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No Kidding [trailer] par Kim Hye Ri ♥

Nous manquons de Too Bad et de Rich ~
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 Me manquais juste du chocolat ... ft EunSil

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Kim Choi Kang
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Sam 10 Aoû - 23:19


Voilà ,le festival est terminé, en tout cas mon contrat avec la mairie est remplie . Je n’ai pas revu EunSil, il faut dire que je ne l’ai pas chercher non plus. Les premiers jours après nos retrouvailles étranges j’ai beaucoup réfléchis, je me suis pris la tête et je finissais par craindre de la croiser à chaque coin de rue. Le visage de son enfant aussi m’obsédait ,il me rappelait quelqu’un et le double sens des aveux de mon ex terminaient de me mettre le doute.
Et si jamais elle l’avait eut avec un de ses amis proche à la fac? Oui se serai plausible j’y ai déjà songé lors de notre rapide entre vue et maintenant l’idée à bien germé dans mon esprit. Je dois en avoir le cœur nette.
Tout mon attirail photo est installé dans ma petite chambre , le moindre centimètre carré ici a été exploité le plus ingénieusement possible . Mon lit est une mezzanine et même si ça fait chambre d’adolescent au moins j’ai l’espace pour mes deux ordinateurs, un petit développeur photos, à l’artisanal, une imprimante dernier cris et mes dizaine d’appareils photos, objectif, trépied aussi… en bref y’en a absolument partout . Heureusement que c’est bien rangé en ordre, sinon je vous dis pas la galère pour retrouver quelque chose .

Je fais glisser mon fauteuil de bureau jusqu’à l’échelle qui mène à mon lit . J’y grimpe en me lamentant face à la non souplesse de mes membres. Je m’écroule la face dans l’oreiller et reste inerte un bon moment le temps de reprendre mon souffle. Je me suis ramolli avec le temps ,avant j’étais un vrai athlète maintenant je ne suis plus qu’une larve qui trimballe partout son appareil photo de voyeur . Je ricane en tirant à l’aveugle mon pc portable dernier cri devant moi. J’ouvre le clapet et commence à naviguer dans mes dossiers à la recherche de celui concerné le shooting d’il y a une semaine . Les photos défilent rapidement ,on ne discerne plus que des traits de couleurs et tâche de teinte clair ou foncée. Mais moi j’ai l’œil ,je sais exactement ce que je recherche. Mon doigt glisse sur le pad de mon précieux ordinateur, je baille bruyamment sans cacher ma bouche avant de relever les doigts. Voilà .
Le petit pris de face ,sans aucune expression particulière sur le visage, juste un mince sourire innocent qui ne déforme pas trop sa mâchoire. Il me fallait une photo plus ou moins neutre pour pouvoir avoir de meilleurs résultat.
Le plus dur reste à faire. Je vais devoir scanner tout mes livres de fins d’années, ceux regroupant tout les visages des étudiants faisant parti de ma promo . J’ai la foi pour le faire, je suis bien trop curieux et je sens que je suis sur la bonne voie ,ce petit me rappel quelqu’un , il faut que je me donne les moyens de savoir à qui il est !
Je transfère la photo sur clé usb puis redescend, j’allume la central de mon pc principal et cherche dans un carton disposé sous le meuble mes albums photos. J’en sors deux, ceux de mes premières années de fac et les jette avec nonchalance sur le meuble en vrai bois . C’est pas du suédois ça haha!

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J’avais à peine commencer d’entreprendre ce lourd boulot ennuyeux et répétitifs qu’est de scanner toutes ces vieilles trombines quand la faim est venue me tirailler le ventre. J’ai donc décider de faire un break et me suis rendu à la superette du coin, les mains dans les poches la veste même pas fermé sur le dos. Ma paresse m’avait tenté à garder mes chaussons mais mon coté maniaque m’y a fait renoncer . Je n’avais pas envie de ramener pleins de saletés des rues sous mes têtes de lions en peluche !
J’adore ces savates! Dans l’appartement Ra Hyun se moque tout le temps de moi pourtant je le surprend souvent à les avoir aux pieds, à noël je lui achèterai les même ~.
J’attrape un panier vide et passe ses hanses sous mon bras. Je fredonne en dodelinant de la tête , je suis étrangement de bonne humeur ,ça ne m’étais pas arrivé depuis longtemps !
Je souris et m’engage dans le rayon bonbon, alors que je m’apprêtais à rejoindre mon étagère favorite je me stoppe dans l’allée ….encore elle? !
Je fais vite volt face et me barre en courant ,je crois qu’elle ne m’a pas vu par contre j’entends déjà les gloussement de son diable de gosse, il croit que j’ai fais ça pour l’amuser ou quoi? !
Vite il faut que j’aille dans un coin où je suis sûr de ne pas la croiser  . Sans réfléchir je me glisse deux rayons plus loin et tombe …sur le coin intime des femmes.. .génial maintenant je suis rouge comme une tomate de merde …moi et mon mètre quatre vingt six ne passons pas inaperçu , les autres dames rougissent ,gloussent ou pestent en me traitant de dégénéré .quoi ! Je pourrai très bien faire les courses pour ma compagne hein! Fichu visage de gamin à peine sorti de l’adolescence !
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Sam 17 Aoû - 11:45
Aujourd’hui était assez calme, il faisait chaud, et j’avais décidé de rester à la maison pour peaufiner un scénario. Mais en réalité, j’avais besoin d’autre chose, de me le sortir de la tête, son regard aussi troublé que le mien. J’en ai pleuré toute la nuit après nos retrouvailles, je me suis sentie d’autant plus coupable, et je suis certaine qu’il m’en veut... et qu’il n’a pas compris que Min Hun était son garçon aussi, chose que je ne devrais pas trop tarder à lui dire, car ce serait une erreur de le faire mijoter un peu plus... Je ne sais même pas s’il acceptera un jour de me revoir, réellement, de parler... cette soirée était sensée être exceptionnelle et elle l’avait été dans tous les sens du terme, seulement ses yeux... je n’oublierais jamais.

Je me mords la lèvre puis pose mon crayon, impossible de travailler convenablement. Min Hun arrive et tire sur ma jupe, me demandant du chocolat et je souris en lui disant que nous allions faire un gâteau. Je le prends donc dans mes bras, l’embrasse et le chatouille pour tout réconfort, car mon petit rayon de soleil ne cesse de m’épater ces derniers temps, ce lien fort entre une mère et son fils qu’il ne saurait définir n’a jamais été plus impressionnant qu’aujourd’hui. C’est comme s’il savait que quelque chose n’allait pas, un ressentit qui le pousse à être là quand j’en ai besoin. Il ressemble à son père et je m’en veux tellement...

Nous sortons donc, une fois prêts. Le chariot pour Min Hun, tout petit, et le grand pour moi, il s’amuse et je me mords la lèvre à le regarder, dans le rayon des bonbons, forcément. C’est là que j’entends du bruit derrière, le rire de mon garçon qui se met à courir et moi avec afin de ne pas le perdre. Il me mène tout droit vers un endroit que je connais plus que bien et... dans lequel je n’aurais jamais pensé trouver ChoiKang. Je m’étonne et je manque de rire de le voir là, se faire incendier par de bonnes femmes très traditionnelles et qui ne trouvent pas la place d’un homme dans ces rayons là. Mais je me rappelle soudainement que Min Hun lui a couru derrière, c’est qu’il n’a pas voulu me voir... il a cherché à m’éviter, n’est-ce pas ?

Je suis mal à l’aise et je m’incline poliment, le sachet de bonbons préféré de mon garçon à la main, les mêmes que les siens. Je déglutis difficilement, nous avions l’habitude d’en manger ensemble en révisant parfois. Il n’est pas très partageur, mais il acceptait tout de moi, ou je le forçais un peu. Je lui promettais cela dit de bien belles compensations... j’aurais peut-être dû m’abstenir ? Non... je n regrette pas mon petit ange.

B-bonjour. Je suppose que tu fais tes courses alors... je ne vais pas t’embêter ChoiKang. Min Hun, ne l’embête pas d’accord ?

Min Hun semble déçu, me faisant presque regretter mes paroles, mais je lui tends son chariot et les bonbons à mettre dedans, faisant demi-tour. J’espère qu’il a repris ses occupations, car je suis tellement tentée qu’au final je cède et jette un dernier coup d’oeil, seulement il me regarde et je file donc rapidement dans un autre rayon pour ne pas être plus mal à l’aise que je le suis déjà, je sens les larmes me monter pour une raison idiote, la culpabilité. Je l’aime toujours malgré tout et j’ai tout intérêt à ne pas le lui faire savoir, au risque de le blesser plus qu’il ne l’a été, par cette même et unique personne : moi, toujours moi.

Je soupire, puis regarde ma liste de course, sur laquelle est inscrite la recette pour le fameux gâteau au chocolat. Je n’en ai jamais préparé pour lui... si mes souvenirs sont bons, il a d’autres préférences en termes de pâtisseries. Je ne dois pas y penser. Min Hun fait tomber plusieurs paquets de céréales dans son tout petit chariot, que je range derrière lui, car il ne doit en choisir qu’un. Il est assez gourmand, un de ses péchés mignons étant d’ailleurs la fraise. Je me mords la lèvre et caresse le haut de sa tête. J’ai envie de lui parler encore, mais pour lui dire quoi ? Que je regrette, une énième fois et qu’il se sente encore plus mal alors qu’il ne devrait pas ? J’aurais préféré qu’il soit un homme cruel et me repousse d’autant plus, mais ChoiKang est bien plus adorable qu’il ne veut bien l’entendre... et les gens qu’il aime ou qu’il a aimés, il continue de les respecter un tant soit peu... une chose remarquable quand on sait ce que j’ai fait.
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Ven 23 Aoû - 20:50
Y’a deux vieilles qui m’ont prises en grippes elles y vont pas de mains mortes ! Y’en a une qui me donne des coups de canne dans les tibias et l’autre qui m’insulte! Me disant que je dois faire honte à ma mère en me comportant comme un pervers. Je ne riposte pas beaucoup pour ne pas aggraver la situation mais je suis plus qu’embarrassé! les femmes fuient le rayon j’ai peur qu’elles aillent chercher un vigile! Vraiment il faut vivre avec son temps ! Je ferai les courses quand j’aurai enfin une copine et c’est clair que je vais forcement devoir passer par là pour lui prendre ce dont elle à besoin non? Vieilles chouettes!
J’entends une petite voix toute fluettes et joyeuse pousser de petit cris, des « je t’ai t’ouvé! »  je baisse alors les yeux et me pétrifie… j’aurai préféré mille fois mieux que ces vieilles peaux m’assomme avec leur sac remplis de brique plutôt que de faire face à nouveau à …à mon ex .
Mes assaillantes me lâchent enfin, elles baragouinent dans leurs moustaches naissantes puis s’éloignent en dévisageant le petit et sa maman. Quoi elles ont cru que…? Je grimace à cette idée et m’écarte même du duo infernal . Non je n’ai pas envie qu’on m’assimile à ces deux là, je n’ai rien à voir dans leur vie .. Je ne suis plus personne pour elle … je n’ai pas ma place dans la vie du gamin .

Je me frotte le bras , là où la plus pervenche m’avait attrapé , tout en grimaçant . J’écoute ce que Eun Sil a à me dire,  MinHun ,c’est bizarre comme prénom… Je dévisage le petit qui serre tout contre lui un paquet de bonbon qui me parait familier . Tiens il me pique même ça? J’allais en prendre en plus …c’est finis ils m’en ont définitivement dégoutés. Je détourne le regard, je n’arrive pas à ouvrir la bouche, à la saluer à mon tour ..c’est mal je n’aime pas me montrer ainsi c’est comme si j’étais vraiment faible, assez pour ne même pas être poli. Elle va s’en rendre compte que la revoir me touche bien plus que je le laisse croire . Je ferme les yeux et le temps que je les rouvre la voilà déjà au bout du rayon, elle a aussi tourné la tête mais bien vite elle fuit avec son petit qui traine toujours dans ses jambes.  Je sens une boule de stresse se former dans mon estomac et effectuer de douloureuses pressions , c’est ma chance, il faut que je trouve quelques choses à lui dire!  Sans hésiter je l’a rattrape, évitant ainsi de m’éterniser dans ce rayon hautement  protégé par un gang de vieille dames .
J’attrape Eun Sil par le bras, un peu violemment la faisant lâcher son caddie qui fini sa course contre un gros congélateur . Elle se retourne, je l’ai un peu surprise et apeurée aussi, quel con je peux pas agir de façon normal? ! Je me pince les lèvres avant de reculer, soupirant ,le regard fuyant .

« à la fête, j’ai fais des photos de ..de ton gosse…donne moi ton adresse…je te les enverrai en tirage … »

Mon regard croise enfin le sien , je suis étonné qu’elle ne réfléchisse pas plus, ses gestes sont assurés , presque banale, elle tire une feuille de son sac à main et gribouille quelque chose dessus. Je me trouve con, au final ce n’était qu’une demande normale …il n’y a que moi qui me prend la tête pour rien ,qui deviens presque parano en pensant qu’elle refusera chacune de mes propositions ..même celles concernant uniquement mon travail .
Je me trouve vraiment stupide ,et je fulmine presque sur place, c’est d’ailleurs sans douceur que je lui ôte le papier des mains, elle doit penser que c’est parce qu’elle m’a énervé, mais pour une fois elle n’y est pour rien . C’est moi qui m’insupporte .

«  J’ai -j’ai pas mal de commande alors t’étonne pas de ne pas les recevoir avant une semaine . Le prix est standard en plus j’en ai pas des masses… Bref, je vais te laisser …Bonne soirée Park . »

Je ne peux plus être familier avec elle ,nous n’avons plus ce genre de rapport alors on recommence comme à la fac, le nom de famille , et uniquement . J’aurai presque pu la vouvoyer mais ça aurait été grotesque pas vrai?
Je ramasse mon panier et reprend là où je m’étais arrêter, je vais quand même aller me prendre un paquet de bonbons, discrètement ni vu ni connu. Je glisse dans le rayon, regardant de droit à gauche puis attrape mon précieux du , me mordillant la lèvre … le petit aime le même que moi …ça m’énerve .
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Sam 24 Aoû - 15:48
Il ne dit rien alors, je fais demi-tour, je préfère encore fuir plutôt que d’affronter constamment son regard. Je comprends qu’il ne me pardonne pas, mais j’ai énormément de mal avec cette mine qu’il me fait. D’autres auraient pu se méprendre, mais il est énervé, troublé, je le connais par coeur malgré les années, car il n’a pas tant changé que ça. Je me mords la lèvre et rit cela dit de la scène assez cocasse de le voir se faire battre par de vieilles femmes assez puritaines. Je marche, mon visage dans le flou tandis que Min Hun rempli son caddie sagement, fier d’avoir trouvé ChoiKang. S’il savait, est-ce qu’il m’en voudrait lui aussi ? Je risque de tout perdre, j’ai déjà perdu ma moitié... le seul capable de me combler... je ne prendrais pas le risque de perdre mon rayon de soleil.

Alors que je rêvassais, voilà que ChoiKang m’attrape parle bras pour me faire retourner, je le dévisage, les yeux écarquillés, rassurants Min Hun qui avait lâché son paquet de céréales. Je lui dis que tout va bien. Qui plus est ChoiKang me demande simplement de lui donner l’adresse de mon appartement, histoire de pouvoir m’envoyer les photos qu’il a prises de Min Hun. Je suis étonné qu’il parle de lui, qu’il ait fait l’effort, mais en même temps je le savais assidu durant son travail, raison de plus pour me sentir coupable d’avoir mal pensé en raison de notre relation passée. Je me mords la lèvre, sors un papier de mon sac et griffonne donc ce qu’il souhaite avant qu’il ne me l’arrache des mains. Je reste encore étonnée, il est énervé...

Je préfère ne rien dire et attendre simplement qu’il relise, pour être certaine qu’il sache la lire, cela dit je sais qu’il n’a jamais eu aucun mal avec moi... pour le nombre de mots que je laissais lorsque je m’éclipsais avec des copines de fac. En parlant de cela, il m’a appelé Park... depuis le temps que je n’avais pas entendu cela... de sa bouche, c’est blessant, mais compréhensible, une nouvelle fois. Je serre les dents, m’incline et poursuis mes courses, dans l’espoir de l’entendre m’appeler par mon prénom. Il a dû remarquer d'ailleurs que je m’appelais toujours Park Eun Sil, je ne suis pas mariée... je ne l’aurais souhaité qu’avec lui. Je souffle un bon coup en regardant mon annuaire, dépourvu de bague. Autant dire que c’est assez frustrant, tous ces « si » qui auraient pu changer ma vie.

Min Hun est beaucoup plus sage, je m’inquiète, peut-être que dans un sens avoir un enfant aurait assagi ChoiKang... quoi qu’il en soit, il lui a fait peur et je me demande si ça aurait été le cas s’il l’avait connu depuis le début, si ces gestes brusques qui me font souvent rire par tant de maladresse lui auraient fait peur. Je lui souris, emplissant son caddie à lui aussi, de quelques affaires à emporter pour le goûter, c’est à dire tout de suite après être sorti du magasin. Je meurs d’envie de lui dire, de me justifier, mais à quoi bon, ChoiKang est plus que têtu et je n’ai pas la force ni le courage de lui expliquer tout de suite que Min Hun n’est autre que son fils.

Les fruits et les légumes me passent devant, je prends donc mon petit garçon dans les bras pour lui montrer, il me dit lesquels il veut et j’improviserais selon la recette. Je faisais déjà ça avec ChoiKang, bien souvent au téléphone, savoir ce qu’il voulait, je me souviens qu’une fois même, j’étais dans le rayon et je lui textotais. Il était désagréable et j’avais rouspété en plein milieu du rayon en marmonnant dans ma barbe, exaspérée, j’avais fait une recette bien différente en lui servant comme excuse qu’il n’avait qu’à être plus aimable, et je lui avais tiré la langue. Il avait quand même eu droit à un excellent dessert...

Parfois, Min Hun réagit excessivement lui aussi, il peut se montrer capricieux, très enfantin comme angélique et joueur, une qualité que je ne veux pas qu’il perde. Je lui apprends doucement, lui faisant sentir les pastèques et les pommes, il adore ça. Je lui souris, en met dans le caddie que j’ai un peu charger, je vais devoir faire deux voyages afin de tout décharger dans la voiture... heureusement que je n’ai décidé de venir à pied, même si c’est juste à côté, disons que c’est préférable d’avoir de quoi transporter et comme j’ai oublié de prendre un de ces sacs qui roule... évitons de nous casser le dos.

Une fois à la caisse, je réfléchis de nouveau « Park » je n’aime pas mon nom, prononcé de cette façon, du moins par lui. j’en frissonne d’horreur et étale mes courses sur le tapis pour une nouvelle fois les ranger dans le caddie, avertissant la caissière après avoir payé que je vais devoir apporter directement le caddie à la voiture pour ne pas avoir à en faire trop, lui laissant donc le plus petit vidé dans le grand afin que Min Hun ne se blesse pas en poussant sur les pentes dehors et que le chariot ne roule pas de travers pour heurter quelqu’un. Mon fils est maladroit et encore un peu trop petit pour faire face à quelques obstacles. La jeune femme refuse... elle est adorable, mais pas tellement maligne. Je tente donc en vain de lui expliquer que je ne peux ni laisser mes courses ici, car elles seront déplacées et que cela consisterait à faire deux voyages, ni même tout transporter à la main. Je sens que je vais m’énerver et faire appeler la sécurité...
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Sam 24 Aoû - 20:48
J’aimais déjà pas faire les courses mais alors là. Je n’aime pas changer mes habitudes, cette supérette est proche de chez moi, j’y trouve tout ce que j’aime et surtout j’ai finis par connaitre un peu tout les employés se qui m’arrange parfois, comme par exemple les jours où il me manque quelque centime .
Savoir que EunSil s’y rend aussi me dérange, la croiser en chair et en os aussi m’a foutu hors de moi. Je n’ai pas envie qu’elle me pique tout ,déjà que son morveux c’est approprié mes bonbons préférés ,voilà que sa mère fréquente les mêmes magasins. Surtout que c’est pas non plus le supermarché le plus grand de la ville, ça veut forcement dire qu’elle ne vit pas très loin de chez moi … à cette idée je baisse les yeux et lis l’adresse écrit sur le papier qu’elle m’a donné … oui ce n’est pas si loin …à une rue de où je vis. C’est dingue ça ,moi qui ne crois pas au destin là je dois dire que je n’ai aucune explication plausible à fournir… elle va même me faire changer de façon de penser ,tss cette fille elle est… unique .
Je ferme les yeux souriant tout de même quand je me dis qu’elle ne m’a pas reprise lorsque j’ai employé son nom de jeune fille, bon y’en a des masse de Park en Corée mais quand même ça veut peut être dire qu’elle n’est pas marié?
Attends, elle me l’avait dit être alone quand on s’est croisé au festival … ça ne fait que confirmer c’est bon pour moi .

Je ne comprends pas pourquoi la voir heureuse me rendrai malade? Je suis tellement rancunier , j’aimerai lui rendre au  quintuple toute la douleur que notre séparation m’a fait vivre . Je serai tellement satisfait le jour ou des larmes de culpabilité rouleront aux bords de ses cils … moi qui aurai tant fait pour elle , j’étais bien con à l’époque . En apparence je n’ai pas tant changé que ça ,mais pourtant je sais, tout au fond de mon cœur que j’ai fait fi de mes erreurs.. Que j’ai réussi à comprendre là où j’avais merder pour être sur de ne pas réitérer les mêmes conneries.
Je ne me suis pas décider à me mettre une nouvelle fois en couple ,je me fais vieux et je sais que la prochaine devra forcement être la bonne ,je suis en âge de me marier et je ne veux surtout pas me tromper . J’aime bien évidemment comme tout les hommes le sexe mais ça n’a jamais été quelques choses de primordiale chez moi alors même si parfois j’ai vraiment envie de faire l’amour avec une femme ,j’arrive le plus souvent à calmer ça sans être trop frustré.
Je suis passionné par mon travail et j’en suis encore au tout début , si je veux me faire un nom dans le métier je dois me consacrer entièrement à ça , voilà peut être pourquoi  ma vie sentimental passée au second plan ne me dérange pas tant .

Me voilà en caisse, je remplis mon sac à dos avec mes deux trois achats, chips, soda, bonbons et surtout chocolat …je comprends un peu mieux pourquoi ces vieilles m’ont prise en grippe, j’ai pas vraiment l’air d’être un homme responsable en charge d’un foyer … il faudrait que je rende cohérent ma façon de me nourrir avec mon âge..même si je dois bien avouer, j’ai toujours un peu de mal avec les légumes . Il n’y avait que Eun Sil qui arrivait à m’en faire manger , son môme à de la chance sur ce point ,elle sait très bien cuisiner .
Alors que j’allais partir j’aperçois EunSil qui s’époumone à une caisse .Son visage à presque changé de couleur ,c’est parce qu’elle se contient de bondir sur l’employée qui semble insensible au demande de mon ex. Le petit restait sagement à ses cotés jusque là commence à montrer des signes de fatigue, tout le monde sait qu’à cet âge là cela se traduit par de grosse crise de larme . Ça décrédibilisera bien trop EunSil , on ne peut pas lui donner raison si elle ne reste pas calme et si son gosse se met à chialer . avant que tout cela n’arrive je m’amène à leur hauteur et attrape deux des sacs-les plus lourds- présent dans le caddie. Je foudroie la caissière du regard et baisse les yeux sur EunSil qui s’est retourner ,quand mon torse à rencontré son dos .

« amène le gamin à la voiture ,prends deux sacs, je me charge du reste. »

J’ai repris confiance là, je le sens que mon assurance légendaire anime à nouveau mes sens, je lui fais un maigre sourire pour l’encourager à s’exécuter et prend les derniers achats emballé sous mon bras. Je la suis, je porte pour lourd mais je suis un homme , je dois lui prouver que j’aurai pu la protéger , si elle ne m’avait pas jeté.
On marche sans échanger un mot jusqu’au parking ou sa voiture est garée. C’est vrai qu’elle avait passé le permis à l’époque où on était encore à la fac, moi je devais le faire un an après elle ..mais ça n’est jamais arrivé . J’ai qu’un foutu vélo pour me déplacer, mais pas le temps pour amélioré ma situation .
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Dim 25 Aoû - 17:22
En y réfléchissant bien, ChoiKang n’avait pas tort, nous ne devrions pas nous montrer familier l’un envers l’autre, mais qu’il rejette Min Hun qui n’y est pour rien dans cette histoire, je ne l’ai pas trop accepté, il l’a fait sans doute parce qu’il m’était associé, mais qu’importe. J’ai été légèrement blessé, d’autant plus que je porte ce secret assez lourd qu’il est le fils de cet homme que j’ai toujours aimé et qui, même après quelques années, est toujours celui que j’aime. Je me voile la face à essayer de jouer les dures, mais il m’est difficile et assez insupportable de le voir comme ça, de ne pas pouvoir l’approcher comme je le voudrais. Je me mords la lèvre et file à la caisse en me replongeant légèrement dans mon passé, chose que je ne peux pas faire longtemps, car je m’embrouille avec la caissière.

Je ne vais pas me mettre à hurler, j’ai mon petit garçon, puis ce ne serait pas très bien vu, du fait que je suis une mère célibataire premièrement, et du fait que je sois arrivée depuis peu. Je frissonne, me mords la lèvre et essaye de discuter, malgré le ton assez dur que j’emploie. Je n’ai pas le temps de frapper du poing qu’une ombre plane au dessus de ma tête et le parfum de mon ex qui est derrière moi, je présume, m’enivre et me calme. Je me retourne et il me sourit en disant qu’il va porter deux sacs et que j’en prendrais deux. Je n’en reviens pas, restant légèrement inactive durant quelques secondes avant de m’exécuter en le voyant partir. Je prends donc les sacs, Min Hun me suit et je lui tiens la main comme je peux avant de rejoindre ChoiKang qui m’attend déjà à la voiture. D’un bip, je lui ouvre afin qu’il puisse tout poser et je le rejoins pour faire de même, encore sous le choc de cette initiative. Il avait l’air si énervé il y a quelques minutes pourtant... je ne m’y attendais vraiment pas !

Je ne sais pas quoi dire, j’ouvre la bouche et je n’ai pas le temps de le faire que Min Hun dit déjà « m’eci  ‘sieur » en tapant légèrement des mains et se frottant les yeux par la suite. Je souris, mal à l'aise, et le remercie à mon tour. Je pense que je pourrais faire bien plus que de dire merci, le ramener serait plus judicieux...

Je... merci ChoiKang. Je peux te ramener si tu veux ?

Je prends Min Hun dans mes bras, j’espère l’attendrir un peu à vrai dire, il a dû voir que ça n’était pas réellement facile de vivre en tant que mère célibataire, mais il n’imagine certainement pas encore à quel point. Je pose Min Hun dans le petit siège auto qui lui est destiné, m’amuse à poser quelques baisers dans son cou et sur son front pour l’amuser un peu, qu’il ne se mette pas à pleurer, mais il me pousse légèrement, surement fatigué. J’ai de la chance, il n’a pas fait de crise de nerfs en raison, sans doute du timing, parfait je dois dire et je n’y serais pas arrivé sans lui, j’aurais tout laissé en plan pour ne plus revenir dans ce supermarché.

Je ne sais pas quoi dire, je l’invite à monter dans la voiture et à poser ses affaires, en espérant qu’il veuille bien. C’est la toute première fois je crois, qu’il me verra conduire et ce n’est pas de chance je suis aussi stressée que lorsque j’ai passé mon examen. En même temps, il est très proche de moi... et même si je me contrôle relativement bien, je suis capable de fondre à tout instant, ne serait-ce que parce qu’il m’a aidé, oui, c’est pitoyable. J’en doutais, car il n’est pas du genre à se mêler de ce qui ne le regarde pas... ou plus. Mais je le sais serviable et aimant... j’espère qu’il l’est toujours à mon égard, comme je lui ai toujours accordé de l’importance, même encore aujourd’hui, je ne peux pas l’oublier de toute façon, car il est le père de ce petit, celui sans qui je ne l’aurais jamais eu...

Tu... tu n’habites pas loin je suppose ?
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Mar 27 Aoû - 19:00
Elle ouvre son coffre et j’y dépose enfin les lourds sacs et articles que je portais. Sa voiture n’est pas très grande mais elle me parait neuve. Ma sœur restait un temps en contacte avec elle avait finit par me lâcher un jour que EunSil avait réussit , elle était devenu scénariste pour des sitcom et même si j’avais fait mine d’en avoir rien à faire, au fond de moi j’étais très heureux. Elle avait accomplie son rêve, malgré notre séparation brutale elle n’avait pas changer de capte et même si cette idée me faisait mal j’étais soulagé .
J’ai espéré longtemps son malheur sans jamais le formuler concrètement .J’avais trop peur que mes médisances ne lui causent réellement du tort. Je suis peut être superstitieux ou complètement idiot de penser que des prières si intensément souhaitées puissent vraiment prendre forme dans la vie mais je ne peux pas changer ça ,à chaque fois que j’essaye je me sens mal par la suite alors autant ne pas persister .
Et puis au final ,ce n’est pas comme si j’avais désiré ardemment qu’elle décède ou souffre, non je voulais surtout voir le regret enveloppé ses pupilles noires. C’est plus jouissif qu’une mort toute simple.

J’entends une petite voix fluette et endormie me remercier, je suis un peu mal à l’aise ce n’est un secret pour personne ,les gosses et moi ça fait deux . Je n’en ai même jamais côtoyer d’aussi prés, ça me fait tout drôle ,quand je pense que ça grandira et qu’un jour ça paiera ma retraite….je suis inquiet pour mon avenir.
Il applaudit un peu et cette scène pourrai presque passé pour pathétique mais c’est un enfant alors je ne lui en tiendrais pas rigueur . Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il m’a attendri, ô non, mais sa bouille était assez drôle et je suis sûr qu’en photo ça aurait très bien marché . Il y a quelques mois les enfants dit mignons, aux grands yeux et au visage ovale était très prisés par les agences ,je n’avais pas tenter ma chance faute de modèle mais je sais aujourd’hui qu’avec le petit MinHun j’aurai certainement gagné une jolie petite somme .

Ses grandes oreilles et ses paupières irrégulières plaisent beaucoup, les femmes ont envies de découvrir ces bouilles à croquer sur les paquets de biscuits qu’elles achètent pour leurs enfants aux visages ingrats. Elles se mettent à rêver ,à se dire que les leurs ressembleront forcement à ça un jour ou l’autre .
En y repensant moi aussi je consomme ces gâteaux alors que je n’ai même pas de gosses, au final c’est moi qui est le plus minable . Je passe ma vie à rabaisser les autres, à me moquer d’eux en pensant que moi j’ai su dévier les pièges dispersés sur ma route, alors que c’est faux. Je n’ai jamais su prendre de risques ni faire de choix cruciaux , j’ai même préféré arrêter la fac sans le dire à personne pour ne pas vexer ma mère qui me voyait déjà ingénieur du son. J’avais pourtant la vingtaine passée mais j’étais incapable de tenir tête à mes géniteurs, comme si je ne me sentais pas prés à m’assumer , à agir en mon nom, selon mes désirs. La crainte de faire une erreur m’obsède ,comme lorsque je jouais du piano devant des salles combles , je finissais par me dissocier de mon corps ,voyant les mains de mon père pianiste à la place des miennes. Je n’en tirai ensuite aucune gloire , persuadé de ni être pour rien dans se prodige .
J’ai foiré ma vie sentimental parce que je me suis martelé des années durant que EunSil était la cause de toutes mes souffrances alors que j’aurai du simplement la voir comme une première petite amie perdue .j’ai moi-même avivé  ma douleur en exacerber  mes sentiments à son égards , pourquoi au juste? Pour ne pas affronter la vérité, j’étais la cause de tout mes malheurs. Si mes parents se sont séparer c’est parce que leur avis sur la façon de m’élever divergés, ils ne s’aimaient déjà plus lorsque je suis entrée au lycée, ils se sont séparés durant ma première année à l’université. Si EunSil a préféré me fuir plutôt que de m’affronter c’est parce qu’elle savait pertinemment que je n’aurai jamais accepté qu’elle me quitte, j’en serai peut être venu au mains par peur de me retrouver seul .
Toute ma vie n’a été qu’une succession d’épreuve que j’ai préférés contourner , laissant les autres choisir pour moi au lieu d’affronter mon destin . Je ne suis pas l’acteur principal de ma vie, je ne suis qu’un pâle figurant perdu dans la foule qui cherche en vain à attiré la caméra sur lui mais c’est à peine si je rentre dans son  champ.

Dépité par toutes ses vérités prises en pleines gueules je monte sans sourciller dans la voiture de mon ex, bouclant ma ceinture plus par automatisme que par souci de bien faire . Finalement les autres sont heureux de vivre ,j’ai cru l’être en ne pensant qu’à moi mais je n’ai que trop peu souris pour l’affirmer aujourd’hui . Je pensais que faire passer ma vie professionnelle avant tout était une bonne chose et c’était une erreur ,ma seule décision ne m’a mener que dans une impasse , je n’ai même pas assez sur mon compte pour aller saluer mon père ,installé au Japon depuis trois ans déjà.
À vingt-cinq ans je comprends enfin que ma vie est a rayée entièrement ,tout est à jeter et je ne suis pas certain d’avoir la force de tout recommencer .

La route défile sous mes yeux , je crois lui avoir souffler mon adresse mais mon esprit avait déjà décroché , peut être que comme un idiot je lui ai indiquer celleoù vit ma mère : tant pis je renterai à pied.
Le petit à l’arrière ne bouge pas, il doit certainement dormir et ça me fais doucement sourire. Enfant, j’aimais aussi fermer les yeux et me laisser emporter par de doux rêves lors de long voyages en voiture mais ça n‘a duré qu‘un temps. Quand on m’a assit devant un piano on a aussi comblé tout mes temps libres avec des entrainements intensifs, des répétitions à m’en faire saigner les doigts voilà pourquoi aujourd’hui’ je déteste cet instrument ,il m’a bouffé mon enfance et m’a empêcher de me sociabiliser .
C’est toujours plus facile de désigner les autres comme les fautifs , ces mensonges là devenues avec le temps des certitudes ne quitteront pas de sitôt ma façon de penser .

Mes doigts passent sur les coutures voyantes de mon sac un peu sale d’ailleurs que j’ai calé contre mon torse.  Je l’utilisais déjà  à l’université mais je ne suis pas certain que EunSil s’en souvienne, il n’y a qu’un gars aussi dérangé que moi pour ne pas oublier un détail pareil et pour surtout ,ne pas s’en être débarrassé . Je remarque qu’il y a des jouets dans la voiture et des stores Spiderman contre les vitres pour empêcher le soleil de trop taper . EunSil a bien murie , j’espère juste qu’elle n’a pas trop souffert d’être constamment prise à partie pour son célibat .elle m’a dit être seule et je n’ignore pas que dans notre pays d’arriéré il est encore très mal vu qu’une femme élève son enfant ,sans la présence d’un homme ,sans être marié . Moi je ne les juge pas, elle font parfois bien mieux que deux parents .
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Mer 28 Aoû - 16:26
ChoiKang reste silencieux, je ne sais pour quelle raison. Je me mords la lèvre, prends mon fils pour le mettre sur son siège et l’attache. Une fois cela fait, nous montons tous les deux dans la voiture et le silence règne en maitre, si bien que je n’ose même pas mettre la radio. Quelque chose me rassure, il n’a pas explosé... ce devrait m’inquiéter du fait que ChoiKang n’est absolument pas du genre à faire taire ses rancunes, ou bien qu’il est blessé, mal à l’aise au point de ne pas me souffler un seul mot... mais pour avoir vécu avec lui, je sais qu’il est juste plongé dans ses pensées. Il regarde la route et moi je fais de même en bonne conductrice. Je crois qu’il me donne l’adresse de sa mère, peu importe, au moins il n’avait pas refusé de monter.

Je me sens idiote d’avoir peur pour lui, de m’inquiéter encore de ses réactions, mais je sais au fond de moi qu’il y a une raison évidente à tout ça... il est et sera à jamais celui que j’aime. Je tente alors de regarder comment il se tient et je remarque ce sac qu’il avait déjà quand on était ensemble. Je souris légèrement. Je me demande s’il a son caleçon fétiche aussi. Autant ne pas demander, il risque de très mal le prendre, c’est assez personnel... je préfère m’aventurer sur un terrain moins sinueux qui ne lui rappellera pas que j’ai partagé plus qu’un appartement avec lui... plus qu’une chambre, plus qu’un lit... j’en frissonne, rien qu’en imaginant qu’il puisse encore ressentir la même chose que moi, à l’évocation de tous ces moments passés... je donnerais tout, excepté mon fils... pour revivre tout ça, ne serait-ce qu’un jour, une nuit.

Tu as ce sac depuis longtemps, non ? Je veux dire... je... je l’ai déjà vu, n’est-ce pas ?

J’essaye de ne pas être maladroite, mais ce n’est réellement pas facile, j’ai une fâcheuse tendance à mettre les pieds dans le plat, principalement quand il s’agit de lui. J’ai énormément de mal, mais j’essaye un tant soit peu de me contrôler et de dire quelque chose de censé et qui ne risque pas de le blesser. Pour autant, je me rends compte que ça lui rappellera sans le moindre doute la période où nous étions ensemble, et j’espère qu’il va plutôt pensé que je regrette d’avoir fui, plutôt que de regretter tout ce qu’il s’est passé entre nous... car il aurait tort de penser ainsi. ChoiKang est compliqué, mais il n’a pas mauvais fond, même si souvent, il se trompe... tout comme moi, dans mes décisions... il n’a jamais été mauvais, non, jamais.

Je finis par me terrer dans un silence complet, pour ne pas enfoncer le couteau dans la plaie et à conduire silencieusement vers le lieu indiqué. Je ne connais pas très bien, mais au fil des rues qui passent, je finis par reconnaître... je déglutis et espère qu’il ne m’a pas donné l’adresse de sa mère, car elle risquerait de piquer un fard et je ne lui donnerais pas tort... du moins pour certaines choses. J’en frissonne... revoir sa mère n’est pas une bonne chose. Je n’ose pas demander non plus, il risquerait de croire que je pense à un plan machiavélique qu’il aurait mis au point en me jetant dans la gueule du loup, en l’occurrence sa génitrice. Je préfère ne rien dire, je ne suis pas du genre à contrarier les autres, sauf quand il le faut... et parfois, je ne le fais pas au bon moment, ni de la bonne façon. Peu importe, je ne dirais rien qui pourrait le contrarier aujourd’hui... je lui suis redevable.

Je crois qu’on est arrivé... encore merci ChoiKang... je n’aurais pas réussi à garder mon calme sans toi...

Une façon de dire qu’il m’apaise, qu’il me rassure, toujours autant, c’est une qualité qu’il a su conserver et qui doit surement combler sa petite amie ? J’espère qu’il en a une... qu’il a su tourner la page, car je n’ai jamais réussi a le faire. D’un autre côté, en bonne égoïste, j’en ai pleuré de savoir qu’il pourrait être avec une autre, je suis bien faible en comparaison de lui. Cette nuit, au festival, je me suis imaginé mille et une histoires, j’ai retourné toute la nôtre dans ma petite tête de linotte pour au final arriver à la conclusion que c’était bel et bien terminé... et qu’il n’allait surement pas me laisser une autre chance.

Mes mains sur le volant tremblent et je vois ses yeux se diriger lentement vers eux en voyant mon regard légèrement plus troublé qu’il y a quelques minutes. Je me mords la lèvre et regarde droit devant, pour ne pas qu’il pose de question... est-ce qu’il a remarqué à quel point il me manque ? Est-ce qu’il a remarqué.. que je l’aime toujours ? Est-ce qu’il a remarqué que je ne pourrais jamais l’oublier peu importe le temps, peu importe la distance ? Je me surprends à frissonner. Je m’étais promise de ne pas craquer, mais je n’en peux plus de le voir comme ça, d’imaginer une autre auprès de lui qui le prendrait dans ses bras. J’essuie rapidement mes yeux en me raclant la gorge, regardant mon garçon qui semble toujours dormir profondément.
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Jeu 29 Aoû - 0:56
À ses mots je me décrispe et passe distraitement mes doigts sur le cuire de mon sac, elle l’a donc reconnue? Je souris . Finalement je sais pourquoi je suis tombé amoureux d’elle, on partageait un peu le même monde ,elle a toujours su quand j’allais mal , même si je ne faisais jamais rien paraitre.

EunSil est d’un naturel assez calme ,même si dans le privé elle se lâche un peu. Je me souviens qu’entre les murs de la fac elle me laissait jouer au dur, souriant docilement à toutes mes remarques mais elle ne se gênait pas pour me faire payer ces élans de machismes quand nous étions seuls .C’était notre équilibre et j’aurai très bien pu le supporter des années durant, j’avais trouvé ma moitié ,celle qui me complétait ,mais visiblement sa partie du puzzle n’était pas la bonne … cette sensation d’osmose parfaite n’était ressenti que de mon coté.

« oui… je l’utilisais déjà à la fac. »

Avant que tu me jette …
Je détourne le regard un peu plus conscient que tout à l’heure. Il fait nuit noir dehors et j’ai du mal à reconnaitre le coin, mais je soupire soulagé quand nous passons devant une station de tramway .Je lui ai donné mon adresse, je n’ai donc pas été si con.
Je ne suis pas vraiment satisfait , en y réfléchissant je viens quand même clairement de lui dire où j’habitais et même si je doute que cela l’intéresse beaucoup , moi ça me tracasse.

C’est vrai quand on la regarde on voit bien que tout est ok dans sa vie, que son passé est bien derrière elle et que la lourde page concernant notre histoire à été tourné depuis bien longtemps .

Je tourne la tête vers elle quand elle me remercie, ça fait si bizarre d’entendre ces mots sortir de sa bouche, je ne sais pas comment les prendre, je ne suis pas certain de les accepter simplement … ça n’avait rien de courtois … C’est vrai, pourquoi suis-je venu l’aidé à la caisse? Je ne peux pas me mentir plus longtemps ça m’aurait foutu hors de moi si cet caissière avait finit par la virer du magasin , ma rancœur et mon désir de vengeance ne peut pas être altérés par tout ces parasites, et ils ne doivent pas non plus me servir d‘arme dans cette croisade que je mène en solitaire. C’est une histoire que je dois régler avec elle et seulement elle ,aucune circonstance ne viendra me porter secours ni m’arranger . Je suis un homme, je prend mes décisions  seul ,je dois être capable d’être la cause d’une peine , du début jusqu’à la fin.

« Pas de quoi »

Petit, lorsque je rentrais chez moi le corps couvert de boue et les joues griffées par le goudron ma mère me faisait toujours la morale tout en me faisant couler un bain. Elle retirait les gants qui couvraient à longueur de journée mes mains et tout en vérifiant que mes doigts ne soient pas abimés elle m’expliquer que je ne devais surtout pas nourrir une quelconque envie de vengeance pour ces enfants si méchants. Elle me répétait toujours que la haine n’aidait pas du tout à avancer , que l’ignorance était la clef si je voulais rester sur le bon chemin  et surtout ,si je désirai vraiment devenir quelqu’un de bien.
Au final j’ai toujours fais ce qu’elle me disait et me voilà aujourd’hui, je suis un minable photographe qui malgré sa grande taille arrive quand même à ne pas se faire respecter dans les endroits bondés. C’est vrai ça normalement les gens devraient avoir un peu peur, non? Surtout en Corée ce n’est pas courant de croiser une girafe telle que moi et pourtant …c’est moi qui doit céder le passage , qui dois courber l’échine et m’excuser même quand je ne suis pas le fautif.
Bon je vous l’accorde ces trois mots ne quittent jamais mes lèvres, je suis tellement agressif par moment que je ne pourrai pas faire semblant d’être désolé . Je n’ai peut être pas un physique très intimidant mais heureusement pour moi, mon visage si expressif ma souvent sauvé la mise . Pas à chaque fois cela dit .


Elle finit par se garer ,d’un clic je me détache et alors que j’allais quitter l’habitacle je me fige . Pourquoi ne m’a-t-elle pas invité à sortir? Je tourne discrètement la tête vers elle ,une main déjà prête à abaisser la poignet . J’étais à des années lumières de penser la voir pleurer, je ne comprends pas la nature de ses larmes et pourtant je les voies dévaler ses joues non sans ressentir une pointe de satisfaction titiller mes lèvres. Elle est tout juste entrain de comprendre son erreur , voilà enfin mon moment ,c’est à moi de jouer ,tu savoureras ça plus tard Choikang ,profite juste , vide ton sac si tu veux avancer .

« Toutes ces perles translucides ne suffiront jamais à combler d’une mer limpide le faussée que tu as créer entre nous . De ton propre chef tu as choisi de tout quitter, pensant certainement trouver mieux ailleurs. Je t’ai cherché pendant des heures ,je n’oublierai jamais la souffrance et cette peur indéfinissable  qui m’ont habituées à chaque seconde ce maudit jour de mars . Assommé par cette impuissance que tu avais toi-même créée .Ton père à refusait de me répondre, j’ai du appeler les flics et c’est en déposant une demande de recherche que la mèche a été vendue . Je n’étais pas suffisamment  important pour être mis au courant? Tu te vantais souvent d’être la plus mature de nous deux, mais à ce moment là EunSil, tu ne valais pas mieux que toutes ces filles que tu déteste tant . Pleure , mais sache que tu n’échappera jamais autant de larmes que moi, que tes cris et tes regrets ne seront même pas les échos des miens,  que ton cœur ne finira pas broyé comme celui qui bat si faiblement dans ma poitrine à présent . »

La gorge sèche, les yeux presque révulsés j’arrive enfin à m’extraire du véhicule . Mon corps c’est entièrement raidi et j’ai du mal à avancé, à faire un pas devant l’autre sans vaciller . Mes genoux manquent plusieurs fois de se soustraire à mon poids mais j’arrive par chance à me maintenir péniblement debout .
Je n’ai pas compris pourquoi toutes ces paroles aussi couteuses pour moi que blessantes pour elle sont sorties si simplement . J’avais sans nul doute besoin d’éponger mon cœur ,ou tout du moins ce qui l’en reste.
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Jeu 29 Aoû - 1:29
J’ai été si heureuse qu’il me donne une réponse et qu’il daigne sourire un peu. J’en ai souri moi aussi, un bon souvenir... sans doute. Puis le silence, avant que je ne le remercie et qu’il réponde à nouveau, sans la moindre émotion. Contrairement à moi qui déprime à l’imaginer avec une autre et qui craque de l’avoir laissé, nous aurions peut-être du nous disputer à propos de la naissance de Min Hun, plutôt que je l’abandonne ainsi, lâchement. Mes joues se recouvrent d’eau et je ne trouve rien à dire, rien à faire pour m’en échapper. ChoiKang ouvre la bouche pour me dire que ça n’y changera rien, que je suis la cause de ma propre douleur et que la sienne est plus grande encore. Je ne cesse pas de pleurer, en silence cela dit pour ne pas alarmer mon garçon. Je ravale mes larmes au fur et à mesure qu’il me compare à toutes ces filles, qui jouent et qui laissent finalement, il a raison je ne vaux pas mieux, et je n’ai pas le courage de lui dire la raison, pourtant excellente, de mon départ.

Je me contente de glisser un bref « je sais » qu’il n’entendra peut-être pas, étouffé par mes sanglots réprimés. Je sais que je suis responsable, l’unique d’ailleurs... car ni mon fils, ni lui n’y sont pour quelque chose. J’ai détruit sa vie, comme celle peut-être de mon garçon qui ne connaitra sans doute jamais son père... ou si ce n’est sur mon lit de mort. Cet homme si important à qui j’ai fait du mal... qui me le fait payer par sa froideur. Je ne lui en veux pas... je préfère même qu’il m’insulte plutôt qu’il reste de marbre ainsi, au moins savoir qu’il m’aime de toutes ses forces tout comme il me hait. Je n’ai pas le courage de répliquer, pour n’importe quelle autre raison, pour n’importe quelle autre personne je l’aurais fait... mais pour lui, jamais. Je sais qu’il a raison, sur toute la ligne. Je sais aussi que je n’ai pas le droit de protester, que je dois l’accepter... mais c’est si douloureux.

Je frissonne, puis sursaute à la porte qui claque, pour finalement attendre, peut-être qu’il revienne, ou me détendre un instant, crispée sur le volant. Mais ça n’arrivera pas, j’en suis plus que consciente. Je n’ai plus aucun espoir à avoir. Le plus triste sans doute est pour mon petit garçon, car à lui aussi, j’ai fait du mal sans m’en apercevoir au départ, sans même le savoir... je l’ai privé d’un père formidable, qui aurait été maladroit, mais qui l’aurait aimé et lui aurait appris à être un homme digne. Je renifle puis essuie mes yeux avant de me remettre en route. Je ne suis pas fière de ce que j’ai fait, mais j’assume, avec honte, certes, mes erreurs, je n’ai pas nié... j’espère qu’il l’a remarqué, qu’il sait à présent à quel point je m’en suis voulu et je m’en veux toujours, car ça n’était pas pour moi que je pleurais, mais pour lui... d’une certaine façon, il est le seul qui manque à ma vie, la seule chose sur laquelle j’ai du mal à parler, c’est cette fuite...

Garée dans l’allée, je descends, doucement, en prenant mon garçon qui dort à point fermé, j’ouvre la porte, je reste forte et je le pose dans son lit. Une fois fait, je rejoins ma chambre... et lorsque la porte se ferme, je me laisse glisser lentement contre cette dernière en pleurant autant que je le peux cette rencontre, ce passé qui me hante, mon amour meurtri... je l’aime tellement, que j’ai fini par me résoudre à le laisser vivre sa vie. Mais au final, ma vie, c’est lui... et si lui est heureux, moi je n’y parviens pas, lorsque nous sommes éloignés... j’ai besoin de sentir sa présence, j’ai besoin qu’il me dise qu’il est là... mais ce ne sont que des rêves, brisés, j’ai tout gâché. Je voudrais tellement lui demander pardon, milles et une fois, mais pleurer à m’en faire saigner les joues ne servirais à rien, comme il me l’a si bien fait comprendre..., je ne suis qu’une femme, parmi toutes, qui joue... et pourtant, ça n’était pas le but, ça n’a jamais été mon intention, mais je me suis comportée de telle façon que j’en suis devenue aussi monstrueuse qu’elles, sans doute, aux yeux de l’être qui compte le plus pour moi...

J’aurais aimé lui dire de ne pas m’abandonner comme je l’ai fait, mais je n’ai pas le droit. Et c’est bien parce que je l’aime à en mourir que je me retrouve là, assise à pleurer jusqu’à avoir du mal à respirer, voilant mes yeux déjà brouillés par les larmes, de mes mains, comme pour effacer ces visions que j’ai de notre histoire, de ce que j’ai fait... et de cette dernière journée. J’aurais voulu te crier de ne pas me laisser... mais parce que je t’aime, je n’ai rien fait... j’ai préféré te laisser t’envoler.
THE END
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Me manquais juste du chocolat ... ft EunSil
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