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No Kidding [trailer] par Kim Hye Ri ♥

Nous manquons d'hommes hétéro pour nos demoiselles ~
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 [E.I.I.2] SMOOTH VS SHIN MIN NAM

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Smooth Criminal
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Sam 6 Sep - 21:04
VICTIME PRÉSUMÉE N°60

contexte
La nuit fait profil bas quand les habitants d’Anyang taisent leur liberté pour la troquer contre une tranquillité incertaine. Ce soir, c’est vous qui n’avez pas vu passer l’heure et qui errez dans le parc pour une raison qui ne regardait que vous à l’origine. Voilà que cela est l’affaire du tueur. Il n’apprécie pas que vous soyez là, par défi ou par stupidité, la nuit, Anyang est son territoire.

Dans sa générosité, il n’annonce pas sa présence. Il compte vous faire payer cet affront et vous aurez, ironiquement, le droit de garder le silence, car toute plainte sera retenue contre vous.


rappel
Une réponse 4 points
Rp fini 20 points
rp entre 300 - 500 mots (plus si l'envie vous prend, nous limitons juste pour ne pas vous contraire)
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Shin Min Nam
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Lun 8 Sep - 0:15
Aujourd'hui, je sentais que rien ne serait comme d'habitude. Pourquoi ?... Pour commencer JiHoon à quitté le bar où je travaille depuis maintenant plus d'un an. Il a trouvé mieux ailleurs, et j'entends par ailleurs, Séoul. JiHoon c'est un ancien collègue de travail mais aussi...Un ami quelque part. Je n'ai jamais été très proche de lui, pourtant je peux dire qu'il a été là pour moi à plusieurs reprises. Il est quelqu'un d'un peu bête, de pervers aussi, mais il est gentil au fond. Au tout début de notre relation, je le repoussais sans cesse, mais j'ai fini par accepter, en quelque sorte, son amitié. Tout du moins, je traînais avec lui sans le repousser... Violemment. 

Ce fait plutôt marquant ne m'a pas laissé indifférent. Son départ m'a en quelques sorte rappelé ma fameuse rencontre avec mon maintenant petit ami. Une rencontre bien mouvementée d'ailleurs. J'y ai aussi rencontré Tian, cet imbécile de Ji Hyuk je le deteste toujours autant- et le reste de la bande. Cette rencontre ne fut pas agréable pour un sous, mais maintenant, avec pas mal de recul, je me dis qu'eux comme moi, on était...Stupide. Oh, j'ai toujours le sang chaud et la réplique facile, mais j'ai aussi appris à réfréner mes ardeurs. Grâce à tout mon entourage. 

Même si j'ai changé, j'ai toujours ce côté insouciant et sûr de moi. Je suis quelqu'un de méfiant, mais pas tout le temps. Notamment la nuit. C'est à cette heure là que je peux écouter le chant calme et reposant du monde nocturne. Il y a les insectes, le vent, les petits animaux... Toute cette activité non humaine qui ne demande qu'à être écoutée. Alors oui, il y a un tueur qui rôde par ici, à Anyang, mais je ne me sens pas spécialement en danger. C'est ridicule mais je m'inquiète plus pour mes proches que moi. 

Peut être suis-je trop confiant... Quoi qu'il en soit, je n'ai pas peur de dépasser le couvre feu. D'ordinaire je le respecte mais il m'arrive de devoir passer outre pour diverses raisons. Par exemple, ce soir... j'étais chez Daeho. Oh je vous vois venir ! Je devais passer chercher quelque chose chez lui après le boulot, et il s'avère que... Eh bien je ne suis pas parti tout de suite après. Le pourquoi ne regarde que moi ! Hum... mais j'ai préféré rentrer malgré l'heure parce que ma tante ne dort pas à la maison, et Kiwi ne devait pas avoir de quoi manger. Il peut rester seul du moment qu'il a de quoi manger dans sa gamelle. Daeho a été plutôt compréhensif, mais je dois avouer que je ne lui ai pas laissé le choix. Je lui ai expliqué pour mon chien, et comme son grand ami l'a appelé pour passer la soirée avec lui, il n'a pas pu me raccompagner. Je ne sais pas s'il voulait le faire, le téléphone à sonné pendant que l'on... se disait aurevoir. Peut être qu'il m'en veut de ne pas être resté mais de toute façon, ça l'arrange plutôt bien avec la venue de Ji Hyuk. 

Bref... j'ai marché pendant longtemps en utilisant très peu le métro. J'ai envie de me dégourdir un peu les jambes avant de rentrer, et comme je suis un grand solitaire, le parc est parfait pour ma petite promenade improvisée. En plus de ça, je vis à peine à 5 minutes d'ici alors ce n'est pas très grave si je rallonge un peu mon chemin. Je suis donc arrivé à mon rythme dans ce grand espace sombre et boisé. Il est certain que le parc est plus agréable le jour... Cependant, "grâce" au tueur en série d'Anyang, les nombreux alcooliques et pervers ne rôdent plus dans le parc. Ils ont bien trop peur pour leur vie vous comprenez. Ainsi je suis parfaitement tranquille. 

Enfin... C'est ce que je pensais. J'ai une ouïe assez fine pour percevoir le bruit d'un pas s'enfonçant légèrement dans le sable. Immédiatement, je me retourne, aux abois.

"Qui est là ?"

Je préfère encore parler tout seul et passer pour un débile à mes propres yeux, plutôt que d'ignorer un fait important. Immobile, je tends l'oreille, attentif au moindre indice m'indiquant qu'il y a quelqu'un à cette heure avancée de la nuit, non loin de moi.

... Rien... pas un souffle. J'attends encore un peu avant de soupirer et de reprendre mon chemin. Je suis au centre même du parc, non loin de la fontaine. Il fait vraiment sombre, depuis plusieurs jours les lampadaires des environs sont tombés en panne. C'est aussi pour ça que je suis passé par là. Pas de lumière pour m'agresser la rétine pendant que je réfléchis. Je suis habillé d'une chemise bleue ciel à carreaux, avec un pantacourt en jean déchiré aux genoux. J'ai remonté mes manches aux coudes à cause de la chaleur ambiante, on est en été tout de même.

De nouveau perdu dans mes pensées, je ne fais pas attention aux légers bruits qui reprennent dans mon dos...
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Lun 8 Sep - 22:19
Il est là, guettant sa proie, prenant tout son temps pour l’observer et saisir le bon moment. La lune est pleine, la nuit est sombre et sans étoile ce soir et les lampadaires qui ornent en faible quantité le long du parc ne donnent pas une visibilité nette. Le silence est à son comble et le moindre faux pas est interdit. Il s’était imposé à lui comme un jeune pouce, ne se méfiant plus de lui petit à petit. Shin Min Nam allait affronter le criminel cette nuit. Le meurtrier d’Anyang, un nom qui fait froid dans le dos et bien qu’il ne rivalise pas avec Jack l’Éventreur il est quand même assez connu dans tout le pays pour avoir fait un nombre de victimes élevé. Personne ne sait pourquoi, ni qui il attaque par préférence. Quel est le profil type de ses victimes ? Elles n’ont aucun point commun, elles sont juste d’Anyang. Certaines n’ont même pas grandi dans la ville.

Ce soir, Shin Min Nam allait faire les frais de son imprudence. Lentement, l’inconnu s’approche, cachant sa présence derrière des feuillages ou des arbres plus épais. La nuit est avec lui, comme un signe du destin. Il devait le faire, parce que c’était écrit, parce que cette nuit ils ne se rencontraient pas grâce au hasard. Le criminel s’avance et la voix de sa future victime résonne, mais se tait ensuite. Il ne se méfie plus au point de ne pas être alerté par cette présence. Le meurtrier marche maintenant au même rythme et à une distance suffisante pour que le jeune homme ne se doute pas de sa présence et ne puisse pas l’anticiper. Il n’avait aucune arme avec lui, sa carrure lui permettait de s’en sortir autant que ses idées ingénieuses pour faire le mal. Une intelligence supérieure employée à des fins moins louables.

Voilà des jours qu’il le surveille dans ce parc et qu’il connaît son chemin parcours. Il n’a pas besoin de le suivre pour savoir où il réside, non, il le sait parce qu’il connaît tout le monde à Anyang même quand ça n’est pas forcément le cas en face. L’ombre apprécie cette vision et la déteste à la fois, il veut l’éliminer pour que son domaine reste intact et que la nuit n’appartienne qu’à lui. Il connaissait aussi ses fréquentations, mais il n’en avait que fi, l’ombre voulait jouer avec ceux qui le défiaient et il était servi.

Un bruissement de feuille et il disparut dans la nature, jouant avec les nerfs du rebelle, il voulait sentir la peur dans son comportement, son regard. Il voulait le voir trembler et reconnaître sa défaite silencieuse, mais pas trop vite. Et ce criminel-là n’était pas miséricordieux. Il ne lui laissera pas la chance de se repentir, car les deuxièmes chances n’existent pas dans son monde. La noirceur qui l’habite le rend euphorique et le plaisir de tuer coule dans ses veines, tout cela est palpable. Il s’aventure encore, cette fois c’est un lampadaire qui se met à sauter et dont la lumière vacillante, source d’apaisement et d’espoir était en train de rendre l’âme peu à peu. Le souffle d’une brise légère vient faire danser leurs vêtements et se lever la brume. Il n’y aura pas d’issue.

Le malfaiteur ne fait pas entendre le son de sa voix, mais son souffle trahit sa présence et la satisfaction qu’il éprouve en s’impatientant de cet état chez ses proies. Il sourit, il attend le bon moment, il veut figer l’instant où la surprise et la peur se mêleront et où le dernier souffle de vie lui sera ôté.



Shin Min Nam
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Mar 9 Sep - 12:28
Et mince. Je n'ai pas eu le temps de faire 5 mètres qu'un bruit résonne dans le silence de la nuit. Ce n'est en rien comparable à un bruit de pas cette fois-ci... Ce qui est étrange. S'il y avait effectivement quelqu'un dans les environs -que cette personne me suive ou pas- j'aurais dû entendre de nouveau des bruits de pas, et non de... Feuilles. Je me serais trompé ? J'aurais affaire à un animal alors ? Cette hypothèse ne me reste pas longtemps à l'esprit, parce que, tout simplement, j'aurais entendu d'autres bruits. Pas juste ces deux sons aussi éloignés dans le temps. Alors... J'en reviens à quelqu'un, un humain. Si cette personne se fichait réellement de moi, elle n'aurait pas camouflé ses pas ainsi.

Sans me vanter, j'ai une ouïe bien développée, et j'aurais entendu. J'aurais pu capter n'importe quelle présence. Or ce n'est pas le cas. Ce qui veut dire que la personne qui me suis est assez agile et douée pour éviter de se faire repérer aussi grossièrement. Si j'ai pu capter ces deux signes, c'est sûrement qu'il ou elle l'a fait exprès. Et... ça ne me plaît pas du tout. Soit je connais la personne, soit c'est un tordu... Soit je connais la personne ET c'est un tordu. J'ai eu affaire à pas mal de pervers, et d'homophobes. Alors il n'y aurait rien de surprenant à ce que je tombe sur telle ou telle personne, même à cette heure. En priant sincèrement pour que je connaisse simplement la personne -Ji Hoon par exemple, c'est un mauvais blagueur- je me retourne de nouveau, les traits crispés par une inquiétude presque... Imperceptible. Je me convainc tant bien que mal que je ne crains rien, mais mon instinct n'est pas tellement de cet avis.

"Je le répète : Qui-est-là ? C'est loin d'être drôle, j'ai pas que ça à faire."

J'ai essayé d'être le plus ferme possible. Hors de question de paniquer, ça ferait trop plaisir à la personne qui me suis. Si c'est un ami, il se foutra de moi pendant des mois entiers, et si c'est un ennemi... Eh bien il aura sans doute ce qu'il veut, et je n'aime pas me faire manipuler. Je déteste être pris pour un con. Plongé dans mes interrogations, je sursaute plutôt violemment lorsque le lampadaire juste à côté de ma tête grille lui aussi, comme ces congénères. C'est vraiment n'importe quoi... Quand est-ce que le maire va penser à agir ? Ces lampadaires sont vieux maintenant, il est plus que temps d'en changer. Ils étaient jolis, certes, mais il ne faut pas repousser l'inévitable non plus.
Enfin... Il y pensera sûrement lorsqu'il y aura un accident, ou lorsque tout les lampadaires du parc auront grillés. Et le parc... Et plutôt énorme.

Une grosse bourrasque de vent me fait légèrement reculer, me prenant donc par surprise. Je n'entends plus rien pendant quelques secondes, c'est assez désagréable... J'ai repris un peu de poids depuis cet hiver, je pense avoir atteint mon poids d'origine, mais je n'ai certainement pas récupéré toute ma force que j'avais... Pour ça il faudrait que je m'entraîne de nouveau sérieusement, avec un professeur certainement. Et pas un simple prof pour enfant, mais pour adulte. J'y penserais plus tard...

J'allais m'énerver et interpeller le petit plaisantin, lorsqu'un troisième bruit attire mon attention. Un son grossier et désagréable, qui est impossible à ignorer. Le calme était en plus revenu alors c'était d'autant plus difficile de ne pas l'entendre maintenant. C'est... Une respiration... Calme mais forte. Bizarre... Pourquoi lorsque je lui parle, il ne répond pas ? Ok, même si c'est une blague, ça va pas un peu loin ?.. Merde ! Il va pas me pourrir longtemps ma soirée lui !

"Oh je te parle abruti ! Je ne te vois peut être pas, mais je ne bougerais pas tant que tu ne seras pas sorti de ta planque !"

Je m'énerve vraiment, et en même temps, l'inquiétude que je ressens depuis tout à l'heure continue de grimper et de presser mon organe vital. Je ne comprends pas sa manière d'agir et c'est ce qui me stresse. Si encore il m'insultait, ou venait et essayait de me frapper, je saurais comment réagir. Je sais me défendre et je n'aurais pas de quoi paniquer mais... Ne pas voir qui me fait face m'incommode. Je pense que ce n'est définitivement pas un ami. Je ne connais personne d'aussi idiot et dérangé pour me suivre, la nuit, sur certainement plusieurs mètres, sans s'annoncer. Wollie ne prendrait pas cette peine, il serait plutôt en train de me secouer comme un cocotier en me disant que le couvre feu est dépassé depuis plusieurs heures, Daeho est occupé, Tian ne ferait tout simplement pas ça et Yinchao... Il m'aurait aussi sauté dessus en me disant que c'est dangereux de traîner ici la nuit.

Dans ce dernier cas, j'aurais répondu que le parc est un endroit plutôt sûr mais... Maintenant que j'ai la certitude qu'un malade est planqué quelque part dans les buissons, à quelques mètres de moi, je n'en suis plus aussi sûr. Surtout qu'avec la pénombre insistante, et la lumière fourni presqu'exclusivement par la lune, je ne vois pas bien.

Les poings resserrés, plaqués contre mes jambes, je campe toujours sur ma position, essayant de distinguer n'importe quoi qui pourrait m'indiquer sur l'identité de l'autre. Il n'est pas question que je me coltine un espèce de stalker jusque chez ma tante, je ne serais pas tranquille. Je ne veux pas la mettre en danger, elle et Kiwi, plus toutes les autres personnes qui se rendent chez nous.

Non, je vais m'en débarrasser quoi qu'il arrive. J'en prends la responsabilité.
Smooth Criminal
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Mer 10 Sep - 20:57
Il s’impatiente et il se délecte de cette impuissance à laquelle sa future victime se prêtait. L’ombre se propage et noircit le parc de son tour de passe-passe. Peu à peu celui-ci se trouve dépourvu de lumière. L’un après l’autre, les lampadaires s’éteignent ou voient leurs lumières baisser considérablement. Il se retourne et il le cherche des yeux, mais l’ombre est inaccessible et maîtrise l’art de savoir se cacher pour mieux surprendre ses proies. Il sourit et son cœur qui bat ne laisse entendre aucun son perceptible autre qu’à ses tempes. Son souffle se fait de plus en plus abrupt et attise la colère du blond. Shin Min Nam se dresse et crispe sa mâchoire. Cela suffit à le satisfaire, mais voilà qu’il l’insulte et cela ne lui plaît pas. Le criminel ne sort pas de sa cachette, il attend, l’observe sous sa capuche noire et ses yeux croisent même les siens.

Le vent a déboussolé le petit ange. Le vent l’aide et lui donne la preuve que ce geste devait être accompli. Il fait bruisser quelques feuilles au loin et lui permet de sortir de sa cachette pendant que le détournement d’attention offert par la nature s’opère. Min Nam est à quelques centimètres de lui à présent et sa carrure plus petite que la sienne ne lui permettra pas de s’échapper. Une poigne s’empare de son épaule. Son masque tout près de son oreille il lui susurre, de façon étouffée pour que le son de sa voix ne soit pas reconnaissable.

« Le petit chaperon rouge va se faire dévorer par le loup pour son imprudence. N’était-ce pas ce que tu souhaitais ? »

Oh ça n’était pas le cas. Le meurtrier d’Anyang en était sûr, mais il le faisait réfléchir à ses actes, à son manque de respect évident et à cette loi qu’il avait imposée et qui n’avait pas été respectée. Ce soir comme tous les autres soirs il était le roi et personne ne pouvait se relever tant qu’il ne l’aurait pas lui-même ordonné. Il était maître dans cette ville, il l’avait toujours voulu. Sa mission était à présent d’éradiquer tous les inconscients, tous ceux qui se croyaient au-dessus des lois et qu’il jugeait poison pour cette parfaite petite communauté. Il voulait l’abattre de sang-froid et le voir souffrir. Il voulait qu’il rende l’âme entre ses mains et il ne fit pas tarder plus longtemps le suspens, attrapant les cheveux de sa victime pour mieux la soumettre à ses envies et lui empoignant la gorge de son autre main. Son torse était contre le dos de l’inconscient. Le tueur était en train d’accomplir sa mission et il laissa un rire étouffé s’échapper de ses lèvres tout en prononçant des paroles qui ne seraient pas comprises.

« Dulce et decorum est pro patria mori nam in dura lex, sed lex »

Le criminel savait qu’il réussirait, mais il appréciait toujours jouer au chat et à la souris. Conscient qu’il n’en avait pas eu grandement la possibilité par son emportement précoce, il relâcha un peu la pression exercée par son bras. Ses mains gantées étaient quant à elles crispées entre les cheveux de l’enfant et serré en une poigne redoutable pour l’autre sur son avant-bras afin d’éviter de perdre face à l’oisillon et cette force insoupçonnable que tout homme sur le point de mourir pouvait développer, même le plus insignifiant des hommes. Allait-il lui dire ses dernières requêtes ? Exprimer des souhaits que le criminel, étonnamment respecterait à condition qu’elles ne l’incluent pas, car lui, il le savait, il était déjà condamné pour ses crimes. Il ne voulait pas se faire attraper, pas tout de suite pour répandre encore ce dictat et instaurer la paix entre les habitants d’Anyang. Ses actes condamnables avaient pour but une vengeance, mais aussi rendre son martyr réel et faire de sa personne un bouc émissaire à tous ces malheurs, car il en faut bien un pour que le reste de la communauté soit soudée. N’était-il pas un ange déchu ?



Shin Min Nam
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Mer 17 Sep - 15:26
Il aura fallut... Juste... Quelques secondes. Rien de plus. Nous sommes peu de choses, et la vie ne tient qu'à un fil. Il y a de ça quelques heures, j'étais un habitant parmi tant d'autres, je rentrais tout simplement chez moi après avoir rendu visite à mon petit ami. Jusque là rien d'anormal mais...

Sur le chemin, il a fallut que je croise sans m'en rendre compte un malade mental. Un espèce de détraqué qui a sans doutes vu en moi la proie parfaite. Nous ne sommes pas des animaux sauvages, même si parfois je le regrette. Le seul côté positif de l'humanité, en un sens, serait la conscience. Nous ne sommes pas régit par l'instinct animal. Si nous choisissons de tuer, ce n'est pas par besoin primaire ou par réflexe... Mais bien par choix. Nous n'avons aucune excuse pour ça. Alors, normalement, je n'aurais rien eu à craindre ici, dans ce grand parc.

... Normalement. Pourtant, c'est loin d'être le cas. Je n'ai rien vu venir, du tout.
Une brusque bourrasque de vent m'a coupé ma vue et mon ouïe pendant un court laps de temps. Court... Mais fatal. Avant que je puisse esquiver le moindre geste, un corps se colle quasiment contre le mien. Le temps semble ralentir, et sa voix est facilement portée jusqu'à mes oreilles étant donné notre proximité. Son ton malsain et enjoué me glacerais presque le sang. Ce qu'il vient de me murmurer... Je... Je n'ai pas affaire à un vagabond banal, ou un vulgaire pervers... Il vient clairement de le dire... Il... C'est... Il veut me tuer ?...

J'allais le repousser de toutes mes forces, sauf qu'il est plus rapide... Et plus fort. Sa poigne sur mon épaule me fait gémir de douleur et m'empêcher de lui donner le coup que je lui réservais. Le mauvais pressentiment qui titillait mes entrailles se fait désormais plus présent, j'en ai même du mal à respirer. Mon coeur bat beaucoup trop vite, tellement que ma respiration semble être haletante, comme si je venais de piquer un sprint. C'est la première fois que j'ai réellement peur pour ma vie. Avant, lorsque l'on m'attaquait, je ne ressentais juste que de la rage face à l'agresseur... Il n'y a que ce soir où je ressens réellement cet étrange sentiment. Si c'est mon dernier soir, ça me sera bien inutile pour la suite...Vu qu'il n'y en aura pas...

Si sa poigne me faisait mal, rien ne s'arrange. Il est clair que mes chances de m'en sortir se réduisent au fil des secondes. Maintenant je suis dos à lui, ma tête tirée en arrière à cause de ses doigts dans mes cheveux. Il tire tellement fort qu'il doit m'en arracher... J'aurais crié sous la douleur s'il n'avait pas savamment passé son bras autour de ma gorge. Mon cri se meure avant même d'avoir existé, je peux tout juste gigoter contre lui sans réellement pouvoir lui donner un coup. À cause de la panique, j'entends à peine ce qu'il chuchote... Je n'ai rien compris, peut être à cause de la peur... Il m'a semblé avoir affaire à du latin... Même si la compréhension n'était pas là, ces mots sont restés ancrés dans mon cerveau. Tout comme son rire cruel. Je n'oublierais jamais ce qu'il vient de me dire.

Mes oreilles sifflent, l'air me manque... Toujours en pleine panique, je tente de desserrer son bras avec mes mains, gigotant toujours comme un diable pour tenter de lui échapper. Sauf... Que ça ne sert à rien. Je sens mon souffle dangereusement me manquer, ma panique n'ayant pas aidé à conserver le précieux oxygène dans mes poumons... épuisé par ma lutte, je relâche ma prise. Mes bras retombent le long de mon corps, impuissant, j'attends enfin que ce supplice prenne fin. Que toute cette douleur se stoppe.

Je... Je ne veux pas mourir mais, ais-je le choix ? Son bras qui presse ma gorge est le seul à pouvoir me laisser la vie sauve. Et je doute qu'il le fasse... Alors que mon corps commençais à être lourd, une lueur d'espoir s'offre à moi. Son bras s'éloigne légèrement, me laissant suffisamment d'air pour que je ne perde pas connaissance tout de suite. Un cerveau qui est privé d'oxygène pendant trop longtemps peut avoir des séquelles, comme des capacités cérébrales réduites. Je n'en suis pas là, mais je suis comme anesthésié sur le coup.

Cet homme... Cet assassin, il n'est pas banal. Je suis quasiment sûr que c'est le fameux monstre qui sévit dans tout Anyang. En même temps, cette petite ville n'a jamais eu de serial killer avant ça, et les morts sont plus souvent naturelles.
Alors que je reprenais mon souffle de manière précipitée, je réfléchis à toutes allure à un moyen de lui échapper. De lui prouver que non, je ne tiens pas à mourir, et encore moins par ses mains pleines de sang.
Je tousse, ma gorge me fait affreusement mal, ça me brûle... Tout comme mon cuir chevelu, je dois certainement saigner vu sa poigne.

Chaque respiration est une vraie torture mais... Je n'ai pas le choix, c'est l'instinct de survie. Même si c'est extrêmement douloureux, je ne peux pas faire autrement. D'ailleurs, cette souffrance n'est qu'un détail. Je viens de trouver un moyen pour m'en sortir... Ou sinon, pour me débattre avec la mort. Si je dois mourir, ici, ce soir, je ne compte pas me laisser tuer si facilement. Je ne partirais pas sans m'être battu, il n'en est pas question !

"Je... ne...veux pas... Mourir"

J'ai du mal à parler, il m'a presque écraser la gorge ! Et puis, la peur me paralyse peut être la langue, je ne sais pas. J'ai beaucoup de mal à réfléchir avec un meurtrier dans mon dos aussi... Qui est accessoirement sur le point de me tuer. Comme il semble se concentrer à m'écouter, je profite de cet instant. Ce n'est qu'un essai, le premier et le dernier.
Sans lui laisser le temps de comprendre et de donc m'en empêcher, je saisi sa main gantée qui semblait me narguer, avec mes dents. Le cuir n'est pas très épais, et c'est un bon point pour moi. Ma mâchoire se crispe et se resserre sur son pouce, jusqu'à certainement le blesser. Je lui ai peut être déboité quelque chose, je n'en sais rien. Je suis bien trop stressé pour le savoir. L'adrénaline parcours mes veines et m'aide pour la suite.

Sans elle je n'aurais pas pu faire ça... Alors qu'un grognement, sûrement de douleur ou de colère, retentit à mes oreilles bourdonnantes, je me débat brusquement en frappant de mon poing sur sa main blessée. Mon plan semble fonctionner, puisque j'arrive à repousser son bras, et donc m'échapper de son emprise. J'y ai certainement laissé des mèches de cheveux, mais je n'en ais rien à faire.

Haletant comme une bête traquée,mon coude s'enfonce avec une brutalité sans nom dans ses côtes, entrechoquant violemment mon os contre les siens. Je n'hésite pas à me retourner ensuite pour lui donner le plus puissant coup de pied que je puisse donner -dans ma condition actuelle. J'ai évidemment visé le point faible commun à tout les hommes. Ce n'est pas très loyal, mais pour l'instant c'est le dernier de mes soucis.

Ce coup a été suffisamment fort pour me permettre de m'éloigner de quelques pas. Je ne suis pas allé très loin... Mes jambes tremblent un peu, il y a tellement de facteurs stress que je ne saurais dire pour quelle raison exacte elles sont aussi faibles. Mon adrénaline redescend lentement, maintenant que je suis libre, je n'ai plus ce surplus d'excitation qui me rendait presque invincible... Je dois me débrouiller seul. Et je n'attends pas. Même si je n'ai pas encore assez de force pour courir, je m'enfonce dans le parc, entre les arbres. Je n'arrive même pas à trottiner, si je le faisais, je tomberais à coup sûr.

Désorienté, je n'ai pas réellement le temps de me situer et de penser à une échappatoire, que la poigne de ce malade se referme de nouveau sur moi. Ou du moins... Elle essaye. Il ne m'a pas très bien attrapé, j'ai trébuché et me suis pris un tronc en pleine tête. Mon crâne me lance terriblement... Mon souffle se coupe encore une fois mais cette fois-ci, hors de question de le laisser faire. Je donne des coups de pieds depuis le sol, comme pour le défendre de s'approcher. 

Je n'y avais pas réellement fais attention à cause de la peur, mais maintenant je ne peux pas le manquer. Croyant tomber sur son visage, j'ai levé mon regard... Mais je suis tombé sur un... Masque. 

Un masque effrayant. Son espèce de manteau à capuche me cache également son identité... Tout ce que je pourrais retenir de lui physiquement... C'est sa taille. La lune m'éclaire légèrement sa carrure, qui me semble assez impressionnante. Il a l'air plus musclé que moi, et j'ai réussi à lui échapper une fois...

Je peux peut être m'en sortir alors, rien n'est perdu.

"Laisses moi tranquille ! Tu n'es qu'un lâche qui tue sans raisons !"

Ma gorge est toujours douloureuse, mais je ne peux pas m'empêcher de lui cracher toute ma colère. Je m'en veux de ne pas être capable de me défendre plus que ça... Mais je lui en veux encore plus de se prendre pour Dieu. Il n'a pas à avoir ma vie entre ses mains ! Ses mains pleines de sang... 

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Jeu 18 Sep - 0:34
Sa proie se débattait entre ses bras, avide de vivre une vie qu’elle n’avait pas exploitée jusqu’à présent. Lui laisserait-il la chance de se racheter ? Ô grand jamais, non, il ne le lui permettrait pas, car la justice veut qu’il se meure. La justice est sévère, mais elle est juste et il se doit de l’appliquer selon sa propre éthique. Le meurtrier d’Anyang desserre ses liens qui maintiennent le petit être encore en vie, pour se délecter de cette souffrance et de cette peur qu’il ne semblait pas avoir connues jusqu’à présent. Avait-il de quoi se plaindre, lui qui ne s’était jamais retrouvé confronté à cela ? Shin Min Nam allait mourir ce soir et il était bien parti pour que cela se fasse. Mais ce dernier se débattait comme un diable et avait fini par atteindre l’ombre qui ne laissa aucun son échapper quand la douleur d’un pouce malmené par sa propre victime se fit ressentir. S’écroulant comme un manteau qui ne couvrait que l’air et se soulevait seulement par la force de cet élément. La nuit noire donnait cette impression qu’il n’était que cela, de passage, partout à la fois et nulle part.

Il ne voulait pas mourir, avait-il dit, et lorsqu’il s’était remis sur ses pieds il lui avait assené le coup de grâce, le laissant agoniser comme un vulgaire amateur. L’ombre se redresse et étouffe une plainte afin que sa voix ne soit pas reconnaissable. Le petit lutin avait réussi à lui échapper et il laissa échapper un rire sinistre qui laissait entendre toute sa folie. La raison y était mêlée, mais elle avait déraillé à un moment ou à un autre, qu’elle était la raison ? Il ne le savait pas, il n’en avait pas conscience, ou plutôt oui, mais il se refusait de l’admettre. Le meurtrier se lance à la poursuite de l’animal blessé et le retrouve sans peine à cause du bruissement des feuilles. Essayer d’y voir clair et de repérer sa trace serait suicidaire, il n’avait pas cette capacité de voir la nuit comme en plein jour, mais il avait entendu parler de cette anomalie remarquable qui l’aurait bien aidé ce soir.

Il le voit, se traîner contre un tronc qui semblait s’être posé sur son chemin volontairement, comme un signe du destin. Ce soir il devait le faire, Shin Min Nam devait être sa proie. Que ressentait-il quand on lui donnait l’ordre, ou qu’il croyait le recevoir d’un astre, d’une divinité, de cette loi instaurée à respecter et qui ne l’était pas par tous, que ressentait-il quand un proche était mêlé à tout cela et qu’il devait le tuer ? Il était impossible de le dire. Avait-il ressenti quelque chose, un jour ? Hormis la colère, la frustration et sans doute le vice ? Il était en colère d’entendre les mots de cet individu qui malmenait sa mission au travers de paroles inefficaces et selon lui, fausses.

« Des raisons je t’en donnerais. Ta faute et de t’être promené quand il est interdit de le faire... »

Ne sait-il pas à qui il a affaire ? Il devrait se méfier, car la patience d’un tueur n’est jamais très élevée. Le meurtrier s’empare de ce pied qui volait et cherchait désespérément à l’éloigner. Il le tire violemment et tente de récupérer un bras en se méfiant de ce genou qui l’avait heurté si violemment que la douleur est toujours présente. Plus encore, c’est ce pouce, qui garderait la trace d’une morsure quelques jours. Il allait devoir être prudent, ne pas serrer de main sans avoir au préalable une excuse crédible et un alibi ou alors un très bon fond de teint. Il allait le payer, pour cet affront qui lui faisait pourtant marquer des points. Shin Min Nam avait défié plus qu’il ne l’aurait dû et il défiait encore.

Ses ongles s’enfoncent dans la chair du plus petit, l’ombre se délecte de cette sensation, il voudrait qu’il soit mort de honte et qu’il le supplie, allait-il le faire ? Craignait-il autre chose ? L’ombre tira sur les pieds de la victime et le traîna suffisamment loin pour atteindre les câbles cachés des lampadaires, l’attachant par les pieds et comptant en faire de même pour mettre en scène une mort spectaculaire. Il avait de l’audace, il méritait une scène, un public, qui prendrait sa mort pour l’exemple à ne pas suivre…



Shin Min Nam
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Sam 20 Sep - 3:09
La seule question qui me passe par l'esprit en cet instant précis est : Vais-je m'en sortir vivant ? Comment est-ce que j'ai fais pour me mettre dans une merde aussi noire d'abord hein ?! ...
Je n'avais rien demandé à personne, tout ce que je voulais, c'était pouvoir rentrer chez moi pour prendre soin de mon chien. C'est tout. Je n'avais en aucun cas imaginé rencontrer un malade mental... Et surtout, CE malade mental là. Le fameux meurtrier d'Anyang, tristement célèbre pour tout ses méfaits. Ses crimes injustifiés. Sérieusement, comment j'aurais pu savoir qu'il... Me suivrais ? D'ailleurs je ne sais même pas s'il m'a croisé par hasard, ou s'il s'est donné la peine de me suivre comme le font les tarés dans les films. Pendant plusieurs jours... Voire plus. M'épier et noter chacun de mes faits et gestes, afin de pouvoir intervenir au meilleur moment.

Je ne sais pas s'il est aussi atteint... Et j'espère de tout mon coeur que tout ceci ne sera jamais qu'un malheureux hasard. Parce que s'il m'a suivit, il connaît mes proches, là où je vis... Je ne veux pas qu'il s'en prenne à ma famille, à mes amis... À Daeho. Mon coeur se serre à cette pensée et des larmes se forment aux coins de mes yeux humides. Je ne pourrais pas le supporter s'il s'en prenait à l'un d'eux. Parce que ça serait de ma faute, inévitablement.

Le fait que mon agresseur me connaisse n'est qu'une pensée purement paranoïaque, mais dans ce genre de situation, tout paraît réel et plausible. Rien ne m'assure du contraire, alors comment savoir ?
Mon coeur oscille entre la crainte, la colère, la résignation et la combativité. Je refuse de le laisser faire ce qu'il veut, mais d'un autre côté, mon cas semble quasiment réglé. Après avoir lâché un rire à vous glacer le sang, il a réussi à m'attraper et à m'attacher les pieds. J'ai essayé de me débattre mais ses doigts profondément enfoncés dans mon mollet m'interdit tout gestes trop brusque. Je n'ai de toute façon pas assez récupéré... Tout est allé vite pour moi -encore une fois- et mes forces momentanément indisponible, je n'ai pas réussi à lui échapper une seconde fois. Mes nouvelles entravent m'annonce une suite critique et extrêmement dangereuse. De plus, être traîné par terre n'est pas sans douleur non plus.

Je ne peux que frotter mes chevilles entre elles, et je suppose qu'il va vouloir m'attacher les mains aussi. Mais, pourquoi m'attacher ?... Il pourrait saisir cette pierre et terminer ce qu'il avait commencé tout à l'heure... Est-ce qu'il compte me... Torturer ?... En pleine nuit... et risquer de réveiller quelqu'un avec mes cris de douleur ...? Non.
La raison sombre qui le pousse à vouloir m'attacher me reste obscure. Ce n'est de toute façon pas ce dont je devrais me soucier. Je vois à son langage corporel qu'il doit réfléchir à un moyen de m'attacher les mains sans que je ne le blesse davantage. C'est qu'il a un peu morflé tout à l'heure. Et tant mieux. Si je meurs ce soir, je pourrais me vanter d'avoir casser les c*uilles à mon meurtrier avant de rendre l'âme, dans tout les sens du terme.

Moi aussi je réfléchis à un moyen d'éviter de finir complètement à la merci de cet homme malsain. S'il n'avait pas un masque, je lui aurais lancé de la terre dans les yeux... Et avec mes pieds ligotés, je ne risque pas de pouvoir l'atteindre. Mes coups de pied seront bien trop lents. La seule solution qui s'offre à moi, c'est...

"Et ta faute, pauvre malade, c'est d'avoir cru que tu pourrais me tuer si facilement !"

J'ai saisi le plus discrètement et le plus rapidement possible la pierre que j'ai senti lorsque je me suis fais trainer au sol comme un vulgaire sac à patate. Cet homme a pensé que j'étais un joujou, un truc qu'il pouvait manipuler et jeter sans problème. Or, il s'est lourdement planté. La pierre que j'ai saisi se loge sans histoire dans son ventre, sûrement contre ses côtes. Je n'ai pas bien visé, mais apparemment j'ai fais mouche. Je n'ai pas tenté la tête à cause du masque, et les jambes, la probabilité de les manquer et surtout de ne pas trop le blesser était trop importante.

Pendant qu'il se focalise sur sa propre douleur, je me traîne un peu sur les fesses avant de défaire mes liens grossiers avec hâte. Pas question de moisir ici ! Je perds toujours du sang à cause de ma blessure à la tête, j'ai la tête qui tourne, mes jambes flageolantes, la gorge en feu, mais je ne baisse pas les bras. Je refuse de laisser à tout ceux qui me connaissent, une image de moi, de victime qui n'a rien pu faire. J'ai l'air assez fragile comme ça en général.
Le souffle haché, je me relève précipitamment lorsque mes chevilles retrouvent leur liberté. Bien décidé à m'enfuir en un seul morceau, je trottine comme je peux vers les sources de lumière que j'aperçois.

La même phrase qui a passé la barrière de mes lèvres traverse mon esprit : Je ne veux pas mourir.
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Il s’était débattu longuement malgré ses liens et ses faiblesses. L’ombre devait au moins reconnaître cette qualité, mais ça n’en était pas une à son sens, car Shin Min Nam était une mauvaise herbe qu’il devait éradiquer. Telle était sa mission. Il l'avait retrouvé sans peine, suivant ces bruits de pas et ceux des branchages arrachés sur son passage. L’ombre était patiente, mais commençait à perdre de ses capacités. En retrouvant l’étudiant, le meurtrier se mit à parler pour lui donner la raison essentielle à cette attaque qu’il n’avait pas préméditée, mais qu’il avait anticipée. Il connaissait beaucoup de monde à Anyang. Suffisamment pour pouvoir faire pression et obtenir de ses proies ce qu’il voulait. Il avait des indiques, beaucoup d’indiques, à leurs insu la plupart du temps.

Les mots de l’enfant furent compris trop tard et il contracta rapidement ses muscles pour éviter à la douleur d’être trop pesante et d’engourdir ses sens. Cela faisait deux fois qu’il s’était fait attaquer et qu’il risquait sa couverture comme sa peau. Le meurtrier se releva malgré tout, grognant une seconde fois avant de constater qu’il tenait toujours le câble. Il put le tirer assez loin pour le lancer et espérer toucher sa victime, mais ce ne fut pas le cas. Voilà qu’après avoir imaginé la meilleure des mises en scène il était ridiculisé une seconde fois. La troisième serait donc la bonne ?

Il crispe tous ses muscles meurtris par les coups et la colère. Il marche assurément pour trouver le responsable de tout ce tumulte durant sa tournée. Il cherche à éviter les rues fréquentées par les policiers et il y en a beaucoup, mais par chance Anyang manque d’effectif. La fierté coréenne les pousse à ne pas réclamer d’aide supplémentaire bien que l’on leur en offre. C’est tout Anyang et bien plus qui se mobilisent pour le coincer, mais il sévit toujours quoi qu’ils en disent. La nuit n’appartient qu’à lui et cela ne doit pas changer à cause d’un misérable rejeton. Il avait un ennemi de choix. Un ennemi qu’il n’avait plus envie de tuer, mais de poursuivre à la vie, à la mort. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux perd et y laisse gros. Shin Min Nam était devenu son concurrent. Celui qui pourrait prendre la relève s’il pouvait mettre en évidence ses talents dans le domaine. Il devait le pousser au crime, mais il n’y parviendra peut-être pas sans avoir le moyen de pression idéal.

Il ne l’a pas retrouvé, il se promène, cache les détails de leur lutte et camoufle toute preuve des méfaits qu’il s’apprêtait à accomplir. Le tueur est malin, il sait comment s’y prendre et change sa position, bien trop facilement repérable. Il prend les petites ruelles sombres et mal éclairées pour cible, se demandant où allait aller le coréen. Rentrerait-il chez lui ? Irait-il au commissariat ? L’hôpital ? Ou chez un ami ? Il était impossible de prévenir sur ses intentions. L’ombre avait cependant une idée. Il resterait caché… il l’observera du haut d’une tour pour le localiser. Il monte les escaliers 4 à 4 et se faufile pour atteindre le toit. Le meurtrier d’Anyang surveille et voit tout de là où il est. Il ne le fait jamais, mais ce soir, il n’a pas d’autre choix. C’est un risque qu’il prend. Il connaît chaque structure et sait comment s’échapper. Il est invisible dans la nuit noire et il attend que sa proie passe et fasse son choix, pour le coincer et pour connaître ses priorités. Le choix qu’il fera montrera s’il prend en compte la sécurité de ses proches ou non. Le célèbre assassin lui est reconnaissant de pousser sa créativité aussi loin. Il tuera, oui, il tuera plus s’il le faut, pour le rendre comme lui, pour en faire son pantin et non plus sa victime.



Shin Min Nam
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Mar 30 Sep - 18:31
J'ai mal... Affreusement mal. Ce qui vient de m'arriver ressemble à un espèce de... Cauchemar interminable. Je viens ni plus ni moins de tomber sur un meurtrier qui semble s'être affublé d'une mission, celle de m'ôter la vie. Il se cache derrière des principes qui ne sont que dans sa tête. Ce type est clairement dérangé, au moment où je croyais vraiment que ça en était fini de moi, il a murmuré comme une... Prière ? Je ne sais pas, j'ai retenu chacun des mots qu'il a dit, mais je n'ai pas saisi leur sens.

J'aimerais tellement me sortir de cette situation merdique. Je ne sais pas comment j'ai pu réussir un tel coup mais j'ai pu lui échapper... Cependant, je ne me fais pas d'illusions. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne me rattrape. J'ai du mal à respirer correctement, j'ai une plaie ouverte à la tête qui commence même à me gêner dans ma vision... Et l'une de mes chevilles me fait souffrir, sans parler de ma gorge irritée. Je ne pourrais pas crier même si je le voudrais... La pression de son bras sur ma gorge ne doit pas être inconnue à ce résultat.

Alors bien sûr je suis bien plus blessé et affaibli que lui... Mes coups à son encontre n'étaient là que pour le freiner dans sa tâche et me donner le temps de mettre le plus de distance possible entre nous deux. Je ne suis pas en mesure de me battre contre lui, dans l'état dans lequel je suis. En temps normal j'aurais pu me défendre, même avec notre différence de gabarit... Mais ce lâche m'a prit par surprise.

Mes méninges tournant à plein régime, je continue de trottiner en essuyant de manière répétée ma blessure à l'arcade sourcilière pour avoir une vue la plus dégagée possible. Il serait bête de me prendre un poteau et de lui mâcher le boulot hein. J'ai pu me tirer de ce mauvais pas, en plusieurs étapes certes, alors je dois profiter de cette opportunité. Avant de réclamer de quelconques soins, ma priorité, c'est de trouver une protection. Pour cela, je dois me rendre au commissariat. L'hôpital est un lieu public, il lui serait très facile de pénétrer dans ma chambre ou de patienter à la sortie pour me tuer. Il a tué beaucoup de personnes dans notre ville, alors je ne doute pas de ses capacités et de son intelligence. Ma seule chance est véritablement de me terrer là où il ne veut surtout pas se retrouver. Dans un endroit rempli de policiers, je ne pense pas qu'il aura l'audace de m'y suivre. Et s'il a le malheur de s'y tenter... Je n'hésiterais pas à le dénoncer dans la seconde.

Sans même prendre le temps de finir de raconter mon histoire. Mais comme dis précédemment, je ne pense vraiment pas qu'il tentera de me suivre là bas. Il est assez malin pour ne pas s'être fait attrapé jusqu'à maintenant.
Mon souffle brûlant dans ma gorge contraste beaucoup avec les sueurs froides qui traversent mon corps. Je ne me sens pas bien du tout, mon estomac se tord brusquement, ce qui me force à m'arrêter dans ma course. C'est physique, je ne pouvais pas faire autrement... étouffant des gémissements de douleur, mon estomac se contracte de manière régulière, me donnant des hauts le coeur, jusqu'à ce que je vomisse tout ce que j'avais avalé dans la soirée.

Le stress, la peur de mourir, la douleur... Tout ça mélangé à ma folle course -si on peut appeler ça une course- m'a rendu malade à tel point que je n'ai pas pu gardé mon repas. Essoufflé par les nombreuses contractions, je me redresse malgré un mal de ventre croissant. J'ai essuyé maladroitement ma bouche avec le bas de mon tee-shirt. Pas question de me laisser rattraper ! Je dois à tout prix arriver au commissariat. Le point positif, c'est qu'il n'est pas tellement loin. Je n'ai pas besoin de prendre le métro, ce qui m'évitera de traîner dans un endroit encore plus désert et dangereux -nul doute que ce timbré cherchera à me balancer sous les rails d'une rame.

Le goût âcre et écoeurant de la nourriture qui se trouvait auparavant dans mon estomac me donne encore envie de régurgiter, mais je me contiens. Ce n'est pas le moment de jouer à la princesse au petit pois, alors je ferais avec jusqu'à ce que j'ai atteint mon objectif. Continuant de trottiner, j'aperçois une rue qui me rassure énormément. C'est la dernière rue à traverser avant de tomber sur le commissariat. Toutefois un peu frustré du manque de rondes, je sens déjà le stress retomber doucement.
Je reste encore sur mes gardes, on ne sait jamais. Je n'ai pas revu le meurtrier d'Anyang, peut être l'ais-je semé...

Mes sens endormis par un début de fièvre, et mes quelques blessures, je n'ai pas tout de suite tilté. Il y avait une forme bizarre à l'ombre d'une camionnette. La pleine lune ne l'éclairait pas, alors je n'ai pas pu flairer le danger. Encore... Encore une fois.
Je me suis retrouvé emprisonné par sa poigne de fer. Cette fois-ci je suis plaqué contre le mur, et une pierre me rentre douloureusement dans le ventre. C'est à ce moment là que mes maux de ventre reprennent, réveillant mes sueurs froides. Je tiens bon pour ne pas me laisser aller à mes vertiges, mais c'est dur... J'essaye déjà de trouver un moyen de lui échapper, de le mettre à terre pour atteindre ce que je visais depuis le début.

Mon salut n'est pas loin, je ne dois surtout pas faiblir maintenant ! Il a peut être réussi à me rattraper, mais il n'est pas question que je le laisse bien gentiment faire. Je vais encore me débattre jusqu'à lui faire lâcher prise.

"T'en as pas marre de me poursuivre ? Si tu t'en prends aux gens honnêtes en pensant que tu as raison, c'est que tu n'es qu'un pauvre malade mental. Tu ne me fais pas peur !"

Pour lui prouver et appuyer ce mensonge, je me débat encore, plus faiblement qu'avant à cause de la fatigue, tout en élevant la voix. J'ai peut être peur, mais je ne me laisserais pas faire pour autant, que ce gros malade se le rentre bien dans le crâne !
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Ven 3 Oct - 17:04
Il court, il s’enfuit encore et le meurtrier le regarde, impuissant, se diriger vers l’une ou l’autre de ses prédictions. Il a été sage de se présenter au commissariat. Il a été sage d’aller voir les représentants de la loi, mais cela ne rendra pas les rues plus sûres. L’ombre redescend quatre à quatre les escaliers pour se diriger vers l’endroit escompté. Il sourit derrière son masque et contracte ses doigts en poings. Il l’aura. Shin Min Nam lui a échappé par deux fois et la troisième sera la bonne, il ne lui laissera aucun répit. Se saisissant de la pierre, l’homme arpente les rues sombres et laisse son ombre dévorer la lumière et s’en nourrir, la peur est une source motivante pour lui. Car elle est le début de son règne.

Il le suit et se fait encore insulter, ridiculiser, mais l’autre ne tiendra pas longtemps, il réclamera la vie tout en se débattant. Se retrouvant contre un mur, il ne sait plus crier ni s’agiter avec autant de vivacité, presque mort. Dommage, la mise en scène qu’il avait choisie était plus glorieuse que cette mort stupide sous un seul et unique coup. La pierre entre ses doigts est celle qui a servi au blond à le frapper. Le meurtrier d’Anyang en garde un souvenir amer et a décidé de le faire partager, n’est-il pas généreux ?

Il profite pour lui glisser à l’oreille des mots qui feront froid dans le dos. Des mots que l’on n’oublie jamais de sitôt. Il sourit, et sa parole se fait murmure.

« Tu ne m’échapperas pas… cette fois, prépare-toi »

Il aurait pu le tuer là, mais une voix. Un policier qui l’avait suivi pour l’escorter et qui s’était fait attendre. Le meurtrier se tait, ne bouge plus dans cette ruelle mal éclairée, son vêtement noir lui permet de ne pas être repéré et il en profite pour tirer sa proie contre lui et la repousser contre le mur afin qu’elle ne crie pas. Là, il s’en va, sagement, sans un bruit, dans un souffle unique.

Félicitation, le policier vous a trouvé et mené d’urgence à l’hôpital. Les sirènes de l’ambulance ne tardent pas à arriver et une troupe de policier s’approche pour rechercher le meurtrier, qui n’est pas loin. Mais il se cache extrêmement bien et ce soir, il ne sera pas encore trouvé… prenez garde, Shin Min Nam, votre bourreau vous a épargné ce soir par votre chance insolente et votre volonté de vivre. Mais pour combien de temps ?

vous pouvez dès à présent réclamer vos points doublés : 20points rp (4points par réponses, 5 réponses de votre part) ainsi que 20 points pour avoir terminé le rp, félicitation !



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[E.I.I.2] SMOOTH VS SHIN MIN NAM
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