'elle ne s'est pas méprise sur ma façon de looker l'autre sirène de botox, je suis seulement très expressif quand je ne me contrôle pas. Silencieux, comme je l'ai toujours été et embarrassé comme je le suis rarement, je viens passer mes doigts sur les lattes de bois, le téléphone abandonné entre mes jambes je tape dessus avant de le pousser jusqu'à elle les lèvres pincées.

Tu veux qu'on s'en aille ?




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Baek In Soon
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Ven 5 Aoû - 19:18

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

1050 mots

maison du propriétaire


Je n’obtins aucune réponse. Je me laisse juste tentée par la légère brise qui vient chatouiller quelques mèches échappées de mon chignon, les envoyant caresser mon visage parfois un peu trop prêt de mes yeux. Ils se mettent d’ailleurs à papillonner tandis que le regard de William se plonge dans le mien. Pour toute réponse, j’obtiens une sorte de grimace qui me fait sourire. Je suppose que son expérience a été pour lui aussi mauvaise et je ne poserais plus cette fameuse question. Nous profitons et je m’endormirais presque si une ombre ne s’était pas interposée pour briser le silence et nous asperger au passage. Pourquoi prêt de nous ? Pour attirer l’attention, sans doute. Et ce n’était certainement pas la mienne étant donné les fringues déposées négligemment et le plongeon. Si elle croyait que j’allais pousser un hurlement parce qu’elle a ruiné le brushing que je n’ai pas… elle se met le doigt dans l’œil. Je jette un coup d’œil à William qui a l’air tout aussi surpris et je ne sais pas si c’est en bien ou en mal… j’ai l’impression qu’il la mate un peu trop. Pas que ça me dérange. En fait, si. Mais pas par intérêt relationnel, c’est plus parce qu’il est mon seul soutien ce soir et que je n’ai pas envie de tenir la chandelle à miss botox et lui. Je ne sais même pas comment je pourrais surnommer William… à vrai dire, il a énormément de charme, c’est indéniable, c’est juste que je ne saurais pas comment l’appeler. Je mords ma lèvre en me redressant, le voyant faire. Pour toute réponse à mes interrogations, j’ai droit à un « tu veux qu’on s’en aille ? » ce qui me fait immédiatement sourire comme une idiote. J’essaye de le masquer en souriant un peu moins, redressant ma tête pour évincer une mèche devant mon œil. « Avec plaisir. Une minute de plus et je t’aurais proposé de sauter à l’eau pour rejoindre la bouée vivante » inutile de dire qu’elle n’en avait pas besoin vu ses flotteurs et les autres parties un peu trop exubérantes de son anatomie, sans doute pas naturelle du tout. Je me redresse doucement, attend le barman en remettant mes chaussures puis le pousse doucement de l’épaule une fois partis.

J’ai lancé un dernier regard en nouant ma chaussure, sourie poliment et… vainqueur de ce tournoi sans titre, j’ai tourné les talons. « Elle avait l’air tellement déçue… » Je suis peut-être un peu méchante, mais elle l’a été tout autant en me trempant des pieds à la tête, fait exprès sans doute, car lui n’a qu’une épaule et un bout du torse de trempé, aucunement la tête. Soit, j’ai pu apercevoir une musculature que je devinais déjà parfaite… c’est dorénavant confirmé. Je déglutis, me mords la lèvre pour effacer la gêne et par la même occasion mes pensées. « Tu préfères que l’on rentre à l’intérieur ou que l’on rentre tout court ? » Ni vu, ni connus… qui pourrait nous en vouloir de repartir ensemble ? J’avais bien envie de leur faire faux bond, mais ça n’était pas seulement ma décision, William devait me donner une réponse. J’essayais au mieux de ne pas mettre de l’eau partout. Quelques idiots ont été téméraires à me dire « alors on a piqué une tête ? » ce à quoi j’ai répondu sous leurs rires coincés « Je ne sais pas comment vous faites pour y résister, la chaleur à l’intérieur est insoutenable » avec un regard insistant sur leurs dessous de bras où parfois des auréoles se formaient suffisamment grandes pour être visibles de tous étant donné la couleur blanche de mise ce soir. J’étais satisfaite d’avoir cloué le bec de ces imbéciles, et plus encore de n’avoir été que de passage, sans me soucier d’une autre réponse, je n’ai que faire de leur conversation, je n’ai aucunement envie d’y participer.

J’avais ramené le plat en cuisine et m’était épousseté les mains. « Une bonne chose de faite » Sans doute devrions nous manger ailleurs si nous quittions la fête maintenant, mais ça n’était pas un problème, après tout… nous l’avions déjà fait lors d’une rencontre hasardeuse. Mes yeux cherchent ceux de William pour essayer de deviner la réponse à mes questions. Allons-nous nous évader ou juste trouver un autre coin de paradis ici même ?
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Sam 6 Aoû - 19:57

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Baek In Soon

962mots

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Son visage s'illumine à la lecture de mes mots, je souris alors d'avantage jusqu'à devoir tendre l'oreille pour bien comprendre ce qu'elle me répond. Ah, j'ai été pris sur le fait ? Je passe une main derrière ma tête, remuant avec énergie ma tignasse indomptable. Je savais que les filles interprétaient toutes assez mal le comportement que nous membres de la gente masculine pouvons avoir par moment. Je l'ai regardé oui mais plus par curiosité qu'autre chose. A Séoul elles sont toutes comme ça, gonflées de partout, taillées au niveau du visage, aucune courbe n'est vrai, aucun recoin n'est épargné par la folie de ces sculpteurs sous chairs. Je me relève et viens attacher le fermoir réglable de ma casquette au passant de ceinture de mon bas en lin. J'ai été mouillé mais nettement plus épargné que ma camarade, je le constate lorsqu'elle me fait face, légèrement plus grande que tout à l'heure sur ses sandales d'été. Je détaille ses cheveux, la pince qui les remonte pour dégager sa nuque à présent rafraîchie. On se dirige vers l'intérieur de la villa, mes tennis en main je reste pied nu, l'habitude des parquets, de l'étroitesse et de l'inconfort de mes chaussons de danse m'ont créer une couche protectrice qui m'empêcher aujourd'hui de me blesser. On nous assaille presque, les remarques fuseraient, tout comme les sourires et les regards en coin. Je jette un œil à mon haut, le décolle du bout des doigts de mon torse imprégné là à cause de la petite trempette que je n'ai pas faite. Une pique lancée face à nous, InSoon réplique, comme un missile sa réponse vrille l'air et vient, au passage, amuser mes oreilles. Lèvres pincées sourcils haussés et visage détourné je fais mine de n'y être pour rien, je fais semblant de n'avoir rien entendu. Je me retiens de rire moi qui de toute manière ne perturberais pas l'assemblée faute de pouvoir ajouter un son désaccordé à leur jolie harmonie de façade.
Je ne peux pas défendre verbalement, je ne peux pas intervenir et prendre les choses en main, en somme je ne serai pas capable de défendre ma copine si nous étions importuné en pleine rue. J'ai toujours pensé  à ça, à ce problème qui en est clairement un peu importe les propositions que l'ont me soumettra pour parer à cela. Au cinéma j'ai mis en application l'une d'elle et cela avait plutôt bien marcher, mais je ne pourrai pas toujours faire des pirouettes dans le genre pour éviter l'évidence; la voix fait beaucoup, c'est un vrai pouvoir de persuasion. Je plonge discrètement la main dans ma poche gauche de bermuda pour me rassurer, appuyer du bout des doigts sur le petit sifflet offert par ma maman. Voilà le dernier recourt que j'ai en cas de situation hautement dangereuse, ou même mon aplomb ne pourra m'être d'aucun secours. Est-ce que j'appréhende le jour où je devrai m'en servir ? Autre fois oui, jusqu'à ce que SuHan me surnomme Rose. Après avoir fait mes poches, pour mettre en machine nos vêtements sales, il me questionna sur ce petit objet, et s’exclama bêtement "j'espère n'être pas ton Jack" . A partir de ce jour là j'ai pris la chose différemment, et je me dis que ce sifflet était là peut-être pour me rassurer, un lien avec ma mère qui ne cessera jamais de dire n'avoir jamais croisé un enfant aussi bruyant.

J'ai juste le temps de relever la tête que voilà InSoon, elle était en cuisine, je lui souris comme toute réponse, par automatisme, par mimétisme peut-être, car celui qui anime son visage est des plus charmant. Un reflet offert par un miroir disposé juste derrière elle me permet de juger qu'elle apparence je promène, quelle dégaine j'offre à la vue de tous, moi le Sujet de l'Opéra de Paris. Mes doigts mates triturent l'épais bracelet aux lanières de cuir qui cercle mon poignet entier, je tire un peu sur le fermoir, resserrant le tout, marquant ma peau de rouge. Quelle décision prendre ? J'esquisse un sourire en coin et viens ouvrir la porte donnant sur l'extérieur, autant passer par la cuisine pour s’éclipser sans se faire remarquer. Je souris, ma respiration est un peu agité parce que nous allons agir comme des gosses, parce que nous allons disparaître sans jamais avoir intéresser qui que ce soit ici. Mon ancien professeur ne nous en tiendra pas rigueur, il n'est même pas certain qu'il ait su un seul instant que Park William eut fait le déplacement pour venir assister à son cocktail dînatoire tout pourri. Je referme avec précaution la porte et m'élance chaussures en main sur la petite allée de pierre légèrement en pente et rejoins ma camarade qui s'est déjà faufilée hors des murs du domaine. L'air est frai, bien moins étouffant à l'extérieur de ces murs de pierres. Je la regarde, elle me sourit, je fais de même, ajustant mes vêtements et prenant le temps de bien nouer mes lacets avant de me décider à partir, d'un pas plutôt rapide même si avec ses chaussures la chose peut devenir plus dangereuse que prévu. Portable en main je viens me saisir de son poignet, premier vrai contact je crois, j'en suis presque sûr mais je pense pouvoir me le permettre, nous sommes presque devenu ami il faut bien le dire.
Je la fais marcher légèrement après moi, nous empruntons des chemins sinueux, peu habitués à laisser passer des pas d'Hommes. Un fin court d'eau accompagne notre promenade, mes doigts n'ont pas quittés son poignet fin, frai doux. Je n'ai pas touché une fille de cette façon depuis mon retour en Corée...Autant dire une éternité.
InSoon me suis sans rien me demander, il serait difficile de lui expliquer où je la mène sans signer elle qui ne comprend pas cette langue que je parle sans ouvrir la bouche.




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Baek In Soon
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Sam 6 Aoû - 23:28

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

1043 mots

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Quand il a proposé que nous partions, j’étais plus que ravie, quitter l’endroit tout court était une option qui me paraissait plus sure, mais elle permettait moins d’amusement, après tout, qui me garantissait qu’hors de ces murs nous aurions la même complicité ? Seuls contre toute une assemblée, nous avons plus de force contrairement à dehors… enfin, je n’y pensais pas sur le moment, m’amusant de le voir gêné par ma petite remarque. Je ne sais pas s’il la regardait avec envie ou avec dégoût, toujours est-il qu’il m’a choisi et qu’il y a une raison à cela. J’espère juste que ce n’est pas la facilité déconcertante avec laquelle il aurait eu cette fille dans son lit qui l’a décidé à porter son attention sur moi. Non, je suis mauvaise, sans doute un peu méfiante de la gente masculine. Je ne devrais pas. William ne s’est pas montré une seule fois grossier et à aucun moment il n’a démontré un tel intérêt. Entre nous, ça n’est pas ce genre de relation et j’apprécie justement pouvoir passer des moments hasardeux comme celui-là avec lui sans me poser toutes ces questions. Arrive toujours l’instant où c’est inévitable, la preuve étant qu’instinctivement ça me traverse l’esprit, mais je fais en sorte que ce soit bref.

Je remarque, une fois à l’intérieur qu’il n’a pas enfilé ses chaussures, bizarre, mais ce n’est pas tellement inhabituel pour moi. Je souris, sans doute quelque chose que les danseurs ont à vouloir adhérer à la matière et se sentir le plus confortablement possible hors de la scène. J’esquisse un sourire qui s’agrandit à mesure que les vipères dégainent leur poison. Inutile de dire que je réplique facilement, j’ai l’antidote depuis le temps. Je ne m’attendais pas à passer pour une traînée cela dit. J’ai beau être trempée, les couleurs sous le voile blanc de ma robe ne laissent rien transparaitre. Je suppose qu’il s’agit de cette réputation qui me colle à la peau… ma dépression m’aura été utile pour faire l’impasse sur les ragots, ça c’est une bonne chose. Ça ne risque pas de me mettre de mauvaise humeur, et puis pour rien au monde je ne laisserais cette occasion passer de pouvoir connaître un peu plus le barman.

En revenant de la cuisine, je lui souris et il en fait de même. S’il est d’ordinaire calme et presque inexpressif en apparence, il sait à sa façon montrer de ses couleurs et de sa chaleur. Nul doute que c’est l’une des qualités les plus appréciables chez lui : sa façon de s’exprimer qu’il a du mal à accepter et que j’affectionne déjà. En seulement quelques rencontres par-ci, par-là, si le dialogue n’a pas manqué c’est qu’il s’est fait autrement et ça a été bien plus reposant et instructif que n’importe quelle soirée. Nous empruntons la porte de derrière. Visiblement, nous nous échappons et j’aime particulièrement cette idée de laisser en plan ces sombres idiots. Je sais très bien ce à quoi ils penseront. Je ne compte sur personne pour me défendre. Les absents ont toujours torts après tout, et même présente j’étais déjà condamnée à être cette fille facile dans leur tête. Je m’en fiche, je n’ai que faire de ceux qui croient me connaître et préfère se faire une idée sans jamais rien demander au ou à la concernée. Ils n’en valent pas la peine. Et je suis plus que satisfaite de ma soirée, pour ma part, ne serait-ce que par mon partenaire d’infortune bien plus mature que ces prétentieux pour pas grand-chose.

Une fois dehors, il enfile ses chaussures et nous passons dehors, j’ai pris les devants, mais me suis arrêtée en route en ne sachant que faire. J’allais lui demander ce qu’il voulait faire, mais il s’est saisit de mon poignet pour me guider. Je mords ma lèvre, me laisse faire, un peu stupéfaite par la situation. Le plus souvent, c’est moi qui dirige, ça change. Enfin, je dis ça, mais ça dépend des situations et avec qui. Je n’ai pas l’habitude, ce n’est pas une mauvaise chose, c’est simplement surprenant. Je ne cacherais pas avoir légèrement peur de cette confiance que je lui accorde et de la nuit porteuse de souvenirs assez flippants. Si je me suis remise, je n’en reste pas moins sur mes gardes. Partagée entre l’appréhension et l’envie d’en savoir plus, je manque de trébucher, me rattrapant de justesse à l’épaule de William, en susurrant un « pardon, je ferais peut-être mieux d’enlever mes chaussures en fin de compte » tout en m’éloignant à mesure que je termine mes mots. Le décor change peu à peu, ça reste tout de même assez naturel, proche de la forêt sans doute. Des souvenirs qui me font d’ailleurs frissonner. J’y ai passé des bons moments, mais je la vois d’une autre façon maintenant… qui plus est lorsqu’elle n’est pas surveillée. Pitié qu’il ne m’y mène pas, ce serait le moyen le plus efficace pour me mettre mal à l’aise. Je ferais au mieux pour ne pas avoir l’air d’une faible femme, chose que je n’ai jamais voulu être et ne serais d’ailleurs jamais, mais ça en aura tout l’air. Et ça, jamais ! Par chance, ce n’est pas le chemin que l’on prend, il est plus sinueux, bien moins accessible. Ce n’est pas tracé exprès pour un passage, au contraire et c’est ce qui me rend curieuse. J’aimerais demander si c’est encore loin, mais garde le silence pour mieux me repérer lorsque nous sortirons de là. C’est aussi de sorte à ne pas me perdre si jamais je dois lui faire faux bon. Je ne suis pas du genre à faire des conclusions hâtives, je sais juste que plus on fait confiance, plus on oublie d’être objectif. C’est triste de faire le lien avec l’ombre d’Anyang la plus menaçante, mais il faut dire ce qui est : si William devait lui être lié, j’en serais plus que surprise. Pire, je ne le croirais pas une seconde… et c’est ce qui pourrait m’être fatal. C’est pour cette raison que j’essaie de ne pas perdre de vue ma peur, sans pour autant la laisser me dominer. William, notre balade aura tout intérêt à être à la hauteur, c’est qu’il faut de quoi me faire oublier mes craintes !
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Dim 7 Aoû - 15:51

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Baek In Soon

720mots

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Le ciel est déjà noir, les étoiles nous aident à ne pas nous perdre, elles éclairent notre route, mettent en lumière la distance que notre chemin nous fait prendre avec le contre-bas, de plus en plus grande. InSoon se détache de moi, je continue ma progression avant de m'arrêter, une main contre le tronc d'un arbre, autant ne pas regarder en bas pour ne pas regretter cette moitié de parcourt déjà effectuée. Je retire ma casquette de sur le passant pour venir couvrir ma tête, ajustant la visière pour ne pas qu'elle gêne ma vue. Mes cheveux courts aplatis dessous, retrouvent un peu d'ordre. J'attends InSoon, elle s'est mise à son aise, je lui fais signe de me suivre, cette fois sans la guider en la touchant. Je suis un garçon athlétique et agile mais ce soir je ne force pas trop histoire de ne pas la devancer de trop, histoire de ne pas me rétamer aussi juste sous son nez. Le sol se transforme petit à petit en un amas de pierre compactes, un muret sur notre gauche à grandit, sorti du sol pour venir bientôt former la façade d'une ancienne bâtisse. Elle ne doit pas savoir où je la mène, le chemin escarpé ne doit plus vraiment la rassurer ni mon mutisme naturel. Alors que plus qu'un pied ne tient sur ce fin passage je me tourne dos au vide pour venir me hisser par la force seule de mes bras sur le petit toit de tuile qui recouvre à présent le muret. Debout, je rejoins en faisant attention où je pose mes pieds, InSoon qui ne m'avait pas suivit jusqu'au bout, elle a préféré être méfiante. Je m'accroupis et viens tendre mes deux mains jusqu'à elle, lui faisant un signe de tête pour qu'elle m'offre ses bras. Nous sommes bientôt arrivé. Elle le fait enfin, prends appuie contre le mur avec un pied pour donner un peu plus d'impulsion et ainsi me faciliter la tâche. Je la soulève, aussi légère qu'une feuille je n'en avais pas douté. Je me recule et la laisse enfin, laissant retomber mes main le long de mon corps. Nous sommes sur le toit d'une vieille maison d'un style traditionnelle construit dans la roche même. Elle n'a plus d'autres accès depuis un moment la falaise ayant largement été réduite au file des années par les rochers qui se détachent.
La casquette créer une ombre sur mon visage déjà naturellement si sombre. Je lui souris, seul sens qu'elle peut percevoir, mon regard restant voilé. Seuls, si haut, le panorama est à couper le souffle, le silence légèrement oppressant. La nature s'est tue en captant nos pas, nous avons fait tant de bruits en écrasant branches, feuilles et faisant rouler ces pierres et cailloux instables, dés qu'elle aura oublier notre présence un autre spectacle s'offrira à nous. Mains dans les poches je me détourne d'elle et avance, faisant craquer et glisser les tuiles en terre rouge sous mes chaussures salis de poussière et de terre. Arrivée presque au bord je viens m'asseoir, jambes dans le vide, le nez levé vers l'horizon. J'ai menti. Cette maison a bien une entrée, plus loin mais très difficilement accessible, par les bois sauvages, entre les hauts arbres aux troncs serrés, derrières une hordes de bosquets aux ronces tranchantes; la maison offre un accès.
Jambes écartées, bras relâchés négligemment entre, je baisse très lentement la tête, les yeux fermés, j'attends le dernier moment, prends mon temps, c'est à chaque fois plus difficile encore.
La fenêtre de la pièce située juste sous ce tronçon de toit qui m'accueille ce soir a été le témoin, l'actrice, la coupable peut-être de mon accident. Je m'y étais bien caché, je souris encore à cette pensée, on n'attrapait jamais facilement Park William l'oiseau. Pourquoi l'avoir emmené là ? Pourquoi m'être placé au même endroit ? Pourquoi ne pouvoir décrocher mes yeux de ce sol qui m'a accueillit huit mètre plus bas onze ans en arrière.
Je reviens souvent ici, mais toujours seul. Mes vêtements blancs seront salis peut-être irrécupérable mais ce n'est pas grave, je n'y pense même pas. J'enfonce d'avantage la casquette sur ma tête, arrondissant un peu plus la courbe de la visière avec le plat de mes mains tannées, renfermé sur moi-même je garde les yeux fermés, le visage fouetté par l'air pur de cette nuit de pleine lune.






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Dim 7 Aoû - 17:23

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

1197 mots

maison du propriétaire


Plus nous marchions, plus je m’éloignais. Il n’a pas retenu mon poignet quand j’ai pris mes distances, mais il n’a rien fait non plus pour m’abandonner, se retournant de temps en temps pour vérifier que j’étais bien là à le suivre. J’ai rapidement levé ce qui était encombrant, salissant mes chaussures, sans me soucier de l’état dans lequel elles seraient quand nous rentrerions. Je ne considère cela comme un crime que lorsque la paire m’a couté cher, ce qui n’est clairement pas le cas malgré la qualité de ces talons. Voilà pourquoi j’apprécie plus le compensé et il apporte un équilibre tel que le talon aiguille ne peut rivaliser. Ce n’est pas scientifiquement prouvé et cela doit dépendre des personnes. Pour moi, c’est la chaussure la plus adaptée pour rester féminine sans pour autant avoir l’air d’une godiche, particulièrement lorsqu’on emprunte des chemins qui ne sont pas fait pour.

Peu importe, je n’ai pas froid aux yeux dans tous les cas, mais je dois avouer ne pas me sentir en confiance. Je suis tiraillée entre ma raison et mon cœur. C’est triste à dire. Pour l’instant, j’ai envie d’y croire. Le décor change peu à peu, plus menaçant, pourtant je ne vois rien d’anormal, c’est juste celui d’une forêt qui n’est pas entretenu ou assez pour ne pas dénaturer sa définition. Je mords ma lèvre en le voyant faire. Le muret est haut, il s’appuie sur ses bras pour parvenir à y monter et s’accroupi une fois en haut pour me faciliter l’accès. Jusque-là, je ne crains rien. Peut-être qu’il a un rituel, que ce n’est pas le bon endroit. Toujours est-il qu’après l’avoir rejoint, je le laisse me hisser tout en l’aidant pour ne pas être un poids mort et il me lâche aussitôt, liberté accordée sans trop d’effort. Son silence. C’est la première fois qu’il me fait peur. Mais à présent ce n’est plus le cas. Assis au bord de la maison aux briques rouges, il repositionne encore sa casquette, semble regarder en bas. J’ai l’impression de ne plus exister. Ce lieu et particulier. Au lieu de l’observer lui, je pose mes yeux sur les tuiles, les parcours pour le rejoindre sans m’approcher trop du bord. Je jette à peine un œil, remarque que l’accès plus loin est parsemé de ronces. Au-dessus, la nuit et les étoiles sans le voile de lumière pour les cacher. Seul les troncs et les feuillages plus épais font obstacle, ce qui n’empêche absolument pas la vue d’être à couper le souffle. Je repose mes yeux sur lui, cherche à savoir comment il connait cet endroit. Je n’en avais jamais entendu parler. Je crois qu’il y a une signification particulière, ses yeux sont fermés. Sous sa casquette je ne distingue presque rien, bientôt je devrais me munir de la lampe de mon téléphone pour y parvenir… zut, si j’avais su ! Une prochaine fois peut-être, si l’occasion se présente.

En attendant, toujours aux aguets, je m’approche un peu plus. Il est difficile de ne pas faire de bruit sur de la tuile, pour ne pas dire impossible. Si quelqu’un vient, nous le sauront, c’est le seul point rassurant. William l’est un peu plus aussi, mais il semble se renfermer dans une bulle qui ne m’inclut pas. Je déteste faire ça, mais je n’ai pas trop le choix. Quelle que soit l’attachement qu’il a à ce lieu, il ne m’y a pas mené pour rien et j’aimerai bien savoir pourquoi.

« C’est un peu inquiétant aux premiers abords, mais ça reste magique. En tout cas, bien plus intéressant que la réunion du directeur » Assise en indienne, le dos droit, je me penche légèrement pour essayer de capter son attention, sans succès. Je regarde autour de nous, me tais à mon tour avant de reprendre, comme un besoin « Comment est-ce que tu connais cet endroit ? Je n’en ai jamais entendu parler » Ce n’est pas réellement la question qui me brule les lèvres, mais je préfère éviter les indiscrétions, plus encore, je parle déjà beaucoup et perturbe sa méditation… je e crois pas que ça en soit, mais c’est tout comme, ma voix dénote avec le reste et je n’apprécie pas d’être celle qui brise le silence pour perturber le courant des choses. Une fois encore, je n’ai pas le choix, je suis la seule à pouvoir exprimer des mots, s’il veut que je me taise, il n’a qu’à me faire signe, j’utiliserais mon téléphone pour communiquer. Je prends facilement la mouche, surtout quand je m’aperçois être une gêne pour moi-même ou pour les autres. Il ne faut juste pas qu’il prenne pour ça, il n’est pas responsable de mes actes après tout.

Je replace quelques mèches trempées, essaye de les coiffer, tant pis pour le maquillage, il était de toute façon léger et je n’ai pas de miroir pour savoir à quoi je ressemble, j’espère juste que ce n’est pas à un panda. Et puis de toute façon, qu’est-ce que j’en ai à faire ? Je n’essaie pas de lui plaire que je sache… je mords ma joue, le regard perdu droit devant, la tête inclinée. Mes yeux se posent sur un arbre, une silhouette se profile sensiblement, c’est une chouette qui hulule et qui nous fixent sans doute parce que j’en fais de même. Je cligne plusieurs fois, me remet droite et offre un micro sourire à mère nature. Il y a un peu de vent, je commence à avoir froid, plus parce que je suis trempée qu’autre chose, ça me passera vite. Ça me fait penser au cinéma en plein air. Je dois bien avoir un film ou deux sur mon téléphone, je le lui aurais bien proposé si ça n’avait pas l’air d’un rencard. Bien qu’il m’y ait emmené et que j’ai accepté. Enfin, je ne devrais pas tant me poser de questions. Peu à peu, je replis mes jambes pour poser ma tête sur mes genoux de sorte à pouvoir le surveiller si jamais il cherche à me faire passer un message.

Pour l’instant, la seule chose que je fais c’est fermer les mieux à moitié tout en mordant ma lèvre. Je m’apprête à confier un élément qui ne devrait pas le regarder et qui ne l’intéressera surement pas, mais j’éprouve le besoin de le lui dire malgré tout. « Je n’aurais jamais cru me sentir en sécurité dans un endroit comme celui-là. » Je tends ma main tout en poursuivant, mes yeux ouverts cette fois-ci « Tu y es sans doute pour quelque chose, même si au départ je me demandais si je n’allais pas finir étranglée dans un buisson. Sans doute la casquette qui te rend un peu plus menaçant » Je souris, en la touchant à peine de mon index sur la visière, un toc toc à peine audible qui me fait légèrement rire. Je ne le connais pas comme je le voudrais, pour autant, mes doutes se sont rapidement dissipés. La seule boule qui reste coincée au creux de mon ventre persiste pour une raison que j’ignore… ou que je veux ignorer, qui sait ? Park William, je suis curieuse de savoir qui tu es et ce que tu m’as fait.
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Dim 7 Aoû - 18:17

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Baek In Soon

902mots

maison du propriétaire


La douleur je ne l'ai pas ressenti tout de suite, il y en a eu plusieurs en fait, mes pensées sont confuses, j'essaye d'y mettre un peu d'ordre: oui il y en a eu plusieurs. Celle que la peur vous procure quand vous sentez votre corps quitter la stabilité précaire de cette rambarde, celle que le bruit du choc fait traverser dans tous vos membres, elle s'apparente encore à la peur, parce que les craquements vous effraient, pourraient même vous faire mourir, terrorisé. Le silence qui suit, lui aussi traumatise, vous vous retrouvez juste avec vous même, avec votre corps qui hurle de l'intérieur, qui souffre, qui se lamente, qui prend réellement vie pour la première fois.
Mais la pire de toute les douleurs, c'est celle constante, qui ne vous quittera plus jamais, comme une ribambelle de casseroles et boites de conserves vides tirés derrière vous. Cette souffrance là s'agrippe à votre gorge quand la réalité vous rattrape, quand le silence laisse place aux mots de vos parents, à cette peine qu'ils ressentent pour vous, qui semble décuplé par rapport à celle qui vous habite. Alors vous vous croyez éteint, un moment l'idée que vous n'êtes plus vous vient à l'esprit, surtout si vous n'êtes qu'un gosse. Vous vous pensez puni pour une bêtise, vous décidez de vivre avec, seulement pour ceux qui sont venu pleurer à votre chevet, sans jamais comprendre que plus rien ne sera comme avant.
Vous leur souriez, jouez les forts pour les soutenir tous à bout de bras, pour leur éviter de le faire avec votre vieille carcasse brisé. Vous finissez par oublier, mettre tout ça de côté, devenir un autre, panser sans soigner.

Mes yeux brûlent, je les laisse fermés, si fort pour retenir le flot d'eau salé qui menace d'inonder mes joues, de souiller ma peau, de ternir mon teint et déformer mon expression à première vue paisible. Mes dents triturent, maltraitent ma lèvre inférieur, mes mâchoires se contractent, je souffle discrètement pour vider ce trop plein d'air qui m'empêche de respirer correctement, de me sentir pleinement calme. J'ai parfois la sensation folle de me noyer, de ne plus réussir à garder la tête hors de l'eau, d'avaler volontairement ces flots contre lesquels je me bats, à contre courant. Jamais encore je n'ai attendu d'atteindre le font pour remonter, parce que je doute de le trouver une fois éloigner de la surface. Être fort n'est pas donné à tout le monde, le rester, n'a été accordé à personne.
Elle est là, son parfum je le perçois, sa fine respiration, ses mouvements légers, timides, ses cheveux qui volent au vent, qui viennent caresser sa peau blanche, tout ça je l'entends, tout ça je le ressens.
Perdu dans cette torpeur, dans cet incident que je revis inlassablement, je ne prête pas attention à ses mots, concentré sur moi je ne l'entends pas tenter de m'atteindre, de ces mots de cette façon qu'elle a eu de prendre place prés de moi.

Un sourire m'échappe, un souffle plus régulier, plus perceptible, presque nerveux, je décompresse elle m'a fait rire. Je lève les yeux vers la visière qu'elle vient de toucher, je tente de me visualiser, de voir l'image que je renvoie, moi qui me perds si souvent au plus profond de mon être sans contrôle ni regard.
Je viens retirer l'accessoire qui lui a posé problème et l'abandonne entre elle est moi, un sourire toujours plaqué aux lèvres. les paupières entre-ouvertes, aucune larme n'est venue trahir mes pensées, mes yeux à présent secs je les plonge dans les siens, rien qu'une fraction de seconde avant d'échapper de nouveau à sa prise invisible.
Je contemple l'étendu sauvage qui s'offre à nos yeux, ces légions d'arbres plus denses les un que les autres, ces tracés montagneux, qui empiètent sur le ciel étoilé, ces neiges éternelles à leurs sommets que je n'aurais certainement jamais la chance de fouler. Les premiers battements d'ailes, les premiers sons, ces petits pas que font les animaux pour se déplacer, aussi léger et méticuleux qu'ils puissent être, ils ne nous échappent pas à nous qui surplombons tout.

J'ai été le meilleur ce jour là, je suis resté cette légende dans ce jeu d'enfant, voilà pourquoi je viens si souvent ici, beaucoup plus maintenant que rien ne me retient ailleurs. J'ai été bon, j'ai été au dessus de tous pour une après-midi seulement.


Le vent s'engouffre dans mon vêtement, le fait gonfler, comme la voile d'un bateau en pleine tempête, je ferme les yeux sous la bourrasque qui nous accueille, nous sommes enfin les bienvenues, nous nous sommes fondus dans le décor. Je reprends mon souffle au rythme de celui de la nature qui nous entoure, ma poitrine s'abaisse lentement pour se soulever tout aussi doucement, je me sens enfin apaisé.
Sans songer à lui répondre j'extrait de mon short mon téléphone ainsi que mes écouteurs. Je loge l'une des oreillers dans mon oreille et lui tends l'autre sans un regard. Je fais comme j'aurais fait si j'étais venu seul ce soir là. Je ne comprends pas le japonais je n'aurais jamais la chance ni de le parler ni de le chanter mais l'entendre ça je peux, l’interpréter aussi, comme là. La musique ainsi partagée, les yeux fermés, les pieds battants l'air je me laisse porter, la tête vide de toutes pensées.
Rapproché par ce câble bien court pour deux, je viens appuyer mon épaule contre la sienne, une main à plat sur ma casquette, l'autre sur mon téléphone, mon pouce passant et repassant sur le titre qui défile.

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Baek In Soon
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Dim 7 Aoû - 19:31

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

1533 mots

maison du propriétaire


Il n’a toujours pas bougé, je ne sais pas ce qui cloche, je ne sais pas s’il se sent bien ou mal, je ne sais rien de lui. J’apprends sur le tas, j’essaye de me faire aux codes uniques qui le caractérisent. Ce silence que j’ai assimilé et dont je vois à peine les nuances n’aura un jour plus de secret pour moi. Pour l’instant, les couleurs sont encore floues, parfois rouges, parfois bleues, je n’en ai aucune idée. Colère ? Tristesse ? Joie ? Dans le doute, je fais comme si de rien n’était, je ne peux faire que ça à défaut d’être capable de les distinguer, j’évite le sujet.

Le petit air frais qui s’immisce entre les arbres fait bruisser les feuillages, le son que j’en extirpe me fait penser à celui des vagues qui viennent s’échouer sur la plage. Plus j’y pense, plus j’ai envie d’y aller, mais pas seule et je ne l’inviterais pas tout de suite, évitons de passer pour une opportuniste qui cherche sa compagnie pour se sentir en sécurité. Je n’utilise pas les gens et c’est bien pour cette raison que je l’ai laissé guider. C’est son choix de m’avoir mené ici, c’est aussi à lui que revient la décision de me livrer le secret qui entoure ce lieu que j’ai deviné précieux à ses yeux. Quelle qu’en soit la raison, je ne le forcerais pas. Je me contente juste d’exposer la frayeur qu’il m’a faite en ne me donnant aucune indication. J’obtiens enfin une réaction, il rit, ou je devine que c’est ce qu’il fait, me sourit, puis retire sa casquette pour la poser entre nous. Il a beau aller bien, je ne saurais dire pourquoi, je devine que ce n’est pas totalement vrai. On se fait surprendre par un courant d’air plus violent que les précédents. Cette nuit, à coup sûr il y aura du vent. Je laisse échapper un « oh ! » en laissant la force de cet élément prendre le dessus sans pour autant me faire plier. Mes cheveux arrangé de sorte à ne pas les manger ou les avoir devant les yeux, j’observe William qui trafic quelque chose, sortant son téléphone pour y brancher des écouteurs dont l’un me revient, apparemment.

Je me rapproche, sans dire un mot, le laisse appuyer sur l’écran tactile pour déclencher la musique. Il n’a pas voulu interagir, c’est sans doute pour ça que j’associe ce silence à quelque chose d’étrange. Ça n’est ni positif ni négatif, c’est un juste milieu qui n’aurait pas dû exister et qui me fait un drôle d’effet. Quand les premières notes viennent, je ferme les yeux. Je les rouvre quand son épaule frotte contre la mienne, mais me rendort presque aussitôt, portée par la mélodie. Voilà un domaine dans lequel je suis un peu plus crédible, un code que je connais plus que bien et qui confirme ce sentiment mélancolique, triste et intense. Si je me laissais submerger, dans l’immédiat, mes yeux seraient déjà noyés, mais à la place, ma gorge se serre. Je n’ai jamais été douée pour réconforter ceux qui en avaient besoin, la seule personne qui l’a fait pour moi, c’est Dae Ho. On ne peut pas dire que ce soit la meilleure des solutions d’adopter l’amour vache comme solution à un problème… j’ai réussi à le faire rire une fois, je pourrais très bien réussir une seconde sans me forcer, en attendant juste le bon moment et sans me poser trop de questions… mais je commence à paniquer et par extension à me refermer aussi, comme si nous faisions partie de cette bulle à deux, mais qu’aucun de nous ne voulait l’éclater ou changer l’atmosphère de cette dernière. J’ai compris le message, je suppose qu’il le sait, à moins qu’il n’ait pas remarqué à quel point la musique était importante pour moi ? J’en doute, il est observateur et a pu assister à un après-midi de travail puisque nous étions au même endroit. Il m’a même apporté un chocolat. Je mords ma lèvre lorsque la chanson touche à sa fin, je prends conscience de notre proximité et du fait que le vent ne nous atteigne pas vraiment lorsque nous sommes si proches, ou alors, c’est seulement parce qu’il fait plus chaud quand deux corps sont si proches. Pour autant, je ne bouge pas, il n’y a pas de mal à cela et que celui qui n’a jamais cherché tel contact me lance la première pierre que je lui renvoie le rocher. « Je ne connais pas l’auteur, j’ai reconnu que c’était du japonais, elle est sublime, je crois qu’il n’y a rien à dire. La musique se ressent, elle ne s’exprime pas, n’est-ce pas ? » Je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde. Quelque part dans ses souvenirs il y a de la danse, par conséquent de la musique et il y est resté tout autant accroché que moi. J’ai beau avoir choisi une autre voie, elle me convient parfaitement, liée à ce seul paramètre qui guide depuis toujours mes pas. Un paysage de bruits et de sons, de mélodies, de voix, d’intonations. Voilà ce qu’est mon monde et pour la première fois j’ai l’impression de ne pas être seule dans mon cocon. L’atmosphère de la bulle a changé d’elle-même, j’espère qu’il le ressent. Quand il s’agit de musique, nous sommes intimes, autant que nous sommes étrangers lorsque nous cherchons à communiquer. Le seul véritable moyen cependant, c’est celui-là. Ça a toujours été la musique qui nous a liée. Un film en anglais pour lui, la bande son pour moi. La tranquillité d’une librairie café pour moi, celle de ne pas être importunée par l’absence de voix pour lui. La danse finalement pour nous deux ce soir, et cette mélodie qui a su raviver quelques souvenirs, peu joyeux, certes, mais qui ont sans doute fait écho parce qu’il en est de même pour lui. Park William, tu es différent de tous ceux que je connais et je t’en remercie. Je crois que tu es le seul à pouvoir faire partie de ce bout de mon monde.

Je lui souris, profite des micros secondes durant lesquels ses yeux ne sont pas fixé sur l’écran ou ailleurs, mais sur moi, récupère son couvre-chef placée sous une main protectrice et affiche soudainement cet air joueur en la mettant sur ma tête. Elle n’est d’ailleurs plus mouillée, je ne l’aurais pas fait sinon. « Elle ne me va sans doute pas aussi bien qu’à toi, mais j’étais curieuse de savoir à quoi je pouvais bien ressembler » je la lui rendrais très vite, en espérant qu’il ne la remette pas, sans quoi je poserais mes mains sur les siennes pour l’en empêcher. C’est instinctif, j’ai fait une dépression, je sais à quoi ce genre d’accessoires servent quand on va mal, et ça ne résout rien de se cacher derrière. La seule chose que j’ai envie de faire plutôt que de le contraindre à parler, c’est de lui changer les idées. J’ai bien quelques pistes pour se faire… commençons par les plus simples à réaliser ? J’enlève ce qui lui appartient, secoue la tête pour replacer mes mèches et ne détache pas mon regard de sa casquette, l’observant sous toutes ses coutures en la tenant assez pour ne pas qu’elle s’envole. « Et voilà comment on s’assure de revenir vivante d’une expédition en pleine forêt » avec ses cheveux ou d’autres particules lui appartenant sur sa casquette que j’ai déposé sur ma tête, inutile de dire que n’importe quel criminel aurait pu être débusqué les doigts dans le nez ! Bien sûr, il n’a rien d’un criminel, bien que je sois convaincu que tous nous soyons suspects potentiel, j’ai décidé de lui accorder une confiance que je n’ai placé qu’en très peu. Il est à un cheveu de parvenir à se faire une place plus importante. « Je plaisante, n’importe qui aurait l’air d’un criminel pour peu qu’on ne voit pas son visage. Mais là, tout ce que je vois c’est un sourire qui a dû en faire fondre plus d’une. Mince alors, princesse botox n’y a pas eu droit, dois-je en conclure que je suis privilégiée ? » Cette taquinerie n’a l’air de rien comme ça, mais remettre sur le tapis ce sujet permettra sans doute de lui faire oublier ses soucis, du moins je l’espère. Je suis à peine embarrassée d’avoir parlé si franchement de son sourire, en revanche… ce n’était pas sympa de traiter cette fille comme ça. Je ne suis pas jalouse, je n’ai pas lieu de l’être et comme dit, j’ai de la chance contrairement à elle, c’est juste que je n’ai pas pu m’en empêcher. Je m’en excuserais s’il n’apprécie pas la formulation. Nul besoin de justifier ce jargon… quelque part, c’est que je me sens assez bien avec William pour lui parler aussi naturellement que je le fais avec ma peste de petit frère… oui, ce doit être ça, espérons qu’il ne soit pas choqué par cette façon de s’exprimer ? En quel cas, je passerais au plan B. Dans tous les cas, je passerais surement au plan B de toute façon, seule le temps qui séparera mes tentatives changera.
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Dim 14 Aoû - 22:59

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Baek In Soon

1800mots

maison du propriétaire


J'articule certaines paroles, parfois des phrases entières, ma tête dodeline le tempo m'envoûte, clos comme il faut cet épisode ombrageux de cette fin de soirée qui n'avait pas si mal commencé. Le câble que nous partageons se tire légèrement, je tourne alors la tête et pose mes yeux sur InSoon, la joue appuyée sur ses genoux joints. Elle est en robe, n'a t-elle pas froid ? Elle a adopté le silence qui est mien, elle n'est que novice mais elle sait se montrer patiente et sage. La musique se termine, seules nos respirations et la nature si désireuse de ce faire entendre sont perçus par mes oreilles. Les mouvements aussi, de mes jambes battants l'air et de ses mains qui remuent sans cesse ses cheveux, les remettant en place derrière ses oreilles, les empêchant d'aller là où le vent souhaite les mener.
Elle parle enfin, ses paroles sont justes, mon attention lui est tout offerte. Je me surprends à chercher à fuir son regard lorsque le sien se plonge dans le mien, elle est de ces personnes qui mettent toute leur conviction dans leurs mots, quand l'assurance est là pour les y encourager. Je suis un peu déstabilisé, je n'ai pas réalisé être aller peut être un peu trop loin ce soir, ainsi m'exposer en la ramenant là où tout à basculé. Elle ne connait rien de cette histoire mais l'ambiance imposée par mon silence et mon isolement n'aide pas à rendre le tout favorable et anodin.

Ma casquette m'échappe, elle glisse de sous ma paume attrapés par les mains joueuses d'InSoon. Je ne fais rien, me contente de sourire en la regardant faire, elle lui va plutôt bien, le blanc va mieux aux femmes qu'aux hommes c'est indéniable. Un bras tendu vers l'arrière j'y repose tout mon poids, le corps basculé, une jambe étirée dans le vide. Je la dévisage elle et ses sourires, un air amusé continuellement peint sur ma face expressive. Ce sent-elle suffisamment bien et à l'aise avec moi pour se permettre cela ? Je lève mon pouce approuvant le visuel que cela offre, elle fait plus...Casual comme ça, je ne connais pas le terme coréen. Le vent souffle encore une fois, sans que nous nous y attendions il vient s'engouffrait sous nos vêtements, faisant enfler mon t-shirt et se soulever légèrement sa robe. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder, sa peau était mouchetée de chair de poule, je pense qu'il est temps de bouger. Je veux d'abord savoir si tout est ok, je la pointe donc du doigt et viens passer mes mains sur mes bras, les frotter un peu tout en inclinant la tête sur le coté. Je lui demande si elle a froid c'est bien l'un des signes les plus universels qui soi au moins je n'ai pas besoin de mon téléphone. Il faut que le dialogue soit plus spontané et naturel entre nous pour éviter l'incompréhension, la gêne et la frustration.
Ses mots me surprennent, dans le bon sens du terme. Assis en tailleur tourné face à elle, je décale légèrement mon visage, faussement surpris par ce qu'elle vient  de me dire avant de rire, sans bruit. Alors elle aussi l'avait baptisé miss botox, après tout je pense que ce sobriquet traverse l'esprit de beaucoup de monde quand cette demoiselle passe, elle doit en boire tout les matins c'est impossible autrement.
Le pouce et l'index tendus sous le menton je prends un air de réflexion, comme si la réponse était difficile à admettre. Non bien sûr que non, elle ne m'attirait pas. J'aime difficilement le faux même si ici en Corée ce serait être naïf de croire que notre beauté naturelle et ethnique nous suffisent. Si ma future copine veut faire de la chirurgie, la seule chose que je demande c'est que cela reste discret. Est-ce trop dur à demander ? Le nez de InSoon me parait naturel, je profite de ce moment laisser en suspend pour l'observer, elle et ses yeux ronds. Elle possède de jolies doubles paupières, elles sont régulières, sans doute le travail d'un bon chirurgien ou alors le coup de pouce apporté par ces bouts de scotch que les filles se mettent juste avant d'appliquer leur eyeliner. J'ai déjà vu une danseuse faire ça, quand j'étais aux cours de danse l'été, à Anyang. Cela m'avait surpris de prime abord mais le résultat était plus que correct. Moi je n'en ai pas besoin, ma mère m'a légué de bon gênes.
Son nez n'est pas parfait, mais quand elle sourit la courbe qu'il prend suit les lignes de ses lèvres, qui s'étirent si loin pour offrir une vue franche sur ses dents parfaitement alignées. In Soon a un visage particulier, unique en soin car il ne finit pas en V,parce qu'il n'est pas blême, ses sourcils ne sont ni décolorés ni maquillés, elle ne triche pas, et c'est ça qui me plaît.
Je lui souris de plus belle rien que pour voir son visage changer d'expression pour s'illuminer comme un copier coller de ce qu'elle regarde. Je hoche la tête, admettant sans difficulté qu'elle est une privilégiée, bien plus qu'elle ne peut l'imaginer, assise avec moi sur ce toit. Je tourne la tête vers la gauche, observant la nuit noire qui ne nous laisse pas beaucoup de lumière pour nous repérer, être monté si haut alors que la lune n'est pas assez ronde pour nous éclairer n'a pas été très judicieux de ma part. Je viens tapoter mes doigts contre la taule, juste entre nous deux avant de répondre sur mon téléphone, éclairant ma face avec l'écran.

Tu as peur du noir, In Soon ?

Elle répond sans un mot, je renchéris alors.

Les filles aiment me voir sourire peut-être bien, je n'ai jamais eu la chance de leur demander.

Ce n'était pas prétentieux, je ne peux simplement pas le faire. J'ai un peu honte d'avoué n'avoir eu qu'une seule copine, une danseuse anglaise à l'opéra de Paris. Elle était belle, blonde, avec de jolis tâches de rousseurs. Je sais qu'ici on n'aime pas ça du tout, on les corrige et les retire comme on le fera d'une difformité monstrueuse,  mais c'est bien ça chez elle qui m'a fait totalement perdre la raison. A chaque vêtement retirés j’espérais en trouver toujours plus, parti à la recherche du moindre grains tannés qui avaient échappés à ma vigilance, je me changeais en explorateur, en conquérant de surfaces inconnues. Elles étaient comme d'adorable petites tâches d'encre venues coquines, s'épancher là où le papier buvard n'avait pu les contenir.
InSoon en possède-t-elle elle aussi ?
Je récupère ma casquette et viens la remettre sur sa tête, à deux mains une sur la visière l'autre à l'arrière je l'enfonce bien sur sa caboche, la langue pincée entre mes lèvres pour alléger l'instant. Son élastique me gêne alors sans lui demander la permission je le fais glisser le long de sa queue de cheval puis une fois au creux de ma main je le passe à mon poignet. Le vent accueille avec joie cette chevelure libérée de l'étau oppressant du bout de tissus élastique, il s'engouffre sous ses mèches et les fait voleter, les regonfles de vie. Les miens aussi dansent contre mon front et sur mes tempes, l'arrière a été plus généreusement dégagé par un coup de ciseaux de novice, ça m'apprendra à vouloir économiser de l'argent en sollicitant le doigté maudit de ce pauvre imbécile. Sans reteindre l'écran de mon Samsung j'enclenche l'application qui actionne le flash et nous apporte ainsi une lumière plus constante. Il va falloir redescendre de là, je le ferai en premier pour pouvoir l'aider ensuite.
Debout sur le toit, je lui tends une main et éclair ensuite mes pas jusqu'au bord là où les tuiles se jettent sur le vide. La bordure de pierre en bas pas plus large qu'une chaussure de fille me laissera suffisamment de place pour le longer. Quand il sera assez large j'aiderai InSoon à me rejoindre.
Le téléphone laissé à ma collègue je descends avec précaution le long du mur, la zone d'atterrissage à peine visible à cette hauteur. Mon souffle est bruyant, nerveux aussi j'en rirai presque si je n'étais pas avec elle. Si SuHan aurait été là ce soir il n'aurait fait que s'exciter comme une puce, se sentir le roi du monde jusqu'à faire un mauvais pas et se mettre à geindre comme une petite fille. Enfin les deux pieds au sol, le ventre contre la façade je longe ainsi jusqu'à pouvoir marche face à la voie. J'avais gardé un bras tendu tout le long, pour que mes doigts ne lâche pas les siens. Elle a moins de risque de tomber en me suivant depuis le toit mais les ardoises sont parfois mal clouées entre elles et le manque de  lumière peut être dangereux. Une fois le vide éloigné de ma gauche je viens tendre mes deux bras vers elle, mon téléphone nous dérange un peu, je relève la tête en ne la sentant pas être coopérative. Très vite mon visage vire sur la droite, je tousse et manque de m'étrangler, elle est en robe c'est vrai je suis pas vraiment doué pour mettre une fille à l'aise plus d'une après-midi. Pas que je vois grand chose mais elle pourrait avoir cette impression car la lumière étant de son coté tout parait plus visible est éclairé. Heureusement, elle n'a sans doute pas fait attention trop occupé à coincé mon téléphone dans...Son décolleté pour pouvoir s'accroupir, jambes repliées l'une contre l'autre, féminine en toute circonstance, et venir attraper mes mains d'une poigne hésitante. J'assure la prise en refermant mes paumes plus large et moite, ça j'm'en serai bien excusé et enfin la tire vers moi, je fais un pas en arrières pour laisser ses jambes se tendre vers le sol à mesure que je la fait me rejoindre. Adossée au mur et moi juste devant elle, je me contente d'esquisser un sourire avant de lui laisser un peu d'air. Le visage ainsi penché j'ai eu comme une impression de déjà vue, elle, moi, nous dans ce hall de cinéma.

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Lun 15 Aoû - 3:11

Quand le hasard prend des allures de destin

 ft. Park William

1297 mots

maison du propriétaire


Je ne sais pas si j’ai visé juste, mais je n’aimerais pas que William se renferme et ne m’inclue pas dans sa bulle, surtout dans un lieu comme celui-ci. Mes tentatives pour en apprendre un peu plus sur lui se font rares mais s’avèrent efficace. La proximité entre nous a beaucoup aidé, une fois encore occasionnée par la musique, ce lien semble nous poursuivre et je doute que ce soit le fruit du hasard. J’en suis persuadée, nous carburons à ça. Lorsque le silence se glisse entre nous et nous éloigne pour former deux bulles, je n’hésite pas à tendre le bras pour percer la sienne, plaisante et espère qu’il se remettra à sourire. Ça fonctionne, peu à peu je vois son intérêt grandir. Je n’aurais jamais cru parler d’autres femmes avec William. Bien que je ne sois pas dans l’optique d’en savoir plus sur sa vision des choses à ce sujet, j’ai été plus curieuse que je ne l’aurais dû et je me suis permis d’exprimer ma pensée par des mots peu judicieux. Je laisse entendre une certaine jalousie ou une aversion selon les préférences, qui ne passe pas inaperçu étant donné sa main dont il se sert pour maintenir le suspens.

Entre temps, il me demande en quelque sorte si j’ai froid. C’est le cas étant donné le vent. J’ai ma petite veste sur les épaules qui ne me sert pas à grand-chose étant donné que ce sont mes jambes qui subissent le plus. Lui est en pantalon, encore heureux, et sa chemise légère doit également subir les conséquences du mauvais temps. Je mords ma lèvre en acquiesçant, enchérissant d’une parole que je voulais rassurante à la base. « Oui, j’ai un peu froid, mais ce n’est pas pour une balade que je vais m’en plaindre, tant que je ne vire pas au bleu… et toi ? »

Il se décide enfin à répondre à ma petite question concernant notre petite sirène. Ce n’est apparemment pas une surprise, j’ai plus la côte que miss botox. Il n’est pas bien difficile de gagner face à une poupée Barbie toute de plastique faite, mais évitons de laisser le sujet s’embourber et devenir une pente glissante pour moi. Il n’y a pas besoin de plus pour que nous nous sentions bien. Je souris, sans rien ajouter, me laissant porter par cette ambiance bonne enfant contrastant avec le décor des lieux. Si je n’avais pas confiance en William, j’aurais surement eu peur du moindre bruit et de la moindre feuille qui se serait vue arrachée à son arbre pour venir frôler ma joue. C’est dire l’importance que je lui accorde et cela ne va aller qu’en s’améliorant j’imagine. Je mords ma lèvre alors qu’il sourit, hésite et finalement lui renvoie ce regard, penchant ma tête tout en me demandant pourquoi ? Il répond en me posant une question que je lis sur son téléphone. « Hm… pas tellement » ce peut être excitant parfois, tout dépend de la situation. Le soir, tard, je n’aime pas trainer pour des souvenirs qui me hanteront encore longtemps. Pour autant, j’apprécie grandement être en sa compagnie dans le noir presque total si ce n’est la lumière qu’offre son téléphone. Je le laisse taper tranquillement, lis une fois qu’il me présente l’écran et laisse échapper un rire « me concernant, tu as ta réponse » je penche la tête de l’autre côté, petit geste hérité des mimiques de mon petit frère ou est-ce l’inverse ? Je ne saurais dire. Mes yeux rieurs annoncent la couleur de ce que je suis sur le point de dire « mais pour m’amadouer il faut plus que ça » Je ne suis pas une fille facile, et bien qu’il soit très charmant et ne cherche pas à impressionner, William est prévenu. Il est cependant en bonne voie. Pour quoi au juste ? Très bonne question. J’ajoute, histoire qu’il ne prenne pas trop mes propos au sérieux « mais un sourire reste plus parlant que les mots eux-mêmes » Plus rien jusqu’à ce qu’il me surprenne en mettant sa casquette sur ma tête, retirant l’élastique de mes cheveux en douceur. Je le laisse faire, un peu surprise par l’initiative, c’est… agréable ? Je frissonne. Ce n’est pas de froid et quelque part je n’aime pas constater que ce petit effet lui est entièrement du. Je ne ressens rien de particulièrement intense… ou peut-être que si ? Je n’en sais rien. Tout ce que je peux dire à l’heure actuelle c’est que je l’apprécie et préfère de loin passer mes soirées avec lui qu’avec quiconque, ma petite tête à claque préférée exceptée. Il se prépare à se lever, chose que je fais également pour l’observer tandis qu’il use de l’appareil entre ses doigts comme une lampe. Il met un certain temps, tiens toujours ma main malgré le danger pour lui. Sa main touche toujours la mienne tandis que j’hérite de son smartphone. Je le cale comme je peux et le meilleur moyen de le faire sans que l’un de nous ne se retrouve à terre trop rapidement, c’est d’avoir les mains libres, soit, mon soutien-gorge est une solution insolite et pourtant si pratique que j’en viens à me demander à quoi servent les sacs. Je ne ferais aucun commentaire là-dessus, observant William que j’aveugle presque.

J’aide autant que je peux, observe où il se positionne. Il prend des risques pour des raisons au départ improbables. J’ai fini par comprendre qu’il s’agissait de précaution pour moi. Il me fait signe de venir dans ses bras. J’ai toujours eu du mal quand les choses deviennent concrètes à prouver que j’ai confiance. C’est comme ce test stupide qui consiste à se laisser tomber dans les bras de son partenaire… chose que je n’ai jamais su faire en tout cas pas sans savoir qu’il y a des coussins parterre, ce qui n’est visiblement pas le cas. Je me sens idiote et sur le coup, vieille, pourtant je ne le suis pas tant que ça par rapport l’homme qui me fait face. Peu importe, moi qui ais le goût du risque, pour le coup j’ai l’air d’une chochotte, l’anti-moi par excellence. Oh et puis merde ! Je me lance et c’est avec surprise que je me retrouve au creux des bras de William. Il s’éloigne doucement, mais n’a pas lâché mes mains. Nous sommes malgré tout assez proches pour se dévisager, moi contre le mur, lui en face. Son torse est éclairé par le téléphone que je m’empresse de retirer de là, déliant naturellement nos mains en émettant un léger rire. Je n’avais pas d’autre solution et j’imagine que ça… il l’a remarqué. Sur ma cuisse, une légère douleur se fait sentir, je touche par réflexe et la lumière éclair assez pour que je reconnaisse cette couleur vive en très, très faible quantité. Je me suis surement griffée. Je n’ai pas entendu de bruit de tissu, je suppose que c’est seulement moi qui aie pris et c’est tant mieux quelque part. Si je peux éviter de me faire encore remarquer en finissant nue… ce sera tout aussi bien. « Merci » dis-je en relevant mes yeux sur celui qui me dépasse d’un peu plus d’une tête, deux peut-être. Quand je disais qu’un sourire ne suffisait pas… c’était peut-être faux. Je déglutis, poussée par le vent me décide à parler « il n’y a plus qu’à rebrousser chemin » je ne sais pas quelle heure il est, mais surement assez tard pour que l’un comme l’autre nous devrions être au lit en ce moment. Ce ne serait pas de refus, pourvu que je sois à l’abri. Etrangement, grâce à William, j’ai passé une soirée sublime, pleine d’agréables surprises et qui m’auront permis de connaitre un petit bout de son jardin secret. La prochaine fois ce sera à mon tour. Pour l’instant, ce qui me préoccupe c’est cette proximité que je cherche à gagner. Je me saisis de sa main avec la mienne, celle qui n’a pas accueilli de sang, le tire doucement pour bouger. Sa casquette ne me donnent pas d’ailes, mais le fait qu’il ne puisse pas voir mes yeux m’avantage beaucoup. Je n’assume pas vraiment d’être aussi téméraire avec lui pour le coup. Je prétexte seulement que « c’est plus facile comme ça, nous ne nous perdrons pas » je suppose qu’il connait le chemin par cœur. J’ai retenu, légèrement, mais je préfère me fier à lui.

Mon cœur fait des sauts dans ma poitrine, je suis légèrement contrariée. Ça ne devrait pas lui prendre… je mets ça sur le compte de notre soirée. Tout n’est qu’un jeu de séduction sans promesse et sans la moindre contrainte. Est-ce seulement cela ? Ou est-ce qu’il me plait… un peu trop ? Zut, je ne vaudrais pas mieux que ces petites écervelées. Ma main se resserre légèrement dans la sienne, plus grande. Là, dans le noir le plus total, la lumière orientée vers le sol, la seule chose à laquelle je pense c’est tenter ma chance. Ma main tirerait doucement sur son bras, il tournerait la tête et moi je me hisserais légèrement pour faire frotter on nez contre sa joue. Mon souffle se mêlant au sien, mes lèvres frôlant les siennes dans un baiser à peine appuyé qui se ferait plus sauvage. Une légère morsure tandis que je lui accorde l’accès. Sa main sur ma taille, me rapprochant délibérément de lui sans forcer, la mienne entre nous deux grimpant doucement dans le creux de sa nuque. Stop. Il faut que j’arrête de délirer. Ma gorge se serre légèrement tandis que je me recentre sur le chemin qui nous allons bien finir par retrouver. Et merde…  
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