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No Kidding [trailer] par Kim Hye Ri ♥

Nous manquons d'hommes hétéro pour nos demoiselles ~
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Dim 13 Avr - 21:06
listen to me !


Min Hun passe la journée à l’école à l’occasion d’une sortie, je me retrouve donc seule avec ChoiKang pour la journée, ce vendredi promet d’être riche en émotions, car c’est également le jour que j’ai choisi pour exprimer ma décision à haute voix, à mon seul et unique amour. Je sais qu’il va m’en vouloir et je me prépare psychologiquement à recevoir toute la haine qu’il aura bien raison de me vouer… et je ne trouve aucune alternative de paix, ou de ce qui pourrait y ressembler. Je me mords la lèvre et m’approche de la porte quand la sonnette annonce sa venue, le laissant entrer avec un grand sourire. Je l’embrasse et le tire à l’intérieur en caressant sa joue et la fais glissé vers sa main pour le tirer vers le salon. Je sais que je vais reculer le moment de vérité encore un peu plus longtemps pour les quelques commodités à entretenir, qu’il ne soit pas lui non plus dans un tel état de stress que je ne puisse plus fuir et me mette à fondre en larme… alors je profite un maximum pour lui prodiguer quelques attentions que je n’ai pas eu l’occasion de donner en raison de mon fils. De NOTRE fils…

Je lui apporte de quoi boire et me sers également, avant de regarder le temps dehors qui est radieux pour un mois d’avril. J’espère qu’il ne va pas croire à un poisson… ce serait vraiment mal venu de ma part et je sens qu’il va préférer que ce soit le cas. Un petit rire nerveux m’échappe. Je déglutis et bois encore, l’impression que ma gorge est sèche au point que j’en toussote légèrement.

« Je suis contente qu’on se retrouve tous les deux un peu seuls… même si ce n’est que pour une journée, j’attendais ce moment… depuis qu’on… qu’on s’est remis ensemble. »

C’est injuste pour mon garçon et je me sens d’autant plus coupable d’avoir souhaité ce moment et de lui avoir caché l’existence de son paternel, mais à son âge, répéter et le maître mot et la crédulité pousse à l’aveu si aisément que j’aurais eu vite fait d’être découverte. ChoiKang l’aurait même su après tout le monde, de quoi le rendre fou, même s’il n’aurait pas eu tort, évidemment. J’espère qu’il comprendra mes mots, dans ma voix, les quelques tremblements devraient l’alerter, mais une fois de plus, il pourrait interpréter différemment. Je lui souris et me rapproche pour l’embêter, pour me calmer moi-même, mes mains sur ses épaules lorsqu’il est assis, pour lui dérober un baiser et l’enlacer un peu. Je n’ai plus l’habitude d’être proche d’un homme et si j’ai encore du mal parfois à m’habituer au fait que je ne suis plus seule, c’est comme si la peur que j’ai m’empêchait de me souvenirs des bons moments et de la démarche à suivre pour l’approcher autant et plus encore.  Je passe ma main dans ses cheveux et profite du baiser avant qu’il ne soit rompu par manque de souffle, je crois que j’en avais vraiment envie… en fin de compte et que si je n’arrive pas à le lui dire maintenant ça n’a pas d’importance…

Mais il faut que ma sincérité et mes mauvaises habitudes reprennent le dessus pour m’alerter que si je ne le fais pas je vais être tourmentée plus de temps encore. Je ne cesserais de l’être de toute façon, cela dit, abréger mes souffrances ou les alléger… je préfère tout de même cela que de les alourdir… je ne sais plus ce que je veux quand je suis avec lui, même si tout est clair dans ma tête, j’ai énormément de mal à franchir le pas et il s’en rendra compte… et il m’en voudra. Je soupire et pose ma tête sur son épaule, désespérée, même si pourtant je me sens assez bien pour supporter de le regarder dans les yeux.
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Dim 20 Avr - 21:31
On a jamais trouvé du temps pour nous. C'est à chaque fois très difficile, entre mon boulot de photographe, celui de Eunsil dans la rédaction de scénario..et surtout à cause de son gosse qu'on ne peut envoyer nul part pour être tranquille.
Déjà elle ne me l'a jamais proposé alors je ne me vois pas lui faire la demande se serait déplacer, elle risquerai de mal le prendre et...ce n'est pas vraiment mon attention. Le truc c’est que je ressens de plus en plus le besoin d’être prés d’elle ,d’avoir certaines attentions que je n’ai encore jamais eu envers personne, pas même elle lorsque nous étions en couple.
Je ne me vois pas comme un sale pervers ou quelque chose s’en approchant, loin de là mais je suis un homme et puis ce genre de retrouvaille est aussi nécessaire que tout le reste…Si c’est fait naturellement, sous une envie alors il n’y a aucune gêne à ressentir, n’est-ce pas?
Je me prends la tête comme un lycée devant un préservatif, incapable de savoir comment l’enfiler, le plus risible c’est que je n’ai même pas ça en main, je suis là comme un idiot à savoir si oui ou non je la rejoins…La blague, je vais encore être soumis à rude épreuve et elle en bonne copine elle ne va rien ressentir de tout cela, je pense les femmes bien moins accès que nous sur la chose même si pas mal de sondage prouvent le contraire.

Je me fais beau, parce qu’on est pas ensemble depuis suffisamment longtemps pour apparaitre négligé à sa porte. D’ici un ou deux mois je ne promets pas garder cette stature mais d’ici là, tachons d’être irréprochable. Les sentiments finiront par aveugler tout le reste et je n’aurai plus besoin de m’étouffer sous un nuage d’eau de Cologne hors de prix.
Ma veste en cuire enfilée je quitte mon petit appartement de quartier et me dirige à vélo chez Eunsil, j’aime son chez elle mais je sais qu’elle n’acceptera jamais de passer chez moi, et moi je ne suis pas prés à lui concédait la venue de son fils.
Ce n’est pas que je n’aime pas ça, finalement je me suis attaché à son petit merdeux mais…Mon appartement n’est absolument pas conçu pour accueillir des enfants.
J’ai des appareils photos très anciens exposés sur des étagères, c’est comme une collection que je fais depuis plusieurs années. J’ai différents ordinateurs donc pleins d’écrans et surtout de câble qui relie tout ça au courant électrique..Je ne m’imagine pas acheter des coins de tables en mousse, des protèges prises et des tapis antidérapant pour la baignoire.
Tout ça se n’est pas moi, je ne me sens pas près, je n’ai de toute façon pas à assumer le gosse d’un autre…Je sais qu’en sortant avec elle j’ai accepté tout le paquet mais en pratique c’est bien plus compliqué..

Sa bouche se presse sur la mienne alors que je retirer doucement mon blouson. Je perds le file de mes pensées, attarde mes lèvres contre les siennes mais elle se recule bien vite, faisant mon poignet prisonnier de ses doigts.
On se laisse tomber sur le canapé, j’étire doucement les manche de mon t-shirt sur mes mains, je suis gêné comme à chaque fois qu’elle m’invite. Ce n’est pas arrivé souvent et je crois que c’est pour cela que je ressens encore autant de malaise.

« Merci »

Je me saisi du verre, en bois une longue gorgée, la route m’a un peu asséchée la gorge, j’ai pédalé comme un dingue, slalomé entre les voitures je pensais être en retard et je sais qu’elle déteste ça. Quand on s’est remit ensemble j’ai réalisé n’avoir pas oublié grand-chose et en avoir compris d’autres.
Je me suis souvenu qu’elle était ponctuelle, un peu autoritaire, qu’elle aimait bien me piquer à manger et me faire râler.
Je jette un coup d’œil en sa direction lorsque je sais qu’elle tourne la tête dans l’autre direction. Mes mains sont moites elles laissent une trace sur le verre que je serre si fort entre mes doigts. Parfois je les efface du bout des phalanges mais c’est embarrassant. Elle me donne si chaud..

Je n’étais pas certain qu’elle était parti pour un tel baiser mais il ne faut pas me tenter .Pencher au dessus d’elle ,une main sur sa joue je la laisse caresser mes cheveux alors que nos langues continuent leurs balais inlassables, humides et chauds.
Elle se recule moi je n’étais pas près de le faire, je suis trop bien parti pour gâcher une telle opportunité d’occuper enfin le rôle de petit-ami.
Nos regards se détachent un peu perdu je remue alors qu’elle a prit appuie contre moi. Je me mords la lèvre là comme un con je suis incapable de laisser transparaitre le moindre geste de compassion..Je suis perdu.

« Eunsil? Ça ne va pas? Écoute… Je-ah! »

Je me redresse brusquement et manque de tomber en marchant sur un légo. Je grogne, le pied dans une main, penchée en avant je fronce les sourcils en m’approchant à cloche pied du sofa. Je sors d’entre les coussin un autre jouet pointu, je perds mon calme et le balance plus loin avant de me laisser de nouveau tomber à ses cotés, soupirant lourdement.

« Un enfant c’est vraiment encombrant… »

Je crois qu’elle le prendra mal mais je ne peux plus cacher très longtemps ce que je pense vraiment et moi qui lui ai acheter deus figurines la semaine dernière…Ce mioche ne sait pas les apprécier.

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Mer 14 Mai - 19:56
J’avais attendu d’être seule avec lui depuis un bon moment et plus j’attendais, plus je me sentais mal de lui cacher quelque chose d’aussi gros. Je ne me sens pas très bien, mais j’ai besoin de lui et j’ai envie de profiter du moment qu’il m’offre et de cette opportunité de l’avoir contre moi, peut-être pour la toute dernière fois étant donné la réaction violente à laquelle je m’apprête à faire face. Cependant, ce n’est pas de ça dont il s’agit. Le baiser enivrant que l’on partage devient un peu plus passionné et j’ai beau essayer de m’en défaire pour lui dire avant qu’il ne soit trop tard… il ne lâche rien, si ce n’est au moment le plus propice. Il manque de tomber sur des jouets qu’il balance ensuite du pied en prononçant cette phrase cinglante qui me met hors de moi. Mais à défaut de pouvoir m’énerver, je reste de marbre, sous le choc quant à ce que je m’apprêtais à lui dire. Il n’en voudra jamais… c’est cette raison même qui m’avait poussé à le fuir la première fois. Je réfléchis plus à ce que mon fils peut endurer qu’au bien-être de mon propre couple, il dira que c’est égoïste de ma part de revenir sur le passé… mais je ne veux pas souffrir et faire souffrir mon enfant, car, oui, il s’agit bien de mon fils en fin de compte.

Je me redresse, replace une mèche derrière mes cheveux et me dirige dans la cuisine pour boire un peu d’eau à mon tour, complètement anéanti pour si peu. ChoiKang ne se rend pas compte du mal qu’il me fait… il est maladroit, et je sais bien que la situation n’est facile pour aucun de nous, mais je suis à fleur de peau pour plusieurs raisons. L’une étant ce secret de famille, l’autre étant le besoin que j’ai de le retrouver. Je suis partagée, torturée… et je me refuse à faire un choix dans l’espoir que tout s’arrange. Je ne suis pas optimiste de base, même si j’ai toujours ce grain de folie que l’on appelle l’espoir, il en faut peu pour me détruire. Il n’y a que deux personnes qui le peuvent et l’une d’entre elles est en train de le faire.

Je soupire et m’appuie contre le plan de travail en me mordant la lèvre. J’ai peur, plus que lorsqu’il est arrivé. À croire qu’inconsciemment, il fait tout pour que je garde le silence à ce propos ou que le destin s’acharne et me donne d’autres chances de me taire à jamais. Je ne peux pas rester de marbre. J’ai chaud et je m’évente avec ma main, je ne saurais dire si l’envie ou le traque ont pris le dessus, mais une chose est certaine, il me fait perdre mes moyens plus que jamais.

« Stupide, stupide, stupide ! Je suis stupide… »

Un coup dans la portière à moitié ouverte sous l’évier me calme légèrement et je n’ose pas revenir dans le salon, mordillant l’un de mes ongles après avoir croisé mes bras, une manie que j’ai toujours conservée et qui trahi mon angoisse. Il doit à présent se douter que tout ne va pas au mieux dans le meilleur des mondes possibles et j’espère au fond de moi qu’il ne pensera pas être responsable. Même si j’avoue lui en vouloir fortement de me décourager sans le vouloir et d’être totalement hermétique au monde des enfants, je sais parfaitement que c’est de ma faute. S’il y avait eu une machine à remonter dans le temps, j’aurais sauté sans me poser de questions pour tout effacer et le forcer à accepter ma grossesse, mais non, ça n’existe pas et j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie. Je dois l’assumer maintenant avant qu’il ne soit trop tard pour ça.

« Écoute ChoiKang… je… j’ai quelque chose à te dire, c’est important… »

Il ne l’acceptera pas… ce n’est pas possible, mais j’ai lancé le sujet maintenant, je ne peux plus reculer. Je prie pour qu’il ne soit pas d’humeur autant que j’ai envie de me débarrasser de ce poids de plus en plus pesant sur mes frêles épaules. J’ai du mal à respirer, mais j’ai plus de mal encore à supporter davantage la situation.
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Dim 25 Mai - 18:46
Quoi mes mots l'ont touchés? Je sais qu'on est de nouveau ensemble mais je ne suis pas prêts de fonder un foyer encore... C'est trop précoce, tout neuf pour moi je dois déjà profiter de notre couple avant de laisser un tiers se mettre entre nous. Le tiers? C'est un gamin forcement les femmes font toujours ça, elles vous chérissent et dés qu'on leur offre un enfant elles..nous ignorent, nous relèguent au second plan et se plient aux moindres exigence de ces rejetons.
Je suis possessif mais EunSil est à moi et j'aimerai pouvoir parler de nous deux avant tout. Son fils?Min Hun, je l'aime bien finalement je me suis découvert un caractère assez passif en se qui le concerne. Je lui laisse beaucoup de chances, je ne m'énerve pas toujours même quand il semble faire tout pour. Elle s'éloigne de moi, je reste affalé bêtement dans son sofa, les bras étendus sur le dossier, jambes croisées. Pourquoi agit-elle ainsi? Elle n'avait pas dans l'idée de me faire adopter son gamin quand même? J'ai vingt-cinq ans, j'aime cette femme et je suis prêts à tout pour lui prouver que je suis le bon alors..Si on doit en passer par là, j'accepterai.
L'idée qu'il veuille m'appeler papa me reste tout de même en travers de la gorge, je ne vais pas pouvoir ni savoir comment agir avec lui, je m'emballe peut être mais la réaction de EunSil fait planer le doute.

J'entends du boucan dans la pièce où elle s'est réfugiée. Je me doute qu'elle n'est pas entrain de faire à manger, ça ressemblait plus à un coup donné qu'à une porte qui claque trop fort. Je fronce les sourcils et me redresse, Mes genoux craquent l mais ne m'en formalisant pas je m'approche de la cuisine, sur mes gardes.
Je la dévisage silencieux, comprenant de moins en moins ce qu'elle fabrique, je franchis les quelques mètres qui me séparent d'elle, et attrape la main qu'elle secoue pour se rafraichir. Je la serre doucement entre mes longs doigts mats, la tête inclinée je cherche à capter son regard.

"EunSil?"

Son visage a prit une couleur très étrange elle est aussi pâle que la lune élevée haut dans le ciel en se soir de printemps. Je ne la comprends pas et c'est un aveu douloureux que je fais là: je n'ai jamais su interpréter ses gestes, la satisfaire sans avoir à lui demander de me dire clairement les choses. J'aimerai être clairvoyant, tomber sur un dictionnaire qui m'aiderai à comprendre les maux dont souffrent toutes les femmes..C'est stupide mais j'ai la nette impression que nous ne venons pas du même monde.
Elle est hésitante, elle se refuse à parler et comme un con je me dis qu'elle doit avoir honte de quelque chose. C'est une femme et forcement il doit être question de sexe, elle ne serai pas aussi gênée si c'était un autre sujet. Je souris alors, venant presser ma bouche contre son front légèrement moite. C'est une chose naturelle à laquelle je pense trop souvent ces derniers temps, je n'ai jamais été très accès là dessus et cela m'étonne que mon ex à présent petite amie ne puisse pas mettre de mots clairs sur ses envies. Elle savait comment faire autre-fois.

"Tu veux aller chez moi? Tu n'y as encore jamais mit les pieds et puis ici ça te gêne peut être un peu?"

C'est peu dire, ça pu le gamin, la bouffe pour gamin et le sol est jonché de tout pleins de jouets pour gamin. Si je dois passer un moment intime avec elle je préfère encore le confort sommaire de sa voiture, parce que là je vais avoir peur que ce diable ne frappe à la porte à chaque couinement de sa mère. Je me donne un coup mental pour avoir oser parler ainsi, vraiment cet histoire d'enfant c'est un peu l'épine qu'on a dû mal à retirer, qu'on garde faute de pouvoir faire autrement mais qui nous obsède en tout temps.
Je me décale et la laisse là, retournant dans le salon où elle m'avait invité à m'assoir à mon arrivé.
Je récupère ma veste en cuir et vérifie que j'ai bien les clefs de chez moi dans la poche intérieur. Je vais la laisser faire ses affaires si elle veut apporter des changes, elle passera forcement la nuit là bas.
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Dim 25 Mai - 20:45
J’en ai marre de me torturer, j’en ai marre de tout devoir porter, je sais parfaitement que tout est de ma faute, mais il arrive un moment ou les épaules ne peuvent plus supporter le même poids que lorsque j’ai eu Min Hun. Je me mords la lèvre et ne m’aperçoit que quand il prononce mon nom, de sa présence, de quoi me faire sursauter avant de chercher dans ses yeux ce qu’il y a. Oui, bon, forcément ce coup que j’ai donné n’est pas passé inaperçu et il en garde des traces d’ailleurs. Je n’ose pas lui dire. Je n’ai pas le temps de toute façon, les mots restent bloqués et il reprend la parole pour me demander si je préfère aller chez lui… pour quelle raison au juste ? Il compte vraiment s’offrir une soirée en amoureux alors que j’essaye désespérément de lui avouer le plus gros de ma fuite ? Je ne peux pas vraiment refuser de toute façon, il a décidé quelque chose et nous allons chez lui, c’est presque préférable. Mais ça ne m’aidera pas, son appartement de vieux célibataire endurci va me ronger jusqu’à l’os !

Je soupire et prend ma veste, si je dois me doucher je lui emprunterais l’un de ses boxers, puisque de toute façon… ils me vont toujours, non pas que j’ai fait le teste, mais j’ai bien perdu depuis ces 3 années, j’ai juste un peu plus de formes et Choikang s’est un peu plus développé, me semble-t-il, alors on doit se correspondre. Je dis n’importe quoi.

Sur la route, je préfère ne rien dire, penser à Min Hun, à ce que je vais faire, ce n’est pas trahir mon petit garçon, mais presque parce que je vois son regard qui m’accuse, je visualise très bien sa bouille accusatrice qui me dira plus tard que c’est de ma faute et que si j’avais été la maman parfaite qu’il prétend que je suis, j’aurais eu le tact de dire à son père qu’il est… son père.

Je n’y arrive pas, il ne m’aide pas, ChoiKang n’est pas très à l’écoute, il est plus à l’instinct et il s’est mis une idée en tête, qu’on se retrouve, ce qui n’est pas mauvais en soit, mais qui me fait extrêmement peur en sachant la dernière fois que nous l’avions fait ce qui s’était produit. Je suppose qu’on ne refera plus la même erreur et qu’il a dû oublier depuis le temps que je ne suis pas la seule à avoir fauté lorsque nous avons conçu à son insu Min Hun… enfin, je ne vais pas le lui reprocher, sa faute est minime… il ne m’a pas abandonné, même si je ne sais pas ce qu’il aurait fait à l’époque. Je me pose tellement de questions que le trajet a été très rapide. Je me déteste.

« ChoiKang… il vaudrait peut-être mieux que je te dise… tu sais… le père de Min Hun… »

Je l’ai dit, je ne l’ai pas complètement dit, je vais finir par le dire, je vais tout casser, mais je n’en peux plus et je menace presque de me mettre à pleurer, je tremble. Je n’ai pas peur de lui, mais de sa réaction, de ses mots qui seront plus violents que des coups et du mal qu’il aura. J’ai peur… j’ai tellement peur ! Je frissonne et je rentre avec lui, pour que nous en parlions à l’abri des regards indiscrets, mais ça n’est pas chose facile que de tout dire maintenant. Les mots se bloquent de nouveau et je serre ma veste dans mes bras un peu plus fortement.

Je n’ose même pas le regarder, il va sans doute s’imaginer mille et un scénarios, mais j’ai besoin de le lui dire autant qu’il a besoin de savoir. Je tente d’attraper son bras en espérant qu’il ne me rejettera pas, car je sais qu’il le fera quand il saura la vérité… elle n’a jamais été aussi douloureuse et difficile à assumer, la vérité. Je déglutis et j’essaye encore de parler, mais j’ai la gorge sèche, je crois que je ne me sens pas très bien, mais ça n’est pas le moment de tout lâcher ! Je suis à deux doigts de le dire, allé Eun Sil ! Encore un effort… s’il ne parle pas, tu vas pouvoir le lui dire… et tu seras enfin fixée…
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Ven 27 Juin - 0:05
On est en voiture je regarde à l'extérieur il fait déjà presque nuit, je ne pensais pas que le temps serai aussi laid. Est-ce que ça aurait changé quelque chose au fait que je voulais la voir? Elle m'a plutôt convoqué aujourd'hui c'est vrai.. Je la regarde par moment, son profil est toujours aussi gracile on prend en âge même si nous ne sommes pas encore de vieux croutons, mais elle reste toujours aussi lumineuse. Je ne dis pas cela seulement parce que je suis resté éperdument amoureux d'elle, je suis photographe on m'a appris à observer, longtemps si nécessaire pour révélé le plus beau, d'un objet ou d'un être. Eunsil n'a pas besoin d'autant d'attention, un simple coup d’œil sur cette ligne parfaite, sur la courbe légèrement arrondi de son nez ou de ses pommettes féminine nous fait réaliser que sa beauté est rare, naturelle et faite pour durer.
Je suis presque fleur bleue et à cette idée je manque de peu de vomir. Ce n'était pas agréable comme renvoie mais il a eu le mérite de me faire comprendre une chose: je ne dois plus m'extasier sans agir, attendre bêtement que le fruit tombe de l'arbre au lieu de venir le cueillir moi même.

Je vois se profiler des immeubles et échoppes qui me sont familier, le voyage a été silencieux mais rapide. Je me demande si je serai aussi téméraire qu'avant notre dépars, j'ai envie d'elle mais je ne suis pas un homme très expansif alors ça ne va pas être très évident de lui faire comprendre cette envie irrépressible que je ressens de plus en plus lorsqu'on se retrouve ensemble.
J'aurai été plus méfiant si tout ce manque ne me chatouiller déjà pas un peu, j'aurai dû comprendre que ce silence ne présageait rien de bon, que sa petite scène dans la cuisine avant notre dépars était annonciateur d'une nouvelle dispute..Je me fige la main sur la poignet lorsqu'elle commence à parler.Avait-elle prit des vêtements avant de me suivre? Non elle souhaitait juste me ramener chez moi pour rejoindre ce type?
Pourquoi me parler d'un père qui ne l'est même pas...Je pense qu'il ne suffit pas de planter la graine pour se revendiquer parent, c'est un engagement...Un putain de boulet qui entrave à vie.

On marche en silence et écrasé par le poids de la tension, jusqu'à ce que j'ouvre la porte de mon appartement moderne. Elle n'est jamais venu ici, il y a plusieurs œuvres d'art contemporaines, des appareils photos dignes d'appartenir au plus grand musée spécialisées, la décoration est épurée, dans les tons monochromes comme j'aime. J'ai mit très longtemps à trouver cette harmonie, c'est très masculin, c'est ma signature et je crois que ce n'est pas approprié à une vie en couple: mais peu importe pour le moment.

"Ce n'est pas grand, la chambre est à l'étage sur la mezzanine ,comme mon bureau. Tu veux boire quelque chose?"

Ma voix est grave, mon ton assez sec, je suis intimidant et je le sais, je n'ignore pas non plus que c'est mal d'ainsi en jouer mais j'ai envie qu'elle fasse ce que je veux elle m'a contrarié et coupé toute envie en commençant à parler. Que compte-t-elle m'apprendre hein? Il est réapparu dans sa vie? Comme tout bonne mère idiote elle a décidé d'accepter ça demande de reconnaissance de l'enfant? Quoi je n'aurai pas fait un bon père de substitution? Je n'accepterai pas de vivre m'a vie avec elle si un deuxième mec se pointe chaque vendredi pour prendre son gosse, les voir discuter autour d'un café alors que je rentre du boulot...Cette vision me file la gerbe. Je rouvre les yeux, les mains sous l'eau je fixe un moment pensif la tasse que je passe et repasse sous le jet brulant, ma peau se rougis, je suis si impulsif il faut vraiment que je soigne ça.
Je coupe les robinets et allume la cafetière, je reste accoudé au comptoir, l'observant de là, elle qui est resté si docilement assise, ce même air déterminé peint sur le visage..Le reste de son corps trahis une peur, une appréhension, rien qu'à voir avec quelle hargne ses doigts tritures le dos de sa main, elle va finir par se faire vraiment mal.
Je reviens vers elle, déposant la boisson chaude et fumante juste prés d'elle, je ne bois que du thé pour ma part.

"Alors? Le père de Min Hun?"

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Lun 30 Juin - 15:43
Le trajet se passe en silence et j’ai extrêmement peur de sa réaction quand il saura ce que j’ai fait. Je me sens fragile, je me sens comme un monstre et je ne nie pas, j’en suis bel et bien un. J’ai privé mon seul amour de tous ces moments à trois parce que j’avais peur qu’il ne me demande d’avorter. Je ne sais pas comment il va réagir, mais je m’attends à ce qu’il soit violent, je sais déjà que ça se soldera par un terme à notre relation, le semblant de stabilité que j’avais retrouvée va être perdu en raison de mon mensonge. Je me devais de le lui dire et c’est ce que je vais faire.

Quand on entre dans l’appartement, je le détaille et j’en oublie presque ce pour quoi je suis avec lui. Il me demande ce que je veux boire et je réponds simplement que du thé m’ira très bien, puisqu’il me l’a proposé. J’espère qu’il a oublié, je me dégonfle comme un ballon, je suis plus que tendue et je tremble presque. Je sens que mes doigts vont finir brisés tellement je cherche à me décontracter, mais ça m’est impossible et j’ai beau retourner la situation, je sais que je n’ai pas le droit, pour Min Hun, de reculer. Je me mords la lèvre et il surenchérie avec mes propres mots. Le père de Min Hun, oui, ChoiKang, tu es le père de Min Hun. Je frissonne, j’ai sursauté quand il s’est mis à parler et soudainement, c’est le calme plat. J’aurais voulu remonter dans le temps, mais ça n’est pas possible et à présent, je m’en mords les doigts.

Je bois, lentement, je me mords la lèvre encore et finalement j’ouvre la bouche. Je la referme aussitôt, j’ai énormément de mal et je sais que ma voix va trembler et se briser par moment, mais… il faut que je le lui dise, je n’ai plus le choix.

« T…tu… »

Je n’y arrive pas, il faut que je me calme. Je ferme les yeux un instant et soupire avant de réitérer ce petit rituel une deuxième fois, puis une troisième. Quand j’ouvre les yeux, il est toujours là. Je ne m’attendais pas à ce qu’il disparaisse, certes, mais pas à ce qu’il soit aussi attentif, et je suis d’autant plus embarrassé qu’il le soit, car le sujet s’il lui semble inapproprié va lui sembler bien étrange à présent.

« Tu es… tu es le père de Min Hun. »

Je me mords la lèvre, je sais qu’il ne va pas y croire, je devrais parler, lui dire ce qu’il s’est réellement passé, je reprends lentement la parole. Je tremble cette fois et j’ai du mal à le regarder dans les yeux. Je ne peux rien faire d’autre que de détourner.

« J’avais terriblement peur… que tu n’en veuilles pas alors que je le voulais moi… c’est pour cette raison que je suis partie et aucune autre. Il n’y a pas d’autre homme que toi, il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais d’autre… jamais. Je m’en veux… d de te l’avoir caché… »

Je m’en veux de ne lui avoir rien dit, de l’avoir laissé croire que j’étais morte, que j’étais dans un état grave, je m’en veux d’avoir nourri sa haine, je m’en veux d’avoir été absente et silencieuse quand il en avait sans doute le plus besoin. Je m’en veux de l’avoir privé de cette naissance, des premiers instants avec son fils… je m’en veux pour tout, mais surtout, je m’en veux parce qu’il aurait été tellement plus avenant envers mon garçon et que par ma faute ils n’auront peut-être jamais une relation père-fils. Je frissonne, je fixe le sol, je n’arrive pas à le regarder, mes yeux sont mouillés et je retiens mes larmes de couler, j’y parviendrais, car ce n’est pas à moi d’avoir mal, je suis celle qui a tout gâché et même si c’est difficile à admettre, je préfère assumer ma faute, même si son regard, je ne l’assumerai jamais. Je me mords la lèvre et tente de me lever… si je paraissais calme et assurée, il n’en est plus rien, il le sait sans doute, il ne me connait que trop bien… mais je n’arriverais jamais à me pardonner ce que j’ai fait et je n’arriverais jamais à affronter ce regard qu’il me lancera sans doute, celui qui m’accusera de tous les maux et qui aura raison de le faire, m’accablant du poids doublé de mes fautes…
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Ven 18 Juil - 1:03

Je prends place dans le fauteuil face à elle, je ne bois rien j'ai reposé mes avant bras sur les appuies coudes. Je n'ai pas voulu les croiser contre mon torse cela aurait pu lui faire passer un message peu rassurant, déjà qu'elle m'a l'air tracasser autant être celui qui calme les choses, qui brise la glace tout en restant stoïque. Au plus profond de mon être je suis hors de moi, j'aimerai lui sauter à la gorge ou reculer le temps, retourner dans cette appart' et reprendre là où je me suis arrêté, non il a fallut qu'elle parle comme elle l'a toujours fait, il a fallut qu'elle brise l'instant et qu'elle ramène tout à elle. Je crois qu'elle n'a pas aimé la remarque que j'ai fait sur les gosses lorsque je me suis rassis sur un des jouets du sien. Est-ce que c'est ma faute si je n'ai pas la fibre paternelle? Je n'ai pas envie d'y penser parce que forcement je vais devoir m'imaginer dans le rôle de père et je ne compte pas laisser EunSil m'échapper, il va donc falloir que j'accepte son morveux dans notre existante et sa potentielle envie de lui faire un petit frère ou une petite sœur. J'ai tout juste vingt-cinq ans, je croyais devenir reporter et finalement je suis photographe pour un petit journal local. J'ai encore trop de choses à accomplir et de rêve à finaliser, je ne peux pas me s'aborder de la sorte.

Plus je la regarde plus mon visage se ferme et mes mâchoires se crispent. Je n'ai plus rien du gentil ChoiKang qu'elle côtoie ces derniers jours, je ne sais pas si c'est parce que je m'attends à entendre des mots qui ne me plairont pas ou si c'est tout simplement parce que son expression ne me revient pas. Elle est toute recroquevillée, elle semble se torturer elle même de l'intérieur comme si elle faisait face à la potence. Suis-je tant à craindre que cela? Mon regard aile de corbeau reste braqué sur ses lèvres en mouvement, j'en redessine mentalement les contours alors qu'elle ose lâcher une phrase qui sonne comme le couperet sur l’échafaud. Je ne la crois pas.

Comment cela serait-il possible? La dernière fois que nous l’avons fait remonte à tellement loin..De plus je ne sais plus vraiment si nous utilisions ou non des préservatifs et puis la question ne se pose même pas! Elle ment, elle me déçoit elle m’avait promis de ne plus le faire, de tout me dire et finalement non. C’est autre chose, son ex le vrai père de ce rejeton n’a pas voulu répondre présent à ses relances, j’en suis certain, ça ne peut être que ça. Je la vois bien, tchater des heures durant ou pire, passer ses nuits au téléphone, à jouer les pauvres filles éplorées dans l’espoir d’attendrir son cœur de lâche. Je ne me contrôle plus, mes mouvements sont saccadés je n’arrive pas à la regarder, je sais que je ne peux pas la haïr pour une erreur commise avec un autre mais…Je ne peux tolérer ses mots, se mensonge odieux qu’elle pensait certainement crédible. Comme si j’avais pu la mettre enceinte sans m’en rendre compte, la laisser fuir alors que j’ignorais qu’elle s’en irait.

Tant de choses fausses qui sortent de sa bouche, sans gêne sans crainte que ma foudre s’abatte sur son corps frêle et déjà blessé. Pour qui se prend-elle? Je ne suis pas idiot! Elle ment, il n’était pas question d’une grossesse, pourquoi cherche-t-elle à réduire à néant ce que j’ai réussi difficilement à reconstruire? Cette confiance totale que je m’apprêtais à lui offrir pour la seconde fois, seconde et dernière fois.
Son regard ne capte jamais le mien si assassin, pourtant je cherche à le happer pour ne plus le laisser fuir, elle m’a l’air honnête, honnête dans sa folie…Ébranlé, je me cramponne à mon siège, mon visage s’incline sur le coté, je serre les poings tendit que mes lèvres se pincent, je dois me calmer..Ne surtout pas exploser.

C’est le mien, il est bien à moi. Un haut le cœur me prend aux tripes, je dois me contrôler pour ne pas vomir sur mon magnifique tapis. Je ferme les yeux, les rouvre dans l’instant sans savoir ce qui me motive à le faire. La peur que des images du passé ne se greffent sur mes paupières, ou bien l’idée qu’elle s’en aille avant même que j’ai pu dire ce que je ressens…Elle a cru être la seule à choisir pour le destin, que son ventre valait mieux que ma graine, voilà bien une femme. Elles sont toutes les mêmes. Je n’en aurais jamais voulu, je l’aurais sans doute fait partir loin de moi, je suis bouddhiste, mais je serai allé à l’encontre de mes croyances: j’étais jeune et ambitieux jamais je ne me serai entiché d’un marmot et de sa mère trop conne pour comprendre.

« Sors de chez moi. »

Mon timbre est froid, tranchant, mes iris ont noircis, leurs pourtour ont rougis. Je n’arrive pas à y croire, mes mâchoires tremblent, mes phalanges blanchissent je me vois l’étrangler, la frapper de rager, pleurer tout mon soul…L’oublier, souhaiter de ne l’avoir jamais retrouvé cette fille qui ne fait que me détruire, mettre mon cœur en pièce et mon esprit en émois. Je ne peux laisser court à ce flot de paroles furibondes qui bordent l’intérieur de ma bouche et menacent de sortir à toute instant par la commissure de mes lèvres.
Elle me brise le cœur , pour la seconde fois.
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Mer 24 Sep - 14:59
Je reste figée après avoir lâché ces mots. Je tente de me justifier désespérément, mais ça ne sert strictement à rien et je frise l’arrêt. J’ai besoin d’air et je retiens mes larmes. Je n’ai que ce que je mérite. Je n’ose plus le regarder de peur de lire son dégoût. Je sais que je n’échapperais pas à une réaction et pas des moindres, mais j’ai toujours l’espoir qu’il ait changé à ce niveau-là. Mes mains se mettent à trembler et je laisse mes yeux remonter doucement sur sa silhouette alors que je ravale ma salive pour retenir mes larmes. Il me demande de sortir.

Mon cœur se serre et je me sens plus que mal, je n’ai pas d’autre choix que de prendre mon courage à deux mains tant qu’il est encore temps. Mes jambes refusent de bouger et quand j’essaie, j’ai l’impression de lutter comme lorsque je suis prisonnière d’un état incommodant. Je frissonne et finis par me mettre droite sur mes jambes en manquant de renverser la table. Je n’arrive pas à lui parler, mes lèvres tremblent aussi et aucun son ne daigne sortir. Je crois que je suis en train de le perdre définitivement et je me sens plus que minable d’avoir tout gâché de cette façon. Je n’en veux pas aux autres, je ne lui en veux même pas. Je m’en veux à moi. Je tente d’approcher une main qui ne dépasse qu’à peine ma hanche. Je la laisse retomber et j’essaye d’appeler son nom. Mais il m’est interdit.

J’ai compris. Cette fois, il vaut mieux que je sorte, que je sorte de sa vie définitivement. Je me dirige vers la porte et dans l’espoir qu’il comprenne, je tourne ma tête une fois sur la poignée. Je l’observe et je crois déceler le même mal qui me ronge, au point de ne plus me retenir une fois sortit. Je reste dans le couloir et je fonds littéralement. Je suis un monstre, un véritable monstre d’avoir osé lui enlever ces trois premières années de vie. Je suis un monstre de ne le lui dire qu’après nous être retrouvé. Je ne me supporte plus et je me laisse glisser dans la cage d’escalier, là, entre deux étages je peux enfin déverser tout mon soûl. Je ne me sens pas mieux pour autant, mais je n’arrivais plus à respirer. J’ai beau essayer de me dire qu’aujourd’hui, je l’ai fait, je le lui ai dit, ce jour restera gravé en moi comme celui où j’ai gâché sa vie pour la seconde fois. Je l’aime à en mourir, mais plus que tout j’aime notre enfant aujourd’hui. J’aurais préféré être une mère exemplaire, une mère parfaite, mais je ne suis qu’une ingrate qui se fait passer pour une victime.

Quand mon fils… notre fils sera en âge de comprendre cette histoire, je préférerais lui dire la vérité, plutôt que de lui cacher quelle mère affreuse j’ai faite de lui enlever son père à la naissance. Je ne suis qu’une femme faible et égoïste. Je ne l’ai jamais manipulé, je n’avais pas prévu cette grossesse et pourtant, c’est tout comme. J’ai prévu ma fuite, à défaut d’avoir pu lui en parler d’avoir eu peur de la réaction du père de ce fœtus. Je serre les poings autour de mes jambes et bave lamentablement sur mon genou en fixant le vide. Je n’ai plus cette petite voix dans ma tête qui me répète sans cesse comme une alarme que je dois lui en parler, non, là, je suis seule face à mon problème et je regrette profondément ma vie, à l’exception de ces trois années. Je n’aurais jamais dû revenir, j’aurais peut-être dû éviter cette confrontation ? Pour mieux me faire punir par mon… notre petit garçon. Mais non, j’ai choisi d’être honnête sur le seul point où je ne l’ai jamais été et voilà que je n’ai plus de larme pour pleurer et que je laisse le silence contrôler mes sanglots. Ma tête appuyée contre le mur fixe cette marche à mes côtés, poussiéreuse. Pour une raison que j’ignore, je me mets à en frotter l’angle. Un contact froid et rêche, profondément stupide, mais qui m’occupe l’esprit à autre chose. Je ne suis qu’une lâche, j’essaye encore de m’évader… comme toujours. Pardonne-moi ChoiKang… tu es et tu resteras à jamais l’amour de ma vie, tu n’as rien fait pour mériter ça et encore bien moins pour que ça t’arrive deux fois…
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