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No Kidding [trailer] par Kim Hye Ri ♥

Nous manquons de Too Bad et de Rich ~
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Wang Yin Chao
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EN COURSmin nam 03, hye ri 01, il sung 03, il sung 04
FINISnikolai 01, kyeonghee 01, Nikolai 02, min nam 01, kyeonghee 02, il sung 02, nikolai 03, Tian 01, criminal, min nam 02, il sung 01, min gu 01, event chasse, event chasse, event chasse, tian
ABANDONNÉSheesoon, haneul, bomyeon, seungju, youngra, seungju, event summer, li ja, jun hyung, wei, nikolai 04, yun jun, jae sun 01, event noel, hari & jaesun
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Jeu 23 Oct - 0:16
Yin Chao s’en était remis difficilement. La nuit avait dévoré son âme et cet assassin qui courait les rues aussi. Il en avait profité pour se cacher, lâche qu’il est et mieux le torturer. Yin Chao avait été malin, il avait laissé son téléphone allumé et avait échappé au manteau noir de ce criminel grâce aux sirènes des voitures de police et à cette voix qui l’a appelé. Celle de Nikolaï qui avait jugé bon de ne pas croire à un canular. Le plus jeune s’était précipité vers la lumière pour sortir de cette terreur grandissante, le cœur battant il avait franchi les quelques pas à une vitesse qu’il n’aurait jamais cru possible, et ce, uniquement pour sauver sa vie. En était-il capable autrement ? Le journaliste avait observé longuement le monde autour de lui, avant de s’affoler et que son audition ne lui permette plus d’entendre clairement les bruits autour. Il n’était plus disposé qu’à réguler sa respiration, seule chose qu’il était capable de distinguer correctement. Yin Chao avait été en état de choc, tremblant en relâchant cette pression, il n’avait pas remarqué tenir si fortement son téléphone toujours allumé que ses doigts fussent devenus aussi blancs qu’un linge.

Sans trop savoir comment, l’étudiant s’était retrouvé chez son commerçant favori, et officieusement, son petit ami. Il n’y avait plus bougé depuis ce fameux soir et n’allait certainement pas s’en plaindre, conquis par la sécurité offerte. Il suivait ses cours à domicile et avait la chance d’être actuellement en congé pour une durée limitée, mais qui lui permettait de bénéficier d’une bourse et de payer les frais qu’il occasionnait à son propriétaire du moment. L’host n’avait plus eu le droit d’aller à son propre travail, il craignait d’y retourner et de s’y faire prendre cette fois et que l’on lise dans le journal et apprenne à la télé qu’il avait été tué finalement. Son sourire n’était plus le même, pour cette raison et une autre, qui en son sens était plus pénible à endurer. Perdre la vie est une chose, mais perdre un être cher plus encore. Le Russe profitait de l’occasion pour l’interroger, pour le suspecter sur son agression en la prétendant montée de toute pièce, ce qui revenait à dire qu’il était l’assassin. N’avait-il pas prouvé en s’ouvrant au blond qu’il était plus sensible que monstrueux ? Lui qui endossait le rôle du beau parleur redoutable, de la vipère d’Anyang n’assumait aucunement que l’on puisse le prendre pour un tel meurtrier. Tout au long de sa vie, il n’avait été qu’un petit délinquant de bas étage, jamais il n’aurait osé porter une arme contre qui que ce soit, il n’en était pas capable et cette idée même le fit frissonner.

Il préféra sourire, ignorer cette sombre pensée, essayant de préparer à manger en attendant le retour de son hôte qui ne devrait plus tarder à présent. Il pensait ressemblait à une femme au foyer, encore fallait-il qu’il réussisse à toucher le cœur de son amant. Il se pinça les lèvres, laissant sa chienne lui passer entre les jambes avant de terminer la cuisine et de ranger la vaisselle qu’il faisait pour aider, pour ne pas avoir l’impression de déranger malgré sa présence sollicitée de Nikolaï même.
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Jeu 23 Oct - 0:56
Ce soir là, il sortit du commissariat, l'esprit ailleurs il ne prêta attention à rien et mit même un certain temps à comprendre que le vrombissement contre sa cuisse venait du portable présent dans sa poche. Doucement il l'avait sorti de la et approché de son visage, y lire le nom d'un garçon auquel il refusait de s'attachait lui posa problème. Devait-il répondre? Après cet interrogatoire mené des doutes commençaient à poindre. Et si ce microbe était mêlé à tout ça? Peut être pas le coupable directement car même si le russe restait toujours professionnel même face à un familier il ne pouvait nier le fait que le brun ne pouvait tout simplement pas supprimer des vies et mettre en scène leurs cadavres. Pourquoi? Trop fin, pas assez grand et ne semblait pas non plus de nature très organisée. Si il n'était pas l'acteur principal de ce drame il pouvait être l'une de ces marionnettes, les petites mains du véritable criminel. Comment cet homme surnommé l'Ombre pouvait-il passer systématiquement au travers du filet?
Il devait avoir un informateur quelque part, ou peut être même plusieurs? Depuis le temps l'engouement créée par ce genre de criminel n'était plus à démontrer, les pires déséquilibrés s'entichaient de ces tueurs qu'ils élèvaient au rang de modèle, et YinChao pouvait être l'un d'eux. Pourquoi? Car il paraissait bien plus intéressé par le journalisme qu'il ne voulait bien le dire, l’œil affûté du policier avait su faire la différence, toutes ces rubriques découpées et punaisées au mur, ce besoin de toujours tout savoir, d'être le premier informé ou du moins le plus au courant. Le chinois était un gamin borné et téméraire, Nikolaï n'en doutait pas le moins du monde. D'ailleurs c'était grâce à se culot assumé qu'il avait réussi si aisément à en faire son jouet, son très grand jouet venu de l'est. Le russe aimait de moins en moins les idées qui commençaient doucement à l'influencer.

Son index avait pourtant fait le choix de presser la touche verte, celle qui accepté l'appel du persistant YinChao.
Un souffle, une démarche, des pas précipités, des paroles étouffées: des vêtements qui se froissent sous l'effort ...Une voix : Sa voix...Une crainte ressentie et enfin partagée.

Nikolaï n'avait prononcé aucun mot, statufié au milieu de la place il n'avait même pas fait l'effort de rejoindre le trottoir. Pendu aux lèvres de cette voix modifiée par l'appareil portatif, il avait espérer entendre un rire fendre cette mascarade bien trop réelle. Le chinois aurait pu être capable de le mettre dans pareil état d'inquiétude, rien que pour s'assurer de son attention toujours élevée mais non; pas ce soir.
Sans attendre il avait prit sa voiture, le portable précautionneusement posé sur le siège passager il avait roulé, tourné dans tout Anyang, essayant de savoir ou le chinois avait-il pu être isolé pour être habité par pareil sentiment de crainte.

Les freins qui marquent le bitume, une porte qui s'ouvre sans faire entendre son claquement après la sortie précipitée du conducteur, pas le temps. Il n'avait pas pris son téléphone, son instinct de policier l'avait guidé vers ce quartier ou il avait déjà effectué maintes rondes les semaines précédentes. Son manteau mal boutonné le ralentissait, l'air qui fouettait son visage s'infiltra bien vite dans sa bouche pour venir glacer sa gorge déjà irritée par la course. Il devait le retrouver, mort ou vif.
Un petit corps déboula d'une impasse pour venir s'écrouler au sol, le russe ne lui en laissa pas le temps, le réceptionnant avant qu'il ne touche terre. Son corps en sueur, sa joue blessée, sa respiration affolée, il fallait le sortir de là.


Nikolaï avait fait deux erreurs ce soir là, la première avait été de fuir les lieux sans essayer de relever indices et preuves et la seconde, la plus grave avait été de risquer sa couverture en laissant ce chinois fouineur pénétrer son habitat. Le russe était vide, peu fameux dans l'intimité, il n'y avait pas de lui, il n'y avait rien de plus qu'un agent obéissant. Tout cela pouvait voler en éclat en un instant, si l’œil trop avisé de l'enfant s'éveillait.
Le tueur allait tenter de finir, c'était une certitude, qui de mieux que le russe pour savoir ces choses là, alors même si la présence de la petite victime l'incommodait fortement il ne pouvait faire autrement. Car sa sécurité comptait bien plus que la stabilité de sa couverture.


Maladroitement les premiers interrogatoires qui se voulaient intéressés avaient paru dirigés, et cela n'avait pas échappé au principal concerné. Le russe avait alors pris la décision de ne plus rien tenter, jugeant cela trop risquer: Il n'était qu'épicier après tout.
Il limitait ses présences sur son faux lieu de travail, la police faisait de plus en plus appel à lui et il ne pouvait leur refusait ça, surtout pas en sachant que leurs découvertes le servirait bien plus qu'ils ne le pensaient. Faire de cette affaire quelque chose de trop personnelle, comme une vengeance pouvait atteindre à sa propre sécurité. Nikolaï n'était ni invincible ni à l'abri, pourtant son état d'esprit combattant ne laissait place ni au doute et ni à la retenue. Il devait mettre un terme à tout ça, pour le bien de tous, de cette communauté qui l'avait si bien accueilli.

De retour au domicile les bras chargés de courses pour remplir les placards que le chinois avait pris l'habitude de vider en cuisinant, le russe ne décrocha pas un mot ni même le moindre petit geste d'affection. YinChao n'était pas présent parce qu'il avait été invité, il était obligé de rester cloîtré entre ces murs pour être protégé. Cette condition accentuait le rapport professionnel entre les deux, surtout du point de vue du russe.
Les chiots dansaient entre ses longues jambes non déchaussées, signe qu'il était temps d'aller faire un tour dehors. Les sacs abandonnés dans l'entrée il attrapa les laisses des deux boules de poils et fit claquer fortement la porte puis sonner le verrou, avant de dévaler les escaliers quatre à quatre.

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Mar 28 Oct - 23:28
Il n’y eut aucun échange quand le grand blond fit son entrée. Les chiens lui tournèrent autour, Yin Chao était aux fourneaux, et il n’avait pas osé prendre la parole, encore secouée par cette vision qu’avait Nikolaï de lui. S’était-il trompé à son sujet ? Voulait-il une relation plus libre et n’était-ce qu’une partie de jambes en l’air ? Le chinois pensait que non. Il était simplement plus dur avec lui parce qu’il ne savait pas se comporter autrement. Cela blessait profondément le journaliste qui du ravaler sa fierté pour ne pas laisser sa rage exploser. Il le laissa prendre les laisses, terminant de préparer le repas avant de dresser la table et d’entendre la porte se fermer à double tour. Il s’assit, observant la pièce, vidée de toute information utile. Ses yeux scannaient les lieux malgré lui, mais il ne voulait pas voir plus que des meubles bien rangés et l’absence de tout objet personnel. Il ne laissa pas son imagination fertile s’emballer, se contentant de joindre ses mains sur ses jambes et de poser sa tête sur le canapé, regardant les plats fumant au-dessous de cloches transparentes pour que ça ne refroidisse pas.

Le chinois avait pris grand soin de préparer aussi la nourriture et l’eau des chiens, observant le panier de sa petite compagne sur quatre pattes. Voilà quelques jours qu’il n’était pas sorti et qu’il n’avait plus ce privilège d’être seul. Lui qui rejetait toute cette amertume et qui sortait à outrance pour ne pas avoir à faire à sa plus fidèle amie solitude, il voulait à présent la retrouver, se sentant de trop malgré ses efforts. Il essayait tant bien que mal de ne pas être un poids, malgré l’obligation de rester chez lui. Yin Chao s’était d’ailleurs demandé pourquoi lui ? Pourquoi est-ce que la police l’avait confié au russe, mais il ne voulait plus de toutes ces questions, s’étant contenté d’articles minables sur des sujets bien moins suicidaires que les meurtriers en série. Il n’avait pourtant laissé aucune trace, chez lui, ni même sur son ordinateur, tout était seulement dans sa tête et personne n’était au courant de sa petite enquête. Mais non, il s’était fait attaquer, sans avoir la moindre raison valable à cela, au point que le brun se demande à quel point la folie humaine peut aller.

Yin Chao se redressa lorsqu’il entendit du bruit dans le couloir, sans le moindre jappement. Ce n’était pas lui, c’était sans doute un voisin, mais aucune clé ne tintait. Le brun serra son poing, sentant son cœur s’affoler. Il aurait préféré que Nikolaï soit dans la même situation, qu’il soit là constamment, à ses côtés. L’aurait-il réconforté ? Jusque-là, il n’avait eu droit qu’à une étreinte avant d’être simplement l’esclave de cet appartement. Lui qui réclamait sans cesse de l’attention peinait à prononcer la moindre demande de trop. Lui qui avait du culot, un culot qui plaisait souvent, n’était plus que l’ombre de lui-même, timide et peureux d’être la victime. Il se faisait beaucoup de mal en pensant au russe, dehors. Allait-il rentrer avec les chiens ? Cette personne dans le couloir était-elle venue pour lui ? Son précieux amant était-il en danger à l’heure actuelle ? Le brun se précipita sur son portable, silencieusement, observant ce dernier, prêt à appuyer sur les boutons pour déclencher une sonnerie. Sans qu’il n’ait fait quoi que ce soit, il entendit dans le couloir une musique, qui ressemblait à celle émise par le téléphone du blond, et il paniqua.

Les doigts crispés sur l’appareil, Yin Chao serra si fortement sa mâchoire qu’il aurait pu s’en faire saigner. Il ne lui manquait pas grand-chose pour que la tension soit à son comble. Partagé entre l’envie de se rassurer et de se dire que ce n’était rien, qu’il ne valait mieux pas déranger. Puis celle, plus dramatique qui lui faisait envisager le pire. Qu’adviendrait-il si sa peur était un doute fondé et qu’il n’appelait pas ? Il serait l’un des coupables si quoi que ce soit arrivait au propriétaire du logement. Fort heureusement pour lui, les aboiements des deux chiens se firent entendre ainsi que la voix de leur présumé maître. Yin Chao se rassit, son téléphone dans les mains, laissant une perle translucide venir éclabousser l’écran noir qui indiquait d’un blanc brillant huit heures du soir. Il n’en pouvait plus. Mais il devait tenir. Le chinois était sujet à des dépressions suite au manque d’affection ressenti dans sa jeunesse, aujourd’hui, il se sentait ridicule. Il était un homme accompli et se voyait la chose d’un être dont il était tombé amoureux sincèrement et qui ne lui accordait pas cette aura réconfortante pleinement. Ô bien sûr, l’épicier était rassurant, mais il n’apportait pas cette chaleur qu’aurait souhaitée Yin Chao. Etait-il déçu ? Non, il était simplement si peu sûr de ses qualités qu’il doutait que l’on puisse l’aimer vraiment. Yin Chao avait le regard vide, essuyant brièvement, seule témoin de son moment de faiblesse. Il offrit ce sourire que Nikolaï connaissait si bien, celui qui voulait dire « je m’efforce d’aller bien » et qu’il détestait par ailleurs. Mais il ne pouvait pas toujours se montrer sincère au risque de passer pour un homme beaucoup trop contraignant. Il faisait des efforts, beaucoup d’efforts pour être quelqu’un de sûr. Y parviendrait-il seulement aux yeux de cet homme dont il souhaitait la convoitise ?
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Mer 3 Déc - 2:28
Ses pas comme ceux de ces chiens étaient guidés par les seules lumières alignées des lampadaires extérieurs. La nuit faisait toujours aussi peur à la population mais pas à Nikolaï, cela aurait été ridicule autrement d'ailleurs car après tout il était l'un des les plus éclairé à ce sujet.
Le tueur rodé, les morts apparaissaient aux premières lueurs du soleil, l'impuissance régnait,la colère grandissait, les gens n'en pouvait plus; le russe était fatigué par cette frustration si intime.
Sa vie privée interférait beaucoup trop à son goût mais pour une fois sa profession lui avait servi, directement.
Si il n'avait pas eu l'intelligence de laisser le téléphone allumée, si sa réactivité légendaire ne lui avait pas fait prendre le volant sans tarder, si son self-control ne lui avait pas permis de ne pas paniquer au son de ces supplications si sincères et désespérées. YinChao avait échappé au pire, un peu grâce à lui et cela gonfla son cœur de soulagement. Il n'était pas fier, simplement certain qu'il ne se serait jamais pardonner la mort de ce garçon si il avait découvert son corps le lendemain; pas avec le métier qu'il faisait.
Cette couverture de simple commerçant le rongeait et lui faisait perdre sa rigueur mais elle lui avait également permit de faire la rencontre du chinois si espiègle et téméraire. Si leurs chemins ne s'étaient pas croiser, le corps inanimé de YinChao n'aurait éveillé aucune peine en lui, juste une pointe de colère et de frustration mêlées, car chaque nouveau cadavre découvert signifiait un échec pour le russe et toute sa brigade.
YinChao n'aurait été qu'un numéro de dossier parmi tant d'autres et c'était cette accablante vérité qui troubla tant Nikolaï.

Les relations humaines n'étaient pas son fort, il ne voyait les autres que comme de potentielles victimes à protéger ou au contraire des malfrats à mettre sous les verrous. Déshumanisé pour être plus opérationnel et productif, le russe réalisait enfin que derrière ces faces sans visages se cachait des vies, des familles, des liens et des sentiments. Tout avait été ignoré par son esprit professionnel, sanguinaire et calculateur, à présent les choses perdaient de leur sens: et la cause de toutes ces remises en question n'avaient qu'un seul nom : Wang Yin Chao.
Ses doigts se crispèrent sur les petites laisses qui pendaient contre sa jambe gauche, aucun chien ne tirait au bout, car ils avaient encore le droit à un peu de liberté. Dans cette nuit noire l'agent leva le nez vers le ciel et s'avoua dans un russe parfait mais souffler entre deux lèvres gercées trop fragiles pour articuler clairement, que cette histoire lui faisait perdre le nord, qu'il était incapable de comprendre et de contrôler ce qu'il lui arrivait. Nikolaï avait besoin de conseils.

Les chiens se poussèrent sans ménagement une fois la porte déverrouillés, Xue Hua déjà plus grand pris rapidement le dessus mais s'arrêta net dans l'entrée, avant de se tourner et de recommencer à se dandiner comme pour narguer la pauvre bête face à lui aux poils ébouriffés. Le grand blond les enjamba tout les deux en laissant tomber les deux laisses dans le plat déposéà même sol, car aucun meuble n'était présent pour le soutenir. Son manteau rejoignit celui de YinChao sur la seule patère clouée au mur.
Les résolutions prises dehors s'évanouir à peine ses pas le portèrent-ils jusqu'au salon, apercevoir la mine déconfite et perdue du chinois lui fit perdre confiance. Très vite il revêtit le masque de l'indifférence sans laisser entre voir que cette souffrance était partagée, d'une différente manière. Le russe ressentait cette douleur car il était incapable de la faire taire, de l'éloigner à jamais de ce petit corps sans défense qui réclamait tant de tendresse. YinChao avait besoin de réconfort même si il n'en laissait rien paraître, Nikolaï était incapable de le lui donner. Ils étaient tout les deux dans la même pièce, peu de mètre les séparaient et pourtant, aucun des deux n'osa briser le silence entre coupé de jappement de contentement, lâché depuis le sol par deux petites bêtes plus revigorées qu'épuisées par leur promenade nocturne.

Le policier se cachait bien trop souvent derrière ces sorties pour s'aérer l'esprit, une fois sur deux il s’imaginait renvoyer le chinois chez lui mais quand venait le moment de rentrer, aucun mot n'était libéré de leur prison de glace. Nikolaï pouvait être une vraie porte de prison lorsqu'il le voulait.
Quelque chose attira l'attention très pointilleuse d'un propriétaire maniaque. Serrés entre des doigts tremblant, son mobile scintillait comme pour faire comprendre à qui voulait bien le remarquer qu'un message venait d'arriver. Doucement, avec une extrême lenteur et pas mal d'efforts, le russe s'avança puis prit place tout prés de son invité, sur le canapé. Ses yeux marines jaugèrent le mobile puis se fixèrent définitivement sur l'expression abordé par son compagnon bien plus captif que réceptif. Son regard était fuyant, sa pomme d'Adam ne cessait de ravaler une salive sans nulle doute acre et épaisse, l'une de celles qui vous fait vomir lorsqu'elle est enfin remarquée. Sa main aussi large que fine alla doucement se faufiler entre les genoux serrés de son si petit camarade pour en extraire deux squelettiques poignets qu'il serra fortement, assurément.
Il ne pouvait faire plus, il en était incapable.

Aussi rapidement il lâcha prise et récupéra son téléphone avant de l'écarter sans même consulter sa messagerie, il eut la présence d'esprit de ne pas le faire, pour ne pas froisser le chinois.

"Tu as fait à manger?"
Wang Yin Chao
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Sam 13 Déc - 14:55
La clé dans la porte, les jappements des chiens qui s’agacent et cherchent à rejoindre la chaleur du domicile auxquels ils étaient maintenant habitués. Yin Chao était terrorisé, là, assis sur le canapé après avoir préparé à manger pour un homme qui ne le regarde pas. Il se demande s’il le dégoûte, si sa faiblesse ainsi dévoilée l’a répugné et placé au rang d’ennui encombrant. Ses doigts crispés sur le téléphone, il ne remarque la présence du géant que lorsque ce dernier pose ses mains sur les siennes, extirpe l’objet pour mieux le déposer. Il ne le regarde qu’un instant et se détourne encore pour poser une question. Le Chinois se tait, il l’observe et se contente de se lever pour mieux apporter les deux plats préparés pour lui et le propriétaire des lieux. Il n’a pas faim, l’estomac noué par la peur et par tous ces ressentis qui lui appartiennent. Le brun croit qu’il s’agit de ceux d’un autre, si peu habitué à être déstabilisé de la sorte. Il se rassoit, face au Russe et se tait, toujours, jusqu’à ne plus pouvoir supporter le silence malgré les quelques bruits des coussinets appuyés frénétiquement au sol par les deux animaux de compagnie.

Il n’arrivait plus à se tenir, il voulait être regardé, apprécié pour ce qu’il offre et non pas pour ce qu’il est en ce moment. Mais il n’allait rien dire à ce sujet, se contentant de poser des questions sans importance.

J’espère que tu as faim. Il ne s’est rien passé… avec les chiens ?

Des questions anodines qui pourtant relevaient de ses frayeurs chaque fois que le blond quittait l’appartement. Il ne l’avouera pas, ne voulant pas encombrer plus le russe qui lui faisait comprendre sans le vouloir être un poids pour lui malgré le nombre de refus de Yin Chao pour rester si longtemps chez lui. Néanmoins, il ne pouvait plus refuser. Il se demandait pourquoi Nikolaï faisait des politesses en le gardant encore s’il n’avait pas l’intention de profiter de lui, de sa chaleur, de ses compétences, s’il devait être un poids, Yin Chao préférait s’en aller. En avait-il le droit ? Ses mains se saisirent des baguettes à sa disposition et il commença à manger pour ne pas se faire punir et traiter d’incapable, bien que ce ne soit pas le genre de Nikolaï et que le sien n’était pas de se laisser insulter. Yin Chao était toujours en état de choc, particulièrement le soir quand le silence régnait dans la rue, que les lumières s’éteignaient.

Sa main trembla avant qu’il ne la referme et prenne une inspiration, ne pouvant plus supporter la situation. Il se tait, encore, l’observe, mange et se force un minimum avant de reculer doucement son plat pour s’enfoncer un peu plus dans le canapé. Yin Chao était loin d’être timide, mais il ne pouvait demander au géant, clairement, d’envahir le peu d’espace intime et personnel qu’il possédait. Ainsi, il ne lui demandait pas s’il pouvait partager son lit comme ils l’avaient fait la première fois qu’ils avaient dormie ensemble. Dormir était un bien grand mot. Le brun se demanda s’il était possible que cela recommence, mais il n’y pensait pas sérieusement, pas ce soir, il préférait perdre cet espoir dont il n’avait pas trop l’envie pour ne pas être épris d’une illusion glaçante qui lui briserait le cœur, encore. Depuis qu’ils étaient ensemble, depuis le début, jusqu’à leur première rencontre, cette froideur ne s’était jamais effacée de son esprit et malgré ses efforts, le bel épicier refusait de faire tomber cette barrière qu’il avait lui-même forcée pour satisfaire les désirs si prévisibles du brun. Cependant, il lui donnait l’espoir d’être plus qu’une simple nuit, ça n’était pas la première fois, mais chaque fois, il agissait de sorte que Yin Chao le repousse. Le journaliste était un malin, il avait compris ce petit jeu et voulait se montrer patient. Mais ce soir, il ne voulait pas l’être, il était fatigué de se battre contre ce mur, le laissant agir à sa guise une fois encore pour avoir un semblant de paix, un semblant de stabilité. La chute n’en sera que plus fracassante.

Yin Chao ferme les yeux, sa tête contre le divan, il attend que Nikolaï termine et fera la vaisselle pour se rendre utile avant de changer ses vêtements et de s’allonger là avec pour seule compagnie sa chienne. Cela ne le change pas de son quotidien. Au début, il était heureux d’être ainsi protégé, puis il a songé à pouvoir profiter pour se rapprocher, mais plus il tentait et plus Nikolaï le repoussait. Aujourd’hui, c’est lui qui le repousse, sans grande violence, il fait preuve de mutisme et laisse au blond tout le loisir d’apprécier ce calme, comme si sa présence n’était rien, comme s’il n’était pas là, tout simplement.
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Lun 26 Jan - 17:13
La vapeur qui s'échappait des plats apportés mit l'eau à la bouche du russe qui se frotta les mains avant de venir s'agenouiller devant la petite table. Il n'avait pas toujours mangé à la façon des asiatiques mais il avait fini par s'y faire et même si sa grande taille lui causait plus de mal dans cette position il ne bronchait jamais et ne quittait jamais la table avant les autres.
Il prit ses couverts, détacha les deux bâtons en bois et les plongeant dans le bol de nouille fumant puis les porta à ses lèvres. Il pris le temps de souffler dessus puis avala, il ne releva pas le nez, il était concentré. Quelque chose le tracassait, il avait besoin de réponse, que l'enfant face un geste dans sa direction car pour lui tout ça était bien trop nouveau pour qu'il puisse gérer.
Cette situation il ne l'avait jamais connu auparavant et même si dans sa carrière de policier d'élite il avait déjà sauvé de nombreuses vies, il n'y avait jamais eu de suivi. Comment aurait-il pu se permettre de prendre les devants dans ces conditions? Yin Chao ressemblait à ses animaux blessés et laissés au bord des routes qu'il avait dû jeter dans des carrières lors de son service militaire en Russie. Ils n'étaient jamais tous morts, surtout les plus gros comme les cerfs ou les sangliers et pourtant on lui intimait toujours l'ordre de les conduire dans ses grands faussés où des carcasses décomposés étaient censé les accueillir. Même si cela semblait horrible Nikolaï n'avait jamais dérogé aux ordres donnés, il ne les achevait même pas car les munitions étaient compté chaque soir. Une fois seulement il avait répondu au cri d'agoni d'un animal en lui tranchant la gorge..Cela avait sembler être la meilleure chose à faire mais aujourd'hui, Yin Chao ne pouvait subir le même traitement.
Le russe prenait doucement conscience qu'une blessure aussi profonde soit-elle ne pouvait signer l'arrêt de mort de la personne touchée, la preuve était assise face à lui la mine déconfite et l'esprit ailleurs. Certes l'âme était touchée mais la vie restée bien là, tout comme ces pattes brisés d'animaux malchanceux. L'appétit le quitta rapidement alors que ses souvenirs lui revinrent en mémoire, doucement ses longues mains repoussèrent le bol à moitié entamé, il lui fallait des réponses et maintenant.

Son verre d'alcool blanc avalé d'un trait pour se redonner du courage, le russe se leva, invitant son chien d'un regard à rester coucher. Il resta un moment debout, surplombant la minuscule chose face à lui qui gardait le visage obstinément tourné et les paupières closes. Un soupire brisa l'instant, un craquement d'os également quand le demi-géant se penchant récupérer couverts et bols très peu salis ou encore propre. Il rangeant ceux pleins de nourriture dans le frigidaire en les filmant avec du papiers et laissa les autres choir dans l'évier. Pas ce soir, ce soir il voulait juste se reposer, la vaisselle pouvait bien attendre. Des petits pieds qui frottent leurs chaussettes sur le sol, des pas qui se voudraient pourtant si silencieux mais qui le sont encore moins que ce souffle chargé d’appréhension et de lassitude mêlée, YinChao devait être là, tout prés, contre l’encadrement ou à quelques mètres, il voulait sans doute passer derrière lui pour nettoyer, pour se rendre utile mais ce n'était pas au gout du russe. Toute sa vie il avait cru que les vies humaines n'étaient là que dans un but précis, se rendre utile à la communauté entière, ne pas être heureux si cela n'avait pas de sens et pourtant ce soir, voir que le petit chinois suivait sa ligne de conduite et celle d'un pays entier le rendait perplexe. C'est fou comme Yin Chao pouvait si facilement remettre tout en question même les valeurs d'une patrie qu'on a servit tant d'années.

Sa démarche fut assurée, il ne devait plus douté ou seulement avec ses mots alors, ce n'était pas gênant lui qui ne parlait jamais vraiment beaucoup. Il s'avança jusqu'à faire reculer le petit fouineur qui comme il l'avait imaginé attendait patiemment de rejoindre la cuisine pour jouer les ménagères. Acculer contre un mur, Yin Chao persistait pourtant à ne pas le regarder à ne même pas opposer de résistance lui qui aimait pourtant faire entendre sa voix et donner son avis sur tout. Le russe se pencha alors pour être à sa hauteur, que leurs yeux se retrouvent sur la même ligne et d'une main ferme il le força à le regarder, maintenant son menton, enfonçant ses doigts dans ses joues pâlichonnes .
"pogovori so mnoy...Shuo ba...Yinchao..parle-moi.."


Ses yeux au nuance marine prirent l'aspect d'un océan dans lequel se perdit le chinois prisonnier d'une poigne dont il n'aurait pu se défaire. Les doigts froids du russe desserrèrent leur prise quand la peau pâle du plus fragile tourna au rouge vif..Il lui avait fait mal en voulant le libérer d'un poids. Sans vraiment réfléchir mais seulement parce que son instinct lui crier de le faire, le grand russe prit contre lui le corps du chinois, le serra si fort qu'il manqua de peu de lui couper totalement le souffle. Ses bras fins et tatoués entourèrent une taille étroite, amincie par les jours de mourrons passé seul dans cet appartement. Son menton appuyé sur le sommet de son crâne, le russe ferma les yeux l'accueillant comme il pouvait contre son torse masculin, tentant avec se geste de faire déteindre un peu de sa souffrance sur lui, pour le soulager.
Son corps était chaud, ses mains toujours aussi froides, elles continuèrent pourtant à frotter, caresser le dos de son protégé, à le cajoler comme si ils étaient déjà dans un lit, ensemble depuis des dizaines d'années. Le langage du corps était le plus simple à comprendre, le plus évident à faire parler, le russe le comprenait seulement et était partant pour l'utiliser le plus souvent possible.

Très doucement il se détacha de lui, sans prêter attention a la sensation de mouillé qu'il ressentait à présent là où avait été pressé le visage de l'enfant, il se penchant d'avantage jusqu'à finir presque à genoux puis souleva de terre son protégé, qu'il garda serré tout contre son torse. Il le porta jusqu'à la chambre, les chiens dans les jambes qui ne comprenant pas ce qui se passait ne cessaient de faire entendre leur désapprobation. YinChao était finalement bien gardé par ces boules de poils garde-du-corps.

"Tu veux prendre un bain? "

Il le déposa prés du lit, avant de ôter son propre t-shirt, dévoilant son corps masculin, marqué de cicatrices si peu commune qu'elles avaient déjà du éveiller la curiosité du petit journaliste.
Wang Yin Chao
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ABANDONNÉSheesoon, haneul, bomyeon, seungju, youngra, seungju, event summer, li ja, jun hyung, wei, nikolai 04, yun jun, jae sun 01, event noel, hari & jaesun
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Mar 3 Fév - 23:48
Il n’en pouvait plus. Yin Chao désapprouvait totalement ce silence éternel et glaçant. Il le détestait, mais il ne détestait pas le propriétaire des lieux et cet adorateur du silence qui venait parfois croiser son regard. Comme un enfant, le chinois poussa son assiette, laissant grand soin au géant de poser les plats en cuisine. Il tentait vainement de calmer son esprit retourné par une situation qui lui pesait bien trop. Son sourire non présent, qu’il soit vrai ou qu’il soit faux témoignait de cette souffrance sans nom que l’autre comprenait sans doute, mais ignorait exprès. Le Chinois voulut passer pour occuper son esprit à autre chose que ces noires idées. Le blond n’était pas de cet avis, le forçant à reculer jusqu’au mur le plus proche et à lui faire face. Si c’était le cas assez souvent, ce soir, le journaliste n’avait pas sa langue bien pendue. Désireux d’aller rejoindre les bras de Morphée, c’était au tour du plus jeune d’éviter la confrontation. Mais il ne put tenir très longtemps, la main plus grande du Russe s’abattit sur sa mâchoire et le força à poser ses yeux sur son visage trop proche du sien à son goût.

Son cœur se déchirait, devenant lambeaux à chaque fois qu’il effectuait un geste pour essayer de le déchiffrer. Comme un enfant apeuré, Yin Chao ne voulait pas qu’il lise en lui et le trouve plus misérable encore. Ses caprices de diva n’avaient pas leur place dans le monde de Nikolaï, il l’avait bien compris et il ne comptait pas en faire. Alors quoi ? C’était cette volonté de ne pas être un poids qui le tracassait autant ? Le brun serra les dents, décidé à ne pas dire un mot tandis que l’autre marquait son visage sans forcément le vouloir. Nikolaï n’avait rien d’une brute, mais il manquait parfois de douceur, hormis peut-être lorsqu’il avait quelqu’un dans son lit. C’était l’une des rares fois où il avait pu entrevoir une autre facette que celle bien connue du Russe, aussi glaciale que son pays.

Il rencontra un tissu à l’odeur d’un parfum, réalisant qu’il était étreint entre les bras musclés de son amant, le journaliste ne put contenir ses larmes, se demandant quoi faire pour ne pas avoir l’air faible, pour être aimé par cet être qui n’accordait aucun répit à son cœur déjà torturé par le passé et plus meurtri encore par son comportement. S’en rendait-il compte ? Ses yeux laissaient rouler de grosses larmes qu’il ne pouvait contenir et pourtant, il ne prononça aucun mot, essayant de ne pas briser ce silence qu’il avait lui-même initié. Il refusait de lui parler, de se soumettre à cette volonté de le voir si faible et même si ce n’était pas cela, Yin Chao essayait tant bien que mal d’y croire. Il ne voulait plus avoir mal, aussi délicieux soient les courts instants passés à deux comme un véritable couple, Yin Chao ne supportait pas d’être dans le besoin et de ne pas avoir cette réaction chaleureuse dont il manquait toujours.

Il fut porté, tremblant sous les secousses occasionnées par les pas lourds du géant qui le reposa quelques secondes plus tard dans la chambre, près du lit. Il ôtait son tee-shirt en lui demandant s’il voulait prendre un bain. Yin Chao était inerte, inanimé, l’observant se dévêtir sans oser en faire de même. Et pourtant, machinalement, presque timidement, il posa sa main sur sa propre chemise pour retirer lentement les boutons, évitant soigneusement de poser ses yeux sur ceux bleus de son congénère au risque de les croiser. Il ne voulait pas voir dans ses yeux cette lueur infime d’envie qui pouvait gronder dans le secret. Il avait besoin de tendresse et de rien d’autre, d’un plaisir tout autre que celui de la luxure. Uniquement un corps chaleureux contre le sien pour réchauffer l’organe vital qui peine déjà à battre.

Débarrassé de tout ce tissu, voilà qu’il se laisse guider vers la salle de bain, toujours sans avoir prononcé le moindre mot, acquiesçant juste lorsqu’il y avait besoin d’une réponse. L’eau froide qui s’abattit sur ses épaules une fois entré le premier dans la cabine le fit frissonner avant qu’il ne se tourne lentement pour la laisser rouler sur son visage et se réchauffer un peu. Il était face aux quelques cicatrices dont il n’avait pas demandé la provenance, par respect. Ce qui était hors boulot ne le concernait pas, même s’il avait envie de le savoir, il avait cru comprendre que ce n’était pas une question à poser, que chaque question personnelle serait évincée aussi froidement que le reste de ses supplications. Yin Chao mordit sa lèvre, ravalant sa salive. Il se demande encore pour quelle raison il a accepté, pourquoi est-ce qu’il est gardé comme un animal s’il n’est pas désiré ? Il ne l’a jamais été, par personne, particulièrement ceux qui auraient dû être les plus importants de sa vie. Pourquoi cela devrait-il changer ? Ses yeux humides laissaient passer plus de larmes invisibles parmi les autres provenant du jet d’eau.
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